Des bijoux de l’épouse du chef de l’Etat se sont invités à la parade du 20 mai dernier.
La 37e fête nationale du Cameroun a été marqué à Yaoundé par la traditionnelle parade militaire et civile présidée par le chef de l’Etat, Paul Biya. Arrivé au Boulevard du 20 mai, avec une quarantaine de minutes de retard mercredi dernier et sous une escorte stricte (gorilles et cavaliers comme de coutume), le président de la République a immédiatement reçu les honneurs militaires après l’exécution de l’hymne national. Il a ainsi effectué une revue des troupes en deux temps: A pied, puis debout dans son véhicule. Pendant ce temps, comme bien avant l’arrivée du président Biya, son épouse Chantal dont la présence à la parade du 20 mai était la seconde du genre, a eu maille à partir avec ses boucles d’oreille blanches.
Arrivée une trentaine de minutes avant son président d’époux sur la place des fêtes de Yaoundé, Mme Biya a eu du mal à garder en place ses parures qui ne sont pas passées inaperçues en dépit de l’imposante coiffure qui les couvrait. Si tôt arrivée et alors que le protocole l’oriente vers la tribune pour prendre place, Chantal Biya qui, après hésitation, a failli occuper le siège prévu pour le chef de l’Etat, est embarrassée par la boucle accrochée à son oreille droite. Elle réussira à la retenir en place. Peine perdue, puisque une fois assise, elle sera obligée d’aller la chercher une demi dizaine de fois au sol. Peu de temps après l’installation de son époux, la saga des boucles va contaminer avec l’oreille gauche. Il en sera ainsi durant son temps passé au défilé de mercredi dernier.
Par la suite, la saga va se poursuivre alternativement d’une à l’autre des deux oreilles sous les yeux interrogateurs (?) des invités de la tribune présidentielle. Comme une traquée, l’invitée spéciale de la parade du 20 mai au Boulevard du 20 mai (comme d’ailleurs l’année dernière déjà), sera progressivement nerveuse. Ni la prestation de la garde présidentielle venue appeler à l’unité nationale à travers une constellation de compositions chantées, ni les pas, cadences et innovations de l’édition 2009 du défilé de Yaoundé, et encore moins les applaudissements de Chantal Biya et des officiels à la tribune présidentielle, n’ont pu totalement décrisper l’atmosphère.
Au bout d’un peu plus de deux heures de défilé militaire et civil agrémenté par le spectacle offert par un pan de la toilette qualifiée par des spécialistes, de fort assortie de l’épouse du président de la République, les festivités du Boulevard du 20 mai ont pris fin, laissant derrière elles une marque de “satisfaction” du chef de l’Etat à l’endroit de divers acteurs (du gouvernement, de la Défense, des établissements scolaires et, universitaires etc.) à qui, Paul Biya a adressé des messages de félicitations. Pour un spectacle de boucles, réussi.
Léger Ntiga. Mutations











