Le nouveau ministre des Transports ne devrait pas manquer de travail.
C’est depuis son Garoua natal que Bello Bouba Maigari a pris connaissance du décret du président de la République qui le nomme comme nouveau ministre d’Etat chargé des Transports. Le désormais ex-ministre des Postes et télécommunications avait quitté la capitale le dimanche 28 juin 2009 pour prendre part aux obsèques d’un de ses proches décédé à Garoua. Jusqu’à 13h30, hier après-midi, l’heure prévue pour la cérémonie d’installation du nouveau locataire des lieux par le Premier ministre Philémon Yang, le ministre d’Etat était toujours attendu. Le protocole se trouvera dans l’obligation de bousculer le chronogramme des installations. Le cortège s’ébranlera en direction du ministère de la défense pour une cérémonie d’installation précipitée. A 14 heures, alors que Bello Bouba Maigari est annoncé à l’aéroport de Yaoundé Nsimalen en provenance de Garoua, le protocole annonce à la presse que la cérémonie d’installation est remise à 15 heures. C’est finalement vers 14h45 que Gounoko Haounaye, le ministre sortant, passe le témoin à Bello Bouba Maigari comme nouveau ministre d’Etat chargé des Transports.
Parmi les dossiers qui attendent le nouveau ministre des Transports, figure en bonne place le dossier Camair-Co, née de la restructuration de la défunte Camair. Une restructuration que n’a pas pu mener à bien le ministre sortant. Avec la démission de Gilbert Mintonneau, la compagnie aérienne camerounaise reste clouée au sol depuis plusieurs mois.
Bello Bouba Maigari devra également trouver sur sa table la circulaire du Premier ministre portant réorganisation de la profession des motos taxis, alors que la date butoir arrêtée par le gouvernement pour permettre aux «benskineurs» de se conformer a expiré hier, mercredi 1er juillet 2009.
Par ailleurs, les déraillements incessants dans le réseau Camrail, source de désagréments, devraient occuper une place de choix sur la feuille de route du nouveau ministre. Sous-jacente à ces déraillements, la vétusté du trans-camerounais qui date de l’époque coloniale.
Evariste Menounga. Le Jour











