Le Conseil français du culte musulman «condamne fermement les propos mensongers sur la légalité en islam des “maîtresses” et qualifie ces allégations d’offensantes et d’insultantes pour la religion musulmane», dans un communiqué diffusé lundi.
Le CFCM fait référence aux propos de Lies Hebbadj, le mari de la Nantaise verbalisée pour conduite avec un voile intégral, qui a contesté son statut de polygame en déclarant que «les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni par l’islam».
Ces déclarations, estime le CFCM, sont «irresponsables, honteusement provocatrices et préjudiciables à l’islam». Il rappelle que «dans la religion musulmane la fidélité est une valeur capitale à l’instar d’autres religions comme le judaïsme et le christianisme» et que «le contrat de mariage, conclu légalement, est le seul cadre autorisé par la religion musulmane».
«La polygamie étant prohibée en France, le Conseil Français du Culte Musulman rappelle que les imams comme tous les ministres de culte savent pertinemment que leur responsabilité pénale peut être engagée et exigent des mariés qui souhaiteraient célébrer un mariage religieux de produire un acte de mariage préalablement reçu par les officiers de l’état civil, conformément aux dispositions du code pénal.»
Menacé par le ministère de l’Intérieur d’être déchu de la nationalité française, Lies Hebbadj, le compagnon de la Nantaise verbalisée pour conduite avec un voile intégral, s’était défendu d’être polygame, affirmant avoir des maîtresses, ce qui n’est «pas interdit en France». «A ce que je sache, les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni par l’islam. Peut-être par le christianisme, mais pas en France», avait dit le commerçant de 35 ans.
La semaine dernière, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, avait évoqué la possibilité de le déchoir de sa nationalité française en faisant valoir dans un courrier officiel qu’il appartiendrait à une mouvance islamique radicale, «vivrait en situation de polygamie avec quatre femmes dont il aurait eu 12 enfants», avec des soupçons de fraudes aux aides sociales. «Si on est déchu de sa nationalité pour avoir des maîtresses, il y a beaucoup de Français qui seraient déchus de la nationalité», avait répliqué Lies Hebbadj lundi.
(Source AFP)











