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Pénurie d’eau à Yaoundé : aux sources du problème

Publié par Feb 8th, 2010 et classé dans Actualités, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

La Camerounaise des eaux (CDE) a initié samedi une visite de presse à la station de production d’Akomnyada.

La baisse du niveau du fleuve Nyong est l’une des causes des pénuries d’eau potable à Yaoundé. C’est du moins l’avis de Soulé Kouandou, chef de la station de production d’Akomnyada. A l’en croire, cette année, ce niveau est allé encore plus bas que l’an dernier au cours de la même saison. Et le mètre témoin disposé à l’entrée de la prise d’eau de la station où le niveau d’eau se situe à 2,5 m, est loin de le contredire. «L’an dernier à pareil moment, nous avions entre 3 et 3,5 m de hauteur d’eau. Vendredi dernier, nous avions encore 3 m. Seulement, lundi, on a vu marqué 2,5. Or il faut au minimum 4m pour que les pompes soient noyées et fonctionnent à plein régime», dit-il. Selon ce responsable, la station d’Akomnyada approvisionne en eau potable Yaoundé et Mbalmayo, ainsi que la station elle-même. Il ajoute que le besoin journalier en eau potable pour Yaoundé varie « entre 140 000 et 160 000 m3. Seulement, la capacité maximale de production de la station d’Akomnyada est de 102 000 m3. Et en ce moment, avec la baisse du niveau de l’eau, nous n’en produisons qu’entre 95 000 et 100 000 m3.»

Pour réduire l’impact de cette baisse du régime du fleuve, le chef de station fait fonctionner simultanément les quatre pompes de la station de captage, au lieu de trois en temps normal, pour acheminer le maximum d’eau vers les unités de traitement à travers une conduite de 1,40m. Mais le procédé ne permet toujours pas d’atteindre la capacité maximale. Au contraire, parfois, un à deux moteurs s’arrêtent pendant quinze à vingt minutes, à cause du manque d’eau. Autre mesure prise, le dragage de la plate-forme de captage. Ce samedi, des techniciens d’une entreprise sous-traitante spécialisée dans les travaux sous-marins sont à pied d’œuvre. Equipés d’un scaphandre, ils débarrassent l’entrée de la prise d’eau de la boue, du sable et de divers détritus. Selon Alain Biyaga, chef de l’équipe, il faut au moins trois jours pour effectuer ce travail.

La visite de presse se poursuit dans les autres unités de cette station en exploitation depuis 1989. Le circuit de traitement de l’eau est expliqué en détail. Le chef de station confie que le démarrage des travaux de réhabilitation de la station de la Mefou est imminent.

Hugues Marcel TCHOUA. Cameroun Tribune

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