L’annonce a été faite lors de la 6ème étape de l’assemblée régionale de la dite association, tenue vendredi 7 août dernier à Douala.
La salle des fêtes de la gare de Bessenguè à Douala, a abrité le vendredi 7 août dernier la sixième assemblée générale de l’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic). Prévue pour débuter à10 heures, c’est finalement avec plus de deux heures de retard qu’elle a démarré. Bernard Njonga, président national exécutif de l’Acdic donne le ton. “Je le dis solennellement, le fusible qu’on doit enlever c’est le ministre de l’Agriculture. Les 47 personnes interpellées par la Conac, ne sont pas les seules personnes mises en cause dans l’affaire des détournements des subventions de l’Etat aux agriculteurs. Notre combat ne s’arrête pas là “, précise le président. “Le rapport de l’enquête menée par la Conac, ne concerne que 97 Gic fictives de maïs sur près de 1300. Aussi, nous nous préparons à nous constituer en partie civile, afin de porter plainte aux 47 personnes mises en cause. Ceci dans le but de permettre aux paysans de percevoir la subvention à eux destinée “, poursuit Bernard Njonga.
Selon les responsables de l’Acdic, le rapport de la Commission nationale anti-corruption (Conac), ayant été transmis à Jean Nkuete, Vice premier ministre, ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader) le 11 juin de l’année en cours. Ils se seraient attendus à ce que ledit Ministre prenne des décisions, telles que la suspension des dits cadres mis en cause dans l’affaire des détournements de près de 700 millions. Ceci en attendant d’éclaircir les zones d’ombres. “Ce qui n’a pas été fait. Où était-il ? Et que faisait-il tout ce temps ? Tout s’est passé comme si le ministre a voulu encourager ces cadres. Et aujourd’hui, le sanctionner en le démettre de ses fonctions, va donner matière à réfléchir à celui qui va le remplacer”, soutient Bernard Njonga. Le décor ainsi planté a conduit à l’adoption de certains points essentiels, pour lesquels se tiennent lesdites assemblées régionales dans les dix régions du Cameroun.
Résolutions
L’avis des participants étant capital, les membres de l’Acdic, des étudiants de l’Université de Douala et des responsables d’organisations de la société civile, se sont prêtés au jeu, à l’instar des cinq autres régions : Extrême Nord, Nord, Adamaoua, Est et Sud. Cette sixième étape a permis l’adoption d’une résolution qui demande à la Conac de présenter son rapport sur les détournements des tracteurs. L’urgence d’une plus grande mobilisation des membres de l’Acdic s’est également faite ressentir. Ceci dans le but de pousser le vice Premier ministre, ministre de l’Agriculture à rendre publique la liste de toutes les personnes ayant bénéficié de ladite subvention. En outre, les négociations inégales des accords de partenariats économiques (Ape), font partie des batailles à poursuivre. En encourageant, “la production agricole locale de quantité et de qualité pour concurrencer les produits importés “, lance le président. Et dans les jours à venir, l’association va s’organiser afin de déposer une pétition des près de 620.000 signatures auprès du Premier ministre, et du président de l’Assemblée nationale. Un délai de deux mois sera alors accordé à ces différents responsables, qui devront réagir. Passé ce délai, ils se verront dans l’obligation de transporter ces documents, contenus dans un camion de 12 tonnes, pour les déverser dans ces institutions.
Aristide Ekambi (Stagiaire). Mutations











