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1 000 criminels en liberté, Londres sur les dents

Publié par Jul 9th, 2009 et classé dans Actualités, International, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

policier anglaisLa chasse à l’homme est lancée. Les forces de police britanniques sont à la recherche de 954 criminels, dont 20 meurtriers et 15 violeurs, évanouis dans la nature au cours des vingt-cinq dernières années. Un rapport, le premier du genre, des services des ministères de la Justice et de l’Intérieur, a révélé qu’environ 100 000 condamnés, initialement libérés sous conditions entre 1984 et 2009, ont vu leur libération révoquée pour n’avoir pas respecté leur contrôle judiciaire. Or, sur ce nombre, 954 n’ont jamais été retrouvés et réincarcérés. Outre les 20 meurtriers et 15 violeurs, 18 ont été condamnés pour agressions sexuelles, 126 pour vols et 138 pour des agressions, selon le rapport, publié discrètement sous forme de communiqué, au grand dam de l’opposition qui a réclamé du ministre de la Justice, Jack Straw, une déclaration devant les députés. Lire la suite l’article

«Violents». «Le principe de la libération anticipée de prisonniers est de pouvoir les contrôler et les renvoyer en prison s’ils ne respectent pas les conditions», s’est indigné Dominic Grieve, responsable de la justice au sein du cabinet «fantôme» de l’opposition conservatrice. «Le public sera choqué d’apprendre que le gouvernement a perdu la trace de presque un millier de criminels en fuite, dont des meurtriers, des pédophiles et des agresseurs sexuels», a-t-il ajouté.

Le «Criminal Justice Act», voté en 2003, prévoit la libération anticipée automatique, à la moitié de leur peine, des prisonniers condamnés après le 4 avril 2005, assortie d’un contrôle judiciaire pour les condamnations à plus d’un an de prison.

Les forces de police d’Angleterre et du pays de Galles ont été placées sur le qui-vive avec pour instruction de «prendre en priorité des initiatives pour arrêter et placer de nouveau en détention toutes les personnes condamnées auparavant pour crimes violents ou sexuels». «Le système de révocation [d’une libération conditionnelle, ndlr] fonctionne bien. Sur le nombre [de criminels] rappelés en détention entre 1999 et juin 2008, seuls 0,7 % n’ont pas été appréhendés», s’est défendu Jack Straw.

«Dangereux». Parmi ces 0,7 % figurait Daniel Sonnex, dit Dano, 23 ans, qui aurait dû retourner en prison en avril 2008 après avoir manqué plusieurs rendez-vous pour son contrôle judiciaire. Considéré comme «extrêmement dangereux», une erreur administrative l’a laissé libre d’assassiner sauvagement, le 28 juin 2008, en compagnie d’un complice, deux étudiants français, Laurent Bonomo et Gabriel Ferez. Après sa condamnation à la réclusion à perpétuité pour ces crimes début juin, Jack Straw s’était excusé auprès des familles des victimes. «Daniel “Dano” Sonnex aurait pu ou aurait dû se trouver en détention au moment où il a commis ces crimes. C’est à cause de graves dysfonctionnements du système de la justice criminelle qu’il n’a pas été arrêté et incarcéré quelques semaines avant les crimes», avait-il piteusement reconnu.

AFP

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