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Douala : Les employés temporaires paralysent le Chantier naval

Le mouvement d’humeur entamé lundi matin s’est poursuivi avec un durcissement de ton. Hier mardi 2 mars, les employés temporaires du Chantier naval et industriel du Cameroun ont observé un deuxième jour d’arrêt de travail.

Plusieurs centaines de personnes en tout, se sont massées dans la cour principale du Cnic, pour protester contre « de nombreuses coupes injustifiées sur les rémunérations mensuelles des temporaires ». Les grévistes qui affirment avoir épuisé toutes les voies de recours auprès des autorités administratives locales, ont indiqué que « le mouvement va durer jusqu’à ce qu’un engagement formel soit pris par le directeur général par intérim, Antoine Bikoro Alo’o de mettre un terme aux comportements esclavagistes ». D’ailleurs, lorsque le sous-préfet de Douala 1er a fait son entrée dans les locaux de l’entreprise pour s’enquérir de la situation, une fin de non recevoir lui a été opposée par les employés. Aussi s’est-il introduit à la direction générale où il a eu un long entretien avec Antoine Bikoro.
Sous l’effet de la colère, les manifestants s’en sont pris verbalement aux vigiles en faction, qu’ils accusent d’avoir été importés de la ville de Kye-Ossi dont le Dg du Cnic est originaire. Pour parer à toute éventualité, un important dispositif des forces de sécurité a été déployé au Chantier naval. Des gendarmes, près d’une cinquantaine, ont suivi les événements, « sans violence et sans menace ». D’ailleurs, aucun des éléments en faction ne portait une arme. L’un des porte-parole des grévistes a salué l’attitude des gendarmes déployés sur place, en observant que « cela atteste de la compréhension des autorités, ainsi que de leur maîtrise du problème qui se pose ».
Plus de 2000 personnes sont impliquées dans le débrayage en cours, soit 450 temporaires de la section soudure, 500 chaudronniers, 450 agents de traitement de surface, 200 à l’échafaudage, et 200 logisticiens. L’un des grévistes a affirmé que la comptabilité du Chantier naval lui a payé une fois, la somme de 250 francs Cfa, comme solde du mois. Tous les grévistes réclament entre autres, leur intégration comme cela a été le cas des temporaires venus de Kye-Ossi, le paiement intégral des rémunérations, sans aucun prélèvement d’impôts.

DENIS NKWEBO. Le Jour

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