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Phénoménal père Hervé Marie

Ce prêtre catholique de la communauté Saint-Jean est installé au Cameroun depuis 22 ans. Il annonce l’Evangile à la façon des pasteurs des églises de réveil. Pour ceux qui le connaissent à Yaoundé depuis 10 ans, cette espèce de Ben Laden à la chevelure dense qui parcourt le Cameroun en 4×4 pour évangéliser fait désormais partie du décor.

Tellement ils sont habitués à son discours singulier de prêtre catholique atypique. Là où on le découvre pour la première fois, il continue de surprendre plus d’un par son langage des moins classiques, mêlant allègrement le français, l’anglais, le camfranglais et les langues du terroir. Une langue enrichie par des néologismes que les jeunes reprennent avec humour: «Sexeurs et sexeuses, arrêtez de sexer». Surprenant pour un prêtre.

Phénoménal, surprenant, inattendu, imprévisible. Vous l’avez surpris sirotant une grande Guinness dans un bar ? Vous n’êtes pas halluciné. C’est bel et bien lui. Vous l’avez entendu vilipender le sommeil de l’Eglise catholique ? Eh bien, vous n’êtes pas victime de hallucination. Si le père Hervé-Marie surprend les chrétiens protestants en soutenant arguments après arguments que Dieu ne peut pas se trouver dans une église fondée par des hommes, il ne caresse pas pour autant les ultra-catholiques qui pensent pouvoir mettre sous le boisseau les méfaits des vocations ratées, les prêches soporifiques des prêtres peu inspirés, la religiosité du moindre effort, la duplicité des croyants qui courent chez des charlatans au sortir de la messe dominicale, etc.

Phénoménal parce que désintéressé, ascétique et humble, malgré la popularité qui accompagne ses actions. Toujours vêtu de samaras, le père Hervé-Marie est un blagueur impénitent. Et dans son entourage, c’est sur le ton de l’humour, voire de la dérision qu’on parle de lui. Illustration, la secrétaire qui nous accueille au siège de la Caravane d’évangélisation au collège Vogt à Yaoundé, nous a surpris en nous demandant, dans un éclat de rire et en présence de l’intéressé : « Vous voulez faire le portrait de ce bandit ?»

Bertoua
Phénoménal, magistral, autoritaire, irrésistible. Doté d’une mémoire d’éléphant, le prédicateur cite 300 références bibliques par cœur, crée une dizaine de slogans, non sans épicer ses argumentations avec des anecdotes croustillantes. En bon pédagogue qui sait que le message passe davantage lorsqu’on l’enrobe d’humour. Et quelles anecdotes ! Il s’agit parfois de Mirabelle, celle qu’il a aimée et qu’il a quittée pour la vocation sacerdotale. Il s’agit aussi de Suzanne, la première fille de sa vie, qu’il a aimée d’un amour platonique sans que jamais cet amour se teinte de caresses ou de câlins. Dans la langage de Père Hervé-Marie, on dit «mop» ou «sexer» De tels néologismes, le père Hervé-Marie en a créé à profusion, pour faire passer son message auprès de la cible de prédilection, la jeunesse. Car, la jeunesse, le père Hervé-Marie s’en préoccupe beaucoup. Les jeunes, il les trouve lâches : «Le jeune d’aujourd’hui est perdu, Il n’a plus de repères et par conséquent, il ne sait plus faire des choix, se déterminer selon les valeurs profondes qu’il a reçues de son éducation familiale, et même de Dieu ; il se laisse intoxiquer et malmener au gré de la mode, du « qu’en dira-t-on », de la télévision et surtout des mauvaises compagnies.» Le père Hervé-Marie n’a cesse d’insister pour que l’on aide ces jeunes lâches, fragiles et vulnérables : «Je pense que si l’on forme bien un jeune homme, c’est un père de famille de gagné et une jeune femme, c’est une stabilité familiale et même sociale qu’on a garantie.»

