C’est en raison du retard pris par la préparation du double scrutin présidentiel et législatif.
L’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et la France se sont prononcés pour un report des élections prévues le 25 avril en Centrafrique, en raison de leur impréparation, lors d’une réunion de leur comité de pilotage, a-t-on appris vendredi dernier de sources diplomatiques françaises.
Les partenaires étrangers représentés dans ce comité de pilotage, qui sont aussi ses principaux bailleurs de fonds - Union européenne, Etats Unis, France – ont appuyé jeudi dernier à Bangui la position exprimée par la représentante des Nations Unies en Centrafrique, l’Ethiopienne Salhe Work Zewde. Celle-ci a fait valoir que la préparation du double scrutin présidentiel et législatif a pris un énorme retard, a-t-on indiqué. Ils ont recommandé que de nouvelles solutions soient élaborées avec les responsables centrafricains pour préparer le scrutin, avec l’aide d’experts électoraux de l’ONU déjà présents sur place, selon ces mêmes sources.
Dans certaines régions du Nord, les comités locaux chargés de les organiser (rassemblement des candidatures, distribution des cartes électorales) n’ont même pas encore été installés.
Le dépôt des dossiers de candidature s’est ouvert, mardi dernier, alors qu’il était censé débuter le 12 mars.
Le général François Bozizé, 63 ans, s’est déclaré candidat. Avant lui, quatre personnalités, dont l’ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé renversé par M. Bozizé, et l’ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé. Plusieurs partis et ex-rébellions ont réclamé un report des scrutins, estimant que la Centrafrique n’était pas prête à les organiser en avril.
M. Bozizé a évoqué ces demandes, et, sans s’y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) devrait se prononcer.
Il s’agit aussi de mener à bien le processus de “désarmement, démobilisation, réinsertion” (DDR), condition pour que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. Si elles étaient reportées, il faudrait trouver une solution transitoire qui pourrait être la prolongation du mandat du président et des députés, avec l’aval de la Cour constitutionnelle, juste le temps de préparer le vote.
AFP











