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Yaoundé: Bataillon d’intervention rapide tabasse un commerçant

Publié par Jul 26th, 2010 et classé dans Actualités, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

Les bourreaux de la victime internée à l’hôpital central sont gardés à vue à la brigade de gendarmerie de Tsinga.

Tabassé par des éléments du Bir (Bataillon d’intervention rapide) en furie, Abdoulaziz, 18 ans, vendeur de chaussures à la sauvette, à été conduit dans la nuit de vendredi dernier vers 23h30 au service des urgences de l’hôpital central de Yaoundé dans un état critique. Allongé sur son lit d’hôpital et recevant des soins, Abdoulaziz, le visage enflé, revient petit à petit à lui. Selon Moustapha, témoin de la scène, c’est à la suite d’une altercation produite il y a quelques jours entre un homme en tenue et la population, au quartier Tsinga, que les éléments du Bir ont pris d’assaut la zone située à la descente Nkomkana, au lieu dit Bafana Bafana. «Les éléments du Bir, six au total, raconte Moustapha le témoin, sans aucune forme de procès, ont roué le vendeur de coups, non sans lui marcher dessus». Alertée par les cris de l’infortuné, la foule décide d’en découdre avec les assaillants. Quatre éléments parviennent à prendre la fuite, tandis que les deux autres sont conduits au commissariat du 2e arrondissement de la ville de Yaoundé.

Rendu au commissariat, aucune trace des éléments en question. «La police ne gère pas les affaires de l’armée. Raison pour laquelle ils ont été transférés à la gendarmerie de Tsinga», explique un officier de police dudit commissariat. A la brigade de gendarmerie de Tsinga, l’on se rendra compte effectivement que deux éléments du Bir sont gardés à vue. L’on apprendra plus tard du frère de la victime Idrissou, que «ces éléments sont des agresseurs qui ne sont pas à leur première expérience. Ils ont pris l’habitude d’intimider les jeunes débrouillards à Nkomkana au lieu dit Bafana Bafana».
En l’espace d’un mois, les éléments du Bir se sont illustrés trois fois de suite par des actes qui déshonorent ce corps d’élite. L’on se souvient de la fessée infligée aux étudiants de l’université de Yaoundé II à Soa au mois de juin dernier suite à une mésentente entre étudiants. L’un des étudiants, une fille, non satisfait de l’arrangement à l’amiable proposé par les autres, réquisitionne les services des éléments du Bir pour administrer une fessée à ses camarades qui ont par la suite déserté la mini-cité. En début de ce mois, un militaire a senti passer la furie des éléments du Bir éméchés dans un train en partance pour Ngaoundéré.

Léopold Alfred Tchoya (Stagiaire). Mutations

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