Il a d’ailleurs traduit dans les actes cette exigence tout au long de son apostolat. Vous vous souvenez probablement des Œuvres du père Hervé-Marie, non ? Eh oui, les Ophm, un programme destiné à payer la scolarité des élèves défavorisés, à aider les familles pauvres et à soutenir les formations professionnelles des jeunes. Toujours soucieux du rayonnement de la jeunesse, il fonde à Bertoua, en 1991, le foyer Saint-Jean, une cité à proximité des établissements scolaires. Les jeunes y sont logés et imprégnés de valeurs chrétiennes. La catéchèse approfondie et suivie y coudoie les études classiques. Ce cadre servira de fabrique de maintes vocations religieuses et sacerdotales.

A l’Est, le père Hervé-Marie se sent comme un poisson dans l’eau. Il baigne dans ce milieu depuis le 16 juillet 1987, date de son arrivée en terre d’Afrique en provenance de Paray le monial, en France, où il a prononcé ses vœux perpétuels, un mois plus tôt, s’engageant ainsi à devenir religieux au sein de la communauté Saint-Jean. C’est à Bertoua qu’aura lieu son ordination diaconale le 28 août 1988. 22 ans déjà ! Mais il s’en souvient comme d’hier : «C’est Mgr Lambert Van Heygen qui m’a ordonné diacre». S’il s’envole pour Lyon un an plus tard, à l’occasion de son ordination sacerdotale, ce ne sera que pour revenir à sa terre de mission.

En 10 ans, il a tout essayé à l’Est : enseignant de catéchèse dans l’ensemble des établissements de la ville de Bertoua, il totalise 30 heures de cours par dans cette période. Prédicateur dans la rue, en compagnie de jeunes bardés de badges délivrés par le curé de la paroisse, il y a inauguré une ère des chrétiens catholiques actifs et offensifs dans l’apostolat. Une pratique jusque-là réservée aux témoins de Jéhovah. Ce mouvement s’intensifie et porte un nom le groupe d’évangélisation catholique (Gevac). Pour couronner tant d’efforts dans l’apostolat, le père Hervé-Marie est nommé curé de la cathédrale Sainte Famille de Bertoua. Nous sommes en 1999. Mais déjà, il faut partir. La renommée du prédicateur atypique traverse les frontières de la seule province de l’Est. Invité ça et là, à Douala, à Yaoundé et à Bafoussam, le curé de la cathédrale Sainte Famille est généralement absent de son poste. La moisson est abondante, le champ est vaste et les ouvriers peu nombreux.

Caravane d’évangélisation
C’est ainsi que naît la Caravane d’évangélisation, une vaste Å“uvre aujourd’hui âgée de dix ans. A bord d’un 4×4, qui commence d’ailleurs à montrer des signes de faiblesse, le prédicateur catholique, flanqué d’une équipe de volontaires, fait le tour du Cameroun, prêche la Bonne nouvelle de paroisse en paroisse, mais bientôt sur la place publique aussi. Au départ, on accourt par curiosité et enfin, on découvre une autre facette du personnage : un prêtre catholique qui n’en a pas l’air. Il parle de sorcellerie, de sexualité, d’argent, de sectes pernicieuses, de traditions ancestrales. «Ma concession à Baham» par-ci, «Chez nous à Baham» par-là. Du Eric de Rosny en moins âgé. Il parle plusieurs langues nationales, bref il est proche de tout le monde. Mais de là à être complaisant, loin s’en faut. Le père Hervé-Marie est tout le contraire : un pasteur pince-sans-rire, mais non moins exigeant vis-à-vis de ses brebis et de sa propre chapelle quand il le faut. Il fait l’aggiornamento de l’Eglise catholique, autant qu’il fustige la duperie doctrinale des églises de réveil.

Il compte à son actif 40 semaines d’évangélisation par an à travers les paroisses des dix régions du Cameroun, et ceci depuis 10 ans. Avec quel engouement la jeunesse se jette dans le sillage qu’il trace ! Ce qui pousse des personnes averties à affirmer que la relève est sur pied et que les plus beaux jours de la Caravane sont à venir. D’ailleurs, la structure se met en place progressivement. Depuis un an, elle a des bureaux à la communauté Saint-Jean à Mvolyé, au collège Vogt. Des archives commencent à s’amonceler. Après dix ans dans cette structure comme bénévole, le père Hervé-Marie passe à la caisse depuis un an. La secrétaire aussi, qui y travaille à plein temps. Une centaine de bénévoles tournent autour de la Caravane et de Christade pour assurer le protocole. Saturnin Enyegue est le superviseur de la Caravane. Quatre volontaires qui dirigent les différentes commissions – logistique, accueil et sécurité, finances, recherche de fonds – se retrouvent une fois par mois pour faire le point.

Reste le financement des semaines d’évangélisation. 40 semaines par an et dans des paroisses réparties sur l’ensemble du territoire, cela revient très cher. Or, les quêtes organisées lors des messes de ces campagnes ne font toujours pas l’affaire. Mais, comme le père Hervé-Marie a toujours une flèche dans son carquois, l’espoir est encore permis ; la dernière édition de Christade en décembre dernier a été l’occasion, pour lui, de lancer l’«opération Kolo», du nom de cette initiative à laquelle les amis du père Hervé ont souscrit et continuent d’ailleurs de souscrire, pour soutenir volontairement et de façon non contraignante le développement des Ophm. La somme minimale mensuelle est de kolo, entendez 1000 F.cfa.

Vocation
Hervé Alphonse Albert Hignard, ce Breton athée qui avait rangé Dieu dans le plafond, de commun accord avec ses frères et parents, aurait pu devenir médecin. Mais il a fallu répondre à l’appel. Il avait alors 20 ans et se moquait des dévots et des bigots quand il a trouvé son chemin de Damas, contre toute attente. C’était à San Domiano, en Italie, lors d’une retraite à laquelle il participe pour mieux critiquer les dévots : «Il s’agissait pour moi de remplacer ma sœur Viviane. Elle faisait une neuvaine consistant à aller 9 fois de suite le premier vendredi du mois à San Domiano, localité d’Italie où la Vierge avait apparu. Ce jour-là, elle était indisponible pour cause d’examen de licence d’anglais»

C’est la naissance d’une vocation à laquelle son père, bon Breton, entendez rugueux et tout d’une pièce, s’oppose, mais plus sur un ton de plaisantin : « Il m’a dit: Tu veux être prêtre, t’es un imbécile ! Parce que tu aurais pu continuer des études en médecine et aider véritablement les gens, mais si c’est ça que tu as choisi, sois un saint prêtre et il ajoute : «Mais si tu dois être pape, demande-moi la permission». Son frère cadet (Xavier devenu père Jean-Marthe), et ses deux sœurs (Viviane devenue Sœur Elisabeth chez les sœurs contemplatives) sont religieux de la famille de la Communauté Saint-Jean. Belle moisson.

Impressions

Sado Tamo Moise, chef de chœur de St Ephrem
« C’est un révolutionnaire »
L’œuvre du père Hervé-Marie est un peu comme une révolution en ce qui concerne l’évangélisation catholique et je peux le considérer comme un révolutionnaire de l’évangélisation. C’est un prédicateur catholique d’un genre nouveau qui développe un concept nouveau. Assez souvent, lorsqu’on entend évangélisation, caravane d’évangélisation, on pense très rapidement aux églises réveillés, à des personnes qui ne sont pas de l’Eglise catholique, quoi. Là, c’est un concept nouveau qui emprunte tout le contenant à ce qui se fait ailleurs et y introduit un contenu, un message de l’Eglise catholique romaine. Une telle œuvre ne peut être réalisée que par une forte personnalité comme le père Hervé-Marie, un homme qui a du caractère, un homme ouvert à la critique. Il faut oser ce qu’il fait pour voir que c’est un défi difficile à réaliser, mais cela, il le fait depuis plus de 20 ans. En cela, il faut voir en filigrane un fort caractère qui réalise de grandes œuvres dans la simplicité et l’humour.

Mme veuve Talom Yvette Bertine, tenancière de la pharmacie spirituelle Bethanie de la communauté Saint-Jean au collège Vogt : «Un don du ciel»
Je connais le père Hervé-Marie depuis plus de 10 ans. C’est un gros blagueur. Il a une grande gueule, mais il ne faut pas l’écouter. Son humour n’est qu’instrument de l’évangélisation, c’est avec cet humour qu’il fait passer son message. Au fond, il est généreux, disponible et très sérieux. Il consacre son temps aux autres : les malades et les jeunes, entre autres. Je ne l’ai jamais vu fâché. Il se domine complètement et ne cède pas au stress, même quand Christade approche à grands pas et que tout le monde est anxieux. Il fait de grandes choses, mine de rien. Avec lui, le mot de Christ qui dit «Confiance, n’ayez pas peur» a tout son sens.
C’est un homme infatigable. Je crois fermement qu’il y a la main de Dieu derrière lui. Un homme qui n’a pas la grâce de Dieu ne peut pas crier dans un micro devant plus de 15.000 personnes pendant une semaine tous les soirs et continuer de se porter comme un charme. Et il le fait tous les jours. C’est vraiment un don de Dieu. Il n’y a qu’à voir le nombre de personnes qui se sont converties au contact de son message. Moi-même qui vous parle, je porte ma maladie avec joie, grâce à lui, un peu. Si, à mon arrivée ici, je lui dis : «Mon père, ça ne va pas, je suis en train de mourir» Il répondra «bye bye» en riant et il ajoutera qu’il prie chaque jour pour mourir. C’est un homme de Dieu. Il a reçu un don et il le fructifie dans l’humilité. Dieu en soit loué.

Frère Christian Marie, confrère d’Hervé-Marie à la communauté Saint-Jean : «Il pense à la relève»
Ce que je retiens de ce qu’il fait depuis 22 ans ici au Cameroun, c’est qu’il répond à la mission que Paul VI avait demandée par une encyclique qui s’appelle Evangelium nutiandi. Dans cette encyclique, il demandait qu’il y ait comme de nouveaux apôtres pour annoncer la parole de Dieu et c’est ce que fait le père Hervé-Marie. Je suis frappé devant son audace. Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup de catholiques qui soient capables de faire ce qu’il fait. C’est davantage les Eglises de réveil qui le font. Lui, non seulement il le fait à perfection, mais, en plus il initie les jeunes et pense sérieusement à la relève.

Acquis : Yaoundé en Christ

Depuis quatre ans, Christade réunit des dizaines de milliers de personnes au stade Omnisports de Yaoundé pour une semaine d’évangélisation.

Depuis quatre ans, le stade Omnisports de Yaoundé reçoit un événement inhabituel dont le nom en dit long : Christade. Le Christ est au stade pendant une semaine. En décembre dernier, le père Hervé-Marie, pince-sans-rire, a ajouté du sel à la sauce, en parlant de Ya-Christ, par analogie à Ya-fe, la gigantesque orgie foraine qui hante le boulevard du 20 mai à Yaoundé à la même période depuis trois ans. Tous les après-midi donc, à 17h, alors que Ya-fe attire jeunes des adolescents en mal de sensations fortes, la statue du Christ retrouve le rond central de la cuvette de Mfandena. Peu à peu, les gradins s’emplissent. Ceci alors que des prêtres reçoivent des ouailles à confesse, sous des confessionnaux de fortune dressés ça et là. A 18h, la chorale de la caravane d’évangélisation entonne des chants d’adoration. Debout, la foule chante et danse au rythme de l’orchestre. Bientôt, Petit Jésus retrouve le rond central. Pendant une demi-heure, il répond aux questions. Vient ensuite le sujet de la soirée d’évangelisation : l’argent, la prière, la parole de Dieu ou encore la sexualité des jeunes.

Christade, c’est, au départ, une réponse au trop plein observé dans les paroisses pendant les campagnes d’évangélisation. Du coup, il faut sortir des paroisses pour trouver des lieux : «Depuis 10 ans déjà, j’avais un rêve celui d’entrer dans le stade pour une semaine d’évangélisation. Il y a 4 ans, je buvais tranquillement ma bière dans une famille et l’idée a germé. A l’époque, c’est Philipe Mbarga Mboa qui était ministre des Sports. Il nous demandé de voir le directeur du stade. Et la procédure est allée au bout. La première édition a été organisée en 4 mois.» Poursuivant cette évocation, le père Hervé-Marie se rappelle que le premier jour de cette première édition, c’est à 18h que la lumière est arrivée au stade. Le ministre a dû appeler le directeur du stade. Mais ouf ! Depuis, au fil des années, le mécanisme est plus fluide. Les procédures sont plus rapides. Et l’événement est plus facile à organiser. Aujourd’hui, Christade signifie quelque chose dans tous les esprits.
Le casse-tête de Christade, c’est la location du matériel de sonorisation. Entre 3 et 4 millions F.cfa par édition. Le prédicateur s’interroge : «Tiens, ça fait déjà 11 millions F.cfa. Que faire ? Si je continue comme ça, je ne vais pas m’en sortir». Un ami en France lui accorde une avance. Acquis peu avant la quatrième édition, le matériel de sonorisation a coûté 20 millions F.cfa. A la fin de la semaine, la Caravane rembourse la première traite, 4 millions. Si tout se passe bien, d’ici 2013, la dette sera épongée. D’ici là, Christade aura peut-être posé ses valises au stade Omnisports de Douala. En tout cas, l’évangélisateur y pense sérieusement.

Libres propos
Ce qui me tient à cœur par rapport à ce que je fais depuis 22 ans que je suis au Cameroun, à savoir l’évangélisation, c’est le réveil spirituel de l’Eglise catholique. On aimerait que notre Eglise catholique soit plus vivante, moins enfermée dans ses traditions un peu lourdes, des traditions qui gagneraient à être dépoussiérées, à mon avis. On gagnerait à avoir un zèle et une ferveur nouveaux. Il faudrait une spiritualité nouvelle dans l’Eglise. A travers ce réveil spirituel, il serait important, pour aider nos fidèles, de développer deux thèmes qui me tiennent à cœur. D’abord, la sorcellerie. On voit beaucoup de gens qui souffrent, qui ont des problèmes maléfiques, qui sont bloqués dans leurs vies. Mais on n’a pas forcément les armes nécessaires pour leur venir en aide. Du coup, ils partent ailleurs. Ce qui n’est pas bien.
Deuxième thème : le regard qu’on doit avoir sur les phénomènes des nouvelles Eglises. On ne peut pas, en tant qu’Eglise mère, la première des Eglises, l’Eglise voulue par le Christ depuis 2000 ans, on ne peut pas ne pas être attentifs à ce phénomène nouveau qui existe depuis déjà quelques décennies et qui quelque part prend certains fidèles. Il nous faut des arguments solides pour justifier et expliquer qu’il est important de rester dans l’Eglise fondée par le Christ lui-même, même si on a l’impression qu’il y a ailleurs des choses qui ne sont pas forcément mauvaises.

Au cours des mes prédications, j’insiste sur ces deux thèmes-là, mais aussi beaucoup d’autres : la place de l’argent dans la vie d’un chrétien, la prière, la guérison spirituelle, la parole de Dieu qui est différente de la Bible ou encore la sexualité des jeunes. A ce dernier sujet, je trouve qu’il faut éclairer le cœur des jeunes. J’ai été agréablement étonné de voir qu’à Christade cette année, il y avait énormément de jeunes. C’est formidable de voir autant de jeunes qui sont là. Ces jeunes-là, c’est clair, il faut les éclairer, leur apprendre qu’on ne vit pas n’importe comment. Vous connaissez la phrase fétiche du père Hervé-Marie : «Sexeurs, sexeuses, arrêtez de sexer. » Ce n’est pas uniquement pour faire rire. C’est pour susciter une réflexion qui fasse comprendre qu’il faut attendre le mariage pour se livrer aux relations sexuelles. On a tous un corps et un cœur. On a tous besoin d’aimer. Mais on ne peut pas aimer n’importe comment, en sexant à droite et à gauche ou en faisant des choses à l’essai, des vient on reste. On ne peut pas s’en sortir comme cela. Il y a quand même une norme d’amour qui a été voulue par Dieu et qui fait que c’est périlleux, et j’en suis convaincu, de vouloir s’épanouir en dehors du plan de Dieu. Et le plan de Dieu est clair : chasteté jusqu’au jour du mariage.

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