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Affaire samuel eto’o et nathalie koah Quand le sexe « penetre en brousse » : les usages sociaux de la sexualite

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 5 Jul 2014 Publié dans la categorie: Actualités, Faits Divers, Société


Etoo vs. Koah: La version d’ Hélène Koah – Conversations téléphoniques et interview [+Audio]

Après Mike Tyson, Benzema, Ribéry, Terry et autres sportifs, c’est le capitaine des lions indomptables Samuel Eto’o qui est au centre d’une affaire de sexe-people.

Alors que les lions indomptables se faisaient molester au Brésil, une compétition judiciaire s’engageait au Cameroun opposant le capitaine de l’équipe du Cameroun spécialiste des faits divers à Nathalie Koah, son ex-copine. Le capitaine dit lui réclamer une somme de 200 000 000 de francs cfa et une montre Rolex d’une valeur de 13 500 000 frs. Le premier montant aurait été versé à la demoiselle en vue de la création d’une fondation. D’après les déclarations de la jeune fille, ces réclamations font suite à la volonté de celle-ci de mettre fin à la relation parce que fatigué d’être « l’objet sexuel », de « participer aux séances de partouzes géantes et filmées » du capitaine des lions indomptables. Pire encore, elle a refusé de faire des photos compromettantes avec une autorité du gouvernement camerounais. Toutes ces choses, elle ne se doutait certainement pas n’étaient pas du gout du meilleur buteur de l’équipe du Cameroun. Pourquoi avoir attendu 07 ans pour faire toutes ces déclarations ? Manipulation ou véritable prise de conscience ? Difficile à dire. Toujours est-il que cette affaire vient une fois de plus attirer l’attention sur deux choses : la déconstruction des monuments sportifs camerounais par des campagnes de sabotage et l’usage de la sexualité dans la société camerounaise. Le sexe chez nous est en effet devenu un moyen pour garantir l’ascension sociale.

Décryptage sociologique.    

La société camerounaise à l’image de toutes celles du monde est sujette à des mutations multiples allant dans tous les sens (positif et négatif). Cette construction et déconstruction de la société touche tous les domaines et n’épargne pas  celui du sexe et même de la sexualité. Cette dernière autrefois entouré d’interdits, de tabou, de normes et de sacralité est aujourd’hui emprunt à des usages caractérisés par la « loi de l’indécence » En d’autres termes, la sexualité est aujourd’hui soumise aux effets pervers de la société. Pour les générations antérieures fortement ancrées dans la culture et la religion, le sexe n’avait qu’une fonction : la reproduction. Le sexe est aujourd’hui victime d’un ensemble de récupérations, d’usages et de représentations qu’il convient de nommer dans la syntaxe sociologique la sexualité. Ces comportements individuels et collectifs autour du sexe sont visibles à partir d’un certain nombre de faits. Mis à part les procès contre des personnalités et des icônes sportives que nous avons cités plus haut, nous faisons mention ici de certains autres faits.

En premier lieu, la réforme sociale sur la mode en générale et celle féminine en particulier. En effet, s’inspirant des stars de football et de musique, les jeunes et particulièrement les filles développent des goