Le nouveau siège régional de l’Organisation internationale de police a été inauguré hier par le représentant du chef de l’Etat.
Derrière les murs tout neufs et l’architecture imposante, ce ne sont pas que des fonctionnaires de police besogneux à la tâche qui sont cachés des yeux du public. C’est surtout une histoire, ou pour reprendre l’expression du représentant du chef de l’Etat, « un rêve » qui sont désormais concrétisés. Lors de la cérémonie d’inauguration du siège régional d’Interpol de Yaoundé, les différents orateurs qui se sont succédé à la tribune ont, chacun avec ses mots, insisté sur l’importance de l’édifice dans la lutte contre l’insécurité dans la sous-région, mais aussi la genèse qui justifie l’envergure conférée à l’évènement. Et dont le plus grand témoignage n’est que le patronage de la cérémonie par le président de la République, représenté par son Secrétaire général adjoint, Peter Agbor Tabi. Et la présence remarquée parmi les spectateurs de la cérémonie, de nombreux membres du gouvernement camerounais et de représentants diplomatiques.
Dans son discours des circonstance, le délégué général à la Sûreté nationale est revenu sur le parcours de ce projet qui a pris corps grâce à la volonté des différents acteurs qui l’ont porté. Avec le seul siège régional d’Interpol Abidjan qui centralisait les opérations de 24 pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, la nécessité d’avoir une structure plus proche au niveau de la sous-région s’est vite imposée aux chefs de police de l’Afrique centrale. Cette idée, lancée en avril 1999 est soumise au sommet des chefs d’Etat de la zone Cemac, et un dossier introduit auprès de la 146e session du comité exécutif de l’OIPC Interpol à Lyon. En 2005, Yaoundé est finalement choisi pour abriter ce siège sous-régional, et grâce à l’implication du chef de l’Etat Paul Biya, ainsi que l’appui du Secrétariat général de l’OIPC, le bureau régional pour l’Afrique centrale voit le jour.
Pour Ronald K. Noble, Secrétaire général de l’organisation internationale de police, ce fleuron constitue un bel exemple de la volonté de l’OIPC Interpol d’œuvrer pour le renforcement de la sécurité en Afrique. Il s’est par ailleurs félicité du choix du Cameroun pour abriter ce siège, en souhaitant que l’énergie dont regorgent les Camerounais puisse impulser ce mouvement d’intégration et de coopération entre les services de police. La cérémonie s’est achevée par les rituels de la coupure du ruban symbolique, découverte de la plaque commémorative, et visite des locaux.
Eric ELOUGA, Cameroon Tribune











