Sur les trois détenus qui ont tenté de s’enfuir, deux ont été rattrapés.
a la pompe. Du matériel bio.Billy Essoh (27 ans) et condamné définitivement depuis l’an 2005 à 12 ans de prison ferme, est actuellement recherché par des forces du maintien de l’ordre, qui souhaitent être aidées par des populations. Ce dernier exerçait en qualité d’hôtelier jusqu’à son arrestation, il y a quatre ans. Alors qu’il purgeait sa peine dans les geôles de la prison de Bafoussam, il est parmi des auteurs d’une évasion survenue samedi dernier dans ce bagne. Il est d’ailleurs en cavale. Contrairement à Augustin Fotso alias Jean Simo (32 ans) et son acolyte Dieudonné Nzah (26 ans), qui ont été stoppés dans leur fuite par des hommes en tenue, alertés quelque temps après.
Elles son bénéficié d’une mobilisation générale de la part des résidants du quartier Kouogouo qui n’ont pas cessé d’entonner des cris de détresse pour manifester leur désolation. A l’origine de cette tentative d’évasion plus ou moins réussie, l’on ne saurait se prononcer avec exactitude sur les circonstances. Reste qu’elle s’est déroulée pendant la grande pluie qui s’est abattue sur la ville de Bafoussam dans l’après-midi du 11 juillet dernier, entre 15h et16h. En ce moment-là, rapportent des sources, il y avait une distribution du repas tenant lieu de ration pénitentiaire. Tout à côté, on a signalé la passation de service pour la prise de la garde par des hommes en tenue. Une opération qui précède le comptage des munitions à remettre à ceux qui prennent le poste. Selon les mêmes sources, les fugitifs ont escaladé un mur de la prison.
A défaut d’avoir le régisseur de la prison centrale de Bafoussam, Daniel Djeng, en déplacement pour Bamenda où il devait assister à une cérémonie d’installation de son homologue dans le Nord-Ouest, nous avons rencontré l’un de ses collaborateurs. Sur les stratégies à mettre en œuvre pour lutter contre des éventuelles évasions, le personnel de cette administration de pénitence se propose de doubler la mise et de redoubler d’ardeur au travail. Rencontré le mardi, 14 juillet dernier, l’intendant de prisons, Eric Mukete, par ailleurs chef de service des affaires administratives et des greffes dans ladite institution donne une idée des mesures qui sont prises pour juguler ce phénomène : “Nous sommes en train de renforcer le dispositif sécuritaire, en ce moment, à travers la vigilance des hommes que nous avons sous la main. Il est question de la revue et de la correction des armes”, reconnait-il.
Cette évasion arrive après plusieurs autres. Dans un milieu où caractérisé par l’étroitesse et la surpopulation. Il est connu de tous que la prison de Bafoussam a été construite dans les années 60 pour une population carcérale estimée à 350 détenus. Actuellement, elle compte près de 1200 prisonniers et détenus, répartis dans soixante-dix quartiers. L’autre problème se pose au niveau de l’insuffisance et même du vieillissement du personnel.
Robert Nkaké (stagiaire).Mutations











