Le cambriolage a eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.
L’affaire n’a pas vraiment fait beaucoup de bruit. Dans les milieux de la gendarmerie, tout juste, certaines personnes ont été au courant de cet événement qui est pourtant d’une certaine importance.
Six armes ont été emportées à la suite d’un cambriolage, dans la nuit de mercredi à vendredi dernier au peloton 101 de la gendarmerie nationale à Yaoundé.
Des individus non identifiés se sont introduits autour de 2h du matin dans cette caserne militaire située en face du lycée général Leclerc de Yaoundé. Les armes emportées, d’après nos sources, sont quatre fusils d’assauts légers (Fal) et deux pistolets automatiques (Pa). On parle également de plusieurs munitions volées. Bien plus d’une centaine, selon certaines sources.
Ce soir-là , pourtant, le peloton 101 n’était pas désert. Un certain nombre de personnes était sensé s’y trouver, comme dans toutes les casernes militaires. C’est la raison pour laquelle les principaux soupçons, à ce jour, se tournent vers des éléments de l’intérieur. Comment, en effet, des brigands ordinaires, venus de l’extérieur, auraient pu se glisser dans une caserne militaire, emporter des armes et s’en aller sans être inquiétés. Une autre question qui se pose est celle de la sécurité des casernes militaires.
Le coup de vol de la semaine dernière vient donc relancer le débat déjà présent sur la sécurité des édifices publics, dont plusieurs ont été cambriolés au cours des derniers mois. Le sujet a d’ailleurs été l’un des sujets évoqués au cours du dernier conseil de cabinet dans les services du Premier ministre.
On se souvient également que les locaux de la délégation générale à la Sûreté nationale ont été la cible de cambrioleurs. A l’époque, on avait déjà évoqué la disparition d’une arme au moins. Plus tard, des bureaux du ministère de la Défense ont également été cambriolés. Cette fois-là , cependant, on avait plus évoqué des fouilles dans les documents.
Écrit par Jules Romuald Nkonlak











