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Affaire des Titres de CAMTEL: Les mauvais avocats de Franck BIYA


Ecrit Par le 6 Dec 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Société


L’affaire gêne le sérail jusqu’aux entournures. Elle l’ébranle même. Au point de donner lieu à une mobilisation inédite des troupes afin de sauver le soldat Franck Emmanuel Biya. Mais les profils des défenseurs, la stratégie mise en œuvre et les arguments déployés… n’assurent pas forcément une défense efficiente du fils aîné du chef de l’Etat. Au contraire. Dans un premier temps, l’on a excipé l’irresponsabilité pénale de Frank Biya, puisque ceux qui ont mis cette affaire sur la place publique ne viseraient le fils que pour mieux fragiliser père. Ensuite, pour eux, s’il y’a eu faute, elle ne peut qu’être morale. Enfin, concéder que le directeur général de Camtel, les fils Mataga Mendo Ze peuvent avoir commis quelques fautes, mais quelles ne commis être en aucun cas pénales et en plus portées à l’actif de Franck Biya.

Franck Biya

L’œuvre de Franck Biya

L’impressionnant collège des avocats de Franck Biya est conduit par Jacques Fame Ndongo. En sa qualité de secrétaire national à la communication du comité central du Rdpc, celui qui revendique à hue et à dia son statut de «créature et d’esclave» de Paul Biya a publié une tribune dans l’édition du 27 novembre 2012 du quotidien gouvernemental “Cameroon tribune” qui peint, dans un style ampoulé, l’ange Emmanuel. Futé, l’enseignant d’université qu’on découvre depuis quelque temps comme le communicateur autoproclamé de la famille présidentielle évite soigneusement, dans son plaidoyer, d’aborder dans le fond cette affaire de 166 milliards de FCFA qui a pourtant suscité sa sortie un peu comme si, par cette posture, il voulait s’aménager plus tard une issue de sortie au cas où… . A moins qu’il n’ait, ainsi qu’il le conseillait à Marafa Hamidou Yaya dans autre sortie, fait l’économie de ses arguments pour les faire prévaloir devant la justice le moment venu.

Comme si la plaidoirie de Fame Ndongo n’avait pas convaincu, voilà que Joseph Janvier Mvoto Obounou revient à la charge le 30 novembre, toujours dans les colonnes du quotidien gouvernemental “Cameroon tribune”. Dans son argumentaire, le Directeur des médias privés et de la publicité (Dmpp) du ministère de la Communication, nommé par Fame Ndongo, emprunte abondamment au discours de son mentor, même si le journaliste principal hors échelle dit parler d’autorité en sa qualité de membre du conseil d’administration de Camtel donnant ainsi à penser que cette instance a été informée, puis a apporté sa caution à l’opération d’acquisition des titres par le premier fils du président de la République. Le conseil d’administration de Camtel saura apprécier…

Comme si la plaidoirie de Fame Ndongo n’avait pas convaincu, voilà que Joseph Janvier Mvoto Obounou revient à la charge le 30 novembre, toujours dans les colonnes du quotidien gouvernemental “Cameroon tribune”. Dans son argumentaire, le Directeur des médias privés et de la publicité (Dmpp) du ministère de la Communication, nommé par Fame Ndongo, emprunte abondamment au discours de son mentor, même si le journaliste principal hors échelle dit parler d’autorité en sa qualité de membre du conseil d’administration de Camtel donnant ainsi à penser que cette instance a été informée, puis a apporté sa caution à l’opération d’acquisition des titres par le premier fils du président de la République. Le conseil d’administration de Camtel saura apprécier…

Comme le ministre de l’Enseignement supérieur, le «journaliste principal hors échelle» à la retraite, Joseph janvier Mvoto Mvoto Obounou, a estimé que point n’était plus besoin pour lui d’ergoter encore sur le fond de cette affaire, Jean Pierre Amougou Belinga, depuis peu très engagé dans la défense de Franck Biya, ayant déjà publié dans les mêmes colonnes de «Cameroon tribune», quelques jours plus tôt, « une brillante enquête » sur affaire.

