La recherche de performance a rythmé la 15e Journée africaine de la Fonction publique et de l’administration célébrée hier.
«Promouvoir le partenariat et la collaboration pour le développement durable et une meilleure prestation des services en Afrique. » C’est sur ce thème que s’est célébrée hier la 15e Journée africaine de la Fonction publique et de l’administration. Moment privilégié pour réexaminer ce qui apparaît bien souvent dans l’imaginaire collectif comme un mammouth budgétivore, arborant deux défenses redoutables, la bureaucratie et le clientélisme. Le Cameroun a répondu présent à ce rendez-vous réunissant méninges et remise en question. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Emmanuel Bonde, a saisi l’occasion d’une sortie hier à l’Enam pour s’étendre sur le thème. D’après lui, la collaboration entre les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile assurera l’atteinte du double objectif de développement durable et d’amélioration de la qualité des services.
Cette collaboration « permettra de répondre efficacement aux aspirations des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures », a-t-il déclaré dans son message pour la Journée. Mais la préoccupation n’est pas nouvelle, ce que le Minfopra reconnaît, ajoutant qu’elle est pleinement partagée par le gouvernement camerounais, « puisqu’elle a toujours été au cœur de son action. » La société civile, pour ne prendre qu’elle, doit continuer d’être impliquée dans le processus d’amélioration des services rendus par l’administration, notamment en matière de gouvernance, de protection civile et dans le cadre de la gestion des écosystèmes.
Sur d’autres plans, la sphère socio-économique, par exemple, des plates-formes ont été mises en place afin de garantir le meilleur service possible en termes de coût et d’efficacité (le comité technique de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre du Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté, le Prime Minister Investment Council, mis sur pied à l’effet de simplifier les opérations de création d’entreprise au Cameroun, etc.). Apparemment, les idées ne manquent pas. Quid de la volonté de bien faire ? En d’autres termes, comment s’assurer que les « serviteurs de l’intérêt général » ne feront pas passer le leur en premier pour des raisons d’affairisme, par manque de conscience professionnelle ou en raison de toute autre tare dont le « mammouth » ne s’est pas encore départi ? Hier, le Minfopra a invité les fonctionnaires à œuvrer davantage à l’amélioration du service public. C’est dire si la quête est constante et combien les efforts doivent être permanents.
Alliance NYOBIA. Cameroun Tribune











