Idriss Déby s’affiche un peu partout dans N’Djamena : en format géant, le président tchadien est bien présent à proximité de tous les chantiers de construction. Ici une école, là un hôpital ou des bâtiments administratifs. L’ancien militaire, arrivé au pouvoir en 1990 à la faveur d’un coup d’État, se pose en bâtisseur et en rassembleur dun pays parfois qualifié de «champion du monde des rébellions».
Les terrains n’ont pas été trop difficiles à trouver: en février 2008, après l’échec d’une offensive de groupes rebelles sur la capitale, le président a autorisé la destruction des maisons et des commerces situés dans deux quartiers soi-disant acquis aux insurgés. Amnesty international estime que ce sont en fait au moins 3000 familles qui ont vu leurs habitations détruites.