Mais Jean Pierre Amougou Belinga, le néo “socio-politiste”, qui recourt au quotidien gouvernemental alors qu’il est lui-même propriétaire d’un groupe de presse, pèche en s’inspirant abondamment d’un tract émanant de la Caisse autonome et d’amortissement (CAA) et abusivement attribué au ministère des Finances. Sans avoir apporté la preuve de sa démonstration en raison sans doute d’une connaissance parcellaire de l’affaire qui de surcroit édulcore les faits, il exige de tout éventuel contradicteur de publier les documents qui apportent la preuve du contraire. Sans lui-même publier à la suite de son argumentaire, le moindre document…

D’aucuns ont alors beau jeu de soutenir que Jean Pierre Amougou Belinga ne saurait constituer un avocat crédible, que ses sorties désormais récurrentes ne visent qu’à lui garantir une certaine impunité. En effet, le Pdg du groupe L’Anecdote a été épinglé pour ses malversations financières à la Campost, une accusation reprise dans le rapport 2011 de la Commission nationale anti-corruption (Conac). D’ailleurs, le Contrôle supérieur de l’Etat vient de revoir à la hausse l’évaluation faite par l’audit interne de Campost au sujet des malversations financières imputées au patron du groupe L’Anecdote, pour la porter à plus d’un milliard de francs CFA. Et, selon des sources internes au Contrôle supérieur de l’Etat, le Pdg de l’Anecdote s’est activé auprès des responsables de la mission du Contrôle supérieur de l’Etat pour «maquiller les chiffres». Avec des moyens douteux.

Pareil pour Jacques Fame Ndongo. Le ministre de l’Enseignement supérieur est lui aussi dans le vis du Contrôle supérieur de l’Etat et est accusé de manquer de crédibilité dans le dossier Franck Biya. En effet, une mission du Contrôle supérieur de l’Etat en Communication depuis quelques mois s’occupe à démanteler les écheveaux du marché de construction de l’immeuble annexe du Mincom (derrière l’immeuble Camnews), bâtiment de deux niveaux selon la commande, mais d’un seul niveau dans la réalité, dont le marché a été passé à l’époque où le Pr Fame Ndongo était à la tête du Mincom. Fame Ndongo et Amougou Belinga, soupçonnés de détournement des deniers publics, seraient-ils mus par l’idée de se mettre eux-mêmes à l’abri des poursuites judiciaires? Il y en a qui le pensent.

C’est sans doute face à la difficulté à juguler la vague contre Franck Biya que l’association «Juristes d’Afrique pour bonne gouvernance» publié par la presse, elle parvient à la conclusion que même si le délit a été commis, il ne concerne point le fils du Président. Et de convoquer l’Acte uniforme Ohada qui dispose que «c’est le directeur général qui engage la société vis-à-vis des tiers avec pour corollaire de répondre pénalement de tous les actes accomplis et qualités. Qu’il en résulte de tout ce qui précède Emmanuel Olivier Biya n’est en aucun cas engagée dans le cadre des transactions effectuées entre Afrione Cameroun SA et Camtel et Afrione Cameroun SA et la caisse autonome d’amortissement». Et voici donc le directeur général de Camtel, David Nkotto Emane, les collaborateurs de Frank Biya (Philippe Mataga et Mendo Ze) jetés en pâture.

Bottant aussi en touche, la presse, peut-être consciente de n’avoir pas accédé à toute la documentation, s’est contentée d’interroger l’opportunité et les motivations des sources qui ont distillé et relayé les informations sur l’acquisition des titres par le fils du chef de l’Etat. Et en première ligne, Simon Meyanga, «fils spirituel» de Marafa Hamidou Yaya et artificier en chef de L’Action, qui n’est plus à un retournement de veste près. Son enquête d’une double page publiée le 28 novembre 2012, assise plus sur les commentaires que sur les faits, montre bien qu’il s’abreuve à la même source que ceux qui le soupçonnent toujours de n’avoir jamais rompu les amarres avec l’ex Minatd. La preuve : aucun document rendu public à la suite de son «enquête». Les aurait-il consulté qu’il se serait épargné une telle imposture.

Pendant que tous ces avocats s’activent, manifestement sans vraiment y croire à défendre Frank Emmanuel Biya, les principaux concernés, en l’occurrence Dieudonné Evou Mekou, directeur général de la Caisse autonome d’amortissement, David Nkotto Emane, directeur général de Camtel, et le propriétaire de Afrione, Franck Emmanuel Biya, qui savent de quel côté se trouvent la vérité, se taisent. Il n’y a pas meilleur désaveu pour le collège d’avocats du fils du président.

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