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Phénomène : La situation préoccupante des «enfants-sorciers»

Publié par Jul 20th, 2010 et classé dans Actualités, Afrique, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

Les circonstances de son décès n’ont pas été élucidées.

Le corps sans vie de Clément Ngoundji, 42 ans, a été retrouvé à l’intérieur de la station Oilybia d’Essos ce lundi 19 juillet vers 8h recouvert d’un plastique noir. Selon Jean Claude Bomba, veilleur de nuit en service à la dite station, «la victime, connue sous le nom de “Japonais”, allongée dans un taxi en attendant le lancement, s’est plaint de douleurs au ventre aux environs de 21 h», avant de poursuivre d’un air abattu : «Ne pouvant plus tenir sur ses jambes, il a rampé jusqu’à l’endroit où sont garés les véhicules. Puis, vomissant, il a insisté pour qu’on lui apporte de l’eau avant de déféquer».

Reconnu par un passant, le cousin de la victime, Raphaël Ngoundji, est alerté. Aussitôt arrivé sur les lieux, il s’informe sur les circonstances du décès de son frère avant d’expliquer : «depuis sa sortie de prison qui remonte à deux ans, la victime souffrait d’atroces maux de ventre et de poumons. Ceci étant dû à la consommation de chanvre indien.» Dès lors, la polémique enfle parmi les membres de la famille présents sur le lieu du drame: pendant que certains voulaient conduire le corps dans une morgue proche, les autres voulaient le conduire au village pour inhumation immédiate. C’est à ce moment que les éléments de la direction régionale de la Police judiciaire du Centre (Drpj/C) arrivent sur les lieux.
Très rapidement, les policiers bouclent le périmètre du drame, en dispersant la foule : «Vaquez à vos occupations sinon on vous embarque tous», hurle l’un d’eux. Soulevant, le plastique, l’enquêteur constate que le défunt est juste vêtu d’un T-shirt Lacoste rose et ses parties génitales sont exposées.
La police ayant achevé sa mission sur les lieux, c’est aux environs de 10h30 que le corps du défunt a été transporté par des membres de sa famille, sans gants de protection, dans la malle arrière d’un véhicule réquisitionné pour la circonstance.
Laurence Ambadiang et Alfred Tchoya (Stagiaires)

Yaoundé
Justice populaire à Ngoa-Ekele Ecole des postes
Le jeune Patou va-t-il tirer leçon de la sévère bastonnade qu’il a reçue dimanche dernier d’une foule surchauffée au lieu dit Ngoa-Ekele Ecole des postes pour avoir volé le crédit de téléphone chez une opératrice de call-box? La profonde blessure laissée sur son arcade sourcilière et son visage tuméfié peuvent le laisser envisager. Tout à commencé par les plaintes accompagnées de larmes de la petite Nyango accusant un adolescent de 18 ans environ d’avoir vidé le crédit de 5000 Fcfa qui se trouvaient dans sa puce commerciale. Du coup, tous les vandales du quartier ont encerclé le présumé voleur en proférant des menaces du genre: “Laisser moi l’achever! vous protéger un bandit?” C’est chaque opérateur de call-box qui déclarait avoir déjà été victime de ce genre de vol.

La technique est simple. Le présumé voleur s’est présenté devant la jeune fille et lui a demandé son téléphone pour passer un coup de fil. Quelques minutes après, il remet le téléphone à la jeune fille en lui disant que le numéro composé n’est pas joignable. Mais comme cette dernière avait déjà été victime d’un vol de crédit de téléphone la semaine d’avant, elle a immédiatement interrogé son crédit qui a affiché 0F. C’est alors qu’elle découvre que tout son crédit a été transféré vers un numéro de téléphone devenu non joignable. Le jeune homme est immédiatement neutralisé. Une longue négociation commence au cours de laquelle il est sommé de payer pour le crédit volé. Les 7000 Fcfa qui se trouvaient par dévers lui sont confisqués. Tous ceux qui ont déjà été victimes d’un tel scénario veulent se faire rembourser sur le champ. La foule réclame le malfrat pour en finir avec lui. Ce sont les supplications de la mère de la victime qui vont susciter la pitié des vandales et les amener à suspendre la bastonnade. Ce voleur “professionnel” a été conduit à la brigade de Melen peu avant l’arrivée des éléments de la gendarmerie sur le lieu.

S.T. Mutations

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