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Affaire BBJ-2 : Les non-dits de Marafa H. Yaya


Ecrit Par le 25 May 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Opération épervier, Société


L’ancien ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation ne donne aucune explication sur le chèque de 600 000 000 F Cfa que lui a imputé son coaccusé, Otélé Essomba.

En littérature pure, on parlerait de trilogie pour désigner les «lettres ouvertes de Marafa Hamidou Yaya», largement reprises par la presse. Car, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République en à déjà signé trois. Ce nouveau scribe, épistolairement prolifique, s’est enfin prononcé sur ce qu’il appelle, «les raisons pour lesquelles (…) je suis supposé être détenu». Quelques lignes après, l’ancien ministre d’Etat «présume qu’il s’agirait de l’affaire relative à l’acquisition d’un avion présidentiel pour les déplacements du président de la République, pour laquelle le juge d’instruction aurait été instruit de m’imputer une indélicatesse et pour laquelle, il avait rendu une ordonnance de disjonction en janvier 2010». Effectivement, au mois de janvier 2012, Pascal Magnaguérnabé, juge d’instruction au Tribunal de grande instance du Mfoundi, a rendu l’ordonnance de disjonction 11’617/S0G/08/128. Marafa Hamidou Yaya reconnait en avoir «eu connaissance, car mise en ligne sur internet et publiée dans son intégralité par la presse locale». Seulement, l’ancien proche collaborateur de Paul Biya semble faire une analyse partielle, voire partiale de cette ordonnance de disjonction.

Du choix de GIA International: Ce que dit Marafa

Les principaux intervenants nationaux dans l’affaire de l’acquisition du BBJ-II (Boeing 737-800) sont: Le président de la République, le Secrétaire général de la présidence de la République que j’étais, le ministre de l’Economie et des Finances (Minfib), le chef d’Etat major particulier du président de la République et l’Administrateur directeur général de Cameroon Airlines (Camair). Au vu des informations dont nous disposons tous, aucun d’entre nous n’avait présenté une objection quelconque à ce que Camair conclut un contrat avec GIA Int’L dans le cadre de cette acquisition.

Ce que dit l’ordonnance de disjonction pourtant cité par M. Marafa

«A la même réunion, il s’est encore posé une autre question sur laquelle l’on a beaucoup discuté à savoir, la suggestion émise par l’Administrateur directeur général de la Camair, Yves Michel Fotso, d’acquérir cet avion par Leasing et au travers d’un intermédiaire nommé GIA International Inc Corporation par lui présenté. Le ministre des Finances, Michel Meva’a Meboutou, s’est fermement opposé à la formule d’achat de l’avion par leasing, expliquant qu’il ne concevait pas qu’un avion de notre chef de l’Etat soit soumis au hasard aux aléas de ce genre de contrat, et aussi au regard des charges découlant de l’intervention d’un intermédiaire». P. 9.

Contrat d’achat du BBJ-2: Ce que dit Marafa Hamidou Yaya

«La multinationale The Boeing Compagny n’a pas hésité non plus à conclure et à signer un contrat avec GIA Int’L.»

Ce que dît l’ordonnance de disjonction

«Comme réponse de l’administrateur directeur général de la Société nationale des hydrocarbures, l’administrateur directeur général de Camair lui a plutôt fait tenir la fiche de dépôt de signatures dans le compte de GIA International Inc. Corporation à la Bank of America. Ce document mettait en relief la signature de Yves Michel Fotso, et indiquait que ce dernier était un des responsables de GIA International Inc. Corporation habiletés à mouvementer ce compte». P13.

Il convient ici de préciser que Bank Of America a manifesté son inquiétude auprès des banquiers de la SNH. Lesquels venaient de virer à son client GIA, (une société sans grande surface financière), la somme de 24,025 milliards (31 millions USD). Aussitôt, Adolph Moudiki a été sommé par ses partenaires bancaires de fournir «le contrat d’achat de l’avion et la facture». Ce qui n’existait pas. La preuve? La DG de la SNH a saisi le ministre des Finances et du Budget par correspondance NO 065/SN H D G/D FI/STE/ms/01-02 du 12 octobre 2001 pour lui demander ces deux pièces. Le Minfib s’est tourné vers l’ADG de la Camair qui n’a pu fournir ni contrat d’achat, ni la facture du BBJ-2.

De la suite de la procédure: Ce que dit Marafa Hamidou Yaya

«A mon départ du Secrétariat général de la présidence de la République le 24 août 2002, le BBJ-II avait été fabriqué par Boeing, le contrat relatif à la configuration et à l’habillage intérieurs de cet avion avait été conclu avec Jet Aviation. Il y a lieu de noter que cette société suisse n’avait pas non plus hésité à conclure et à signer un contrat avec GIA Int’L».

Ce que dit l’ordonnance de disjonction

Alors que Marafa Hamidou Yaya est encore Secrétaire général de la présidence de la République, «un fax de Russel Meek [Chairman de GIA, NDLR] reçu à l’Etat major particulier en mars 2002, a fait état de ce que le BBJ-2 serait livré la semaine du 25 au 29 mars. Y faisant suite, l’Etat major particulier du président de la République a mis en route le Lieutenant Colonel Ndongue Jean-Charles Nouvelon et le Colonel Edane Ndoumou [...] Les deux pilotes camerounais sont rentrés au pays bredouille, c’est à-dire sans le BBJ-2, dont ils ont d’ailleurs perdu la trace jusqu’à nos jours. Le seul souvenir qu’ils ont gardé de l’appareil est le double des clés de l’avion à eux remis par Russel L. Meek de GIA International, ainsi que la maquette de l’appareil qui repose dans un bureau de l’Etat major particulier de la présidence de la République», P15.

Audience publique

Dans sa lettre d’hier, censée donner sa part de vérité sur l’affaire BBJ-2, Marafa Hamidou Yaya a «oublié» d’éclairer l’opinion sur une réunion secrète qui se serait tenue dans sa résidence située au quartier du Lac. En effet, lors d’une audience publique au mois de févier 2012 et présidée par le président de la collégialité Gilbert Schlick, Hubert Marie Otélé Essomba a «révélé» une «réunion secrète tenue le 12 mai 2008 chez l’ex secrétaire général de la présidence de la République en vue de dévoyer l’enquête prescrite par le ministre de la justice M. Amadou Ah». Ce jour là, Otélé Essomba a laissé entendre au tribunal que «Marafa Hamidou Yaya a obtenu, frauduleusement, un million d’euro (près de 600 millions) dans l’acquisition foireuse du 8BJ-2».

L’ancien ministre de l’Administration Territoriale, placé en détention préventive à la prison centrale de Yaoundé, n’a pas encore consacre une lettre à ces volets non moins importants de l’affaire du BBJ-2.

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