Ces derniers opéraient dans les débits de boissons à Mvog Atangana Mballa.
Les cinq malfrats présumés interpellés dans la nuit de samedi à dimanche dernier au quartier Mvog-Atangana-Mballa à Yaoundé, seront traduits devant le tribunal ce vendredi 3 mars. Selon nos sources à la Police judiciaire de Yaoundé où ces derniers sont placés en détention préventive depuis leur arrestation, lesdits brigands présumés dont l’âge varie entre 18 et 22 ans, s’étaient spécialisés dans les braquages dans des débits de boissons au quartier Mvog -Atangana-Mballa. Placés en embuscade, ces derniers profitaient ainsi d’une seconde d’inattention des consommateurs pour soutirer les portefeuilles et les téléphones portables de leurs victimes.
Mais là ne s’arrêtait pas leur forfait. En effet, ajoutent nos sources, lorsqu’un client quittait le débit de boisson où ils opéraient, deux d’entre eux laissaient aussitôt leur planque pour le filer. Profitant de la faiblesse de leurs proies ou du fait qu’elles soient éméchées, ces derniers les dépouillaient de leurs biens, en brandissant des machettes pour éviter sans doute toute tentative de résistance. C’est grâce à une information parvenue à la Direction de la police judiciaire que les forces de l’ordre vont réussir à mettre la main sur ces malfrats présumés qui avaient réussi à installer une certaine peur dans le quartier.
Arrivés en civil et parfaitement au courant des agissements de ces cinq présumés braqueurs, les policiers vont fondre sur lesdits malfrats, les prenant ainsi par surprise. Ces derniers tenteront de prendre la fuite, en vain. Conduits manu militari à la Direction de la police judiciaire, tous vont aussitôt passer aux aveux complets, affirment nos sources. Lors de leur interpellation, les policiers découvriront cinq téléphones portables de marque différente en leur possession. Ces téléphones, dépouillés de toute puce, sont en effet le butin de quelques uns de leurs braquages, arrachés à leurs légitimes propriétaires.
On apprend que trois plaintes ont d’ores et déjà été déposées contre ces cinq malfrats présumés par des victimes, deux femmes et un homme, qui “les ont formellement identifiés”. L’une des victimes a déclaré aux policiers qu’elle avait été agressée alors qu’elle rentrait chez elle aux environs de 20h. Une perquisition a d’ailleurs été effectuée hier jeudi 2 mars aux domiciles respectifs desdits braqueurs, ou du moins “ce qu’ils présentent comme leur domicile”, tient à préciser nos sources, qui soulignent que cette descente avait pour but de voir si ces derniers ne cachaient pas d’autres objets volés chez eux.
Patricia Ngo Ngouem. Mutations











