Les inspecteurs du ministère du Commerce ont fait une descente hier au quartier Etoudi où du pain était fabriqué dans les gares routières.
Le pain n’a pas fini de faire parler de lui. Après la baisse du prix de ce produit, passé de 150 à 125 F la semaine dernière, les normes relatives aux boulangeries réglementaires sont revues à la loupe. Hier au quartier Etoudi de Yaoundé, les activités de deux boulangeries clandestines ont été détectées et arrêtées par les inspecteurs du ministère du Commerce. Les boulangers travaillaient au noir et ont été dénoncés par des riverains du quartier. Pris sur le fait par les agents de la brigade de contrôle des prix et de la répression des fraudes du Mincommerce, ces boulangers clandestins ont été entendus sur procès-verbaux. Ces derniers devront également s’acquitter de pénalités, en guise de répression.
Comme l’a expliqué Jean-Marie Nemi Nkolo, chef de la brigade de contrôle des prix et de la répression des fraudes, « nous ne demandons pas pour autant à ces commerçants de mettre un terme à leurs activités, mais ils doivent se conformer à la réglementation en vigueur en matière de commerce du pain. » Selon l’article 8 alinéa 1 de l’arrêté du ministère du Commerce du 10 juillet 2007, fixant les modalités de distribution et de présentation du pain et des autres produits de boulangerie dérivés des farines, « toute boulangerie doit disposer au moins d’un guichet de vente au point de production et d’un système d’affichage qui informe le consommateur sur le type, le poids et le prix du pain exposé. »
Les deux boulangeries d’Etoudi étaient loin de présenter ces normes. Les fours étant installés dans des locaux de fortune, derrière les stationnements des agences de voyage. Les clients n’obtenaient pas de facture, et il était impossible de retracer leur achat. D’autres boulangeries clandestines exerçant dans les quartiers et ailleurs, seront scellées par le Mincommerce dès que leurs activités seront dénoncées. Cette descente ne fera pas que des malheureux. Les 600 pains confisqués lors de la descente sont distribués depuis hier à des orphelinats, des centres de santé et des centres d’accueil.
Monica NKODO. Cameroun Tribune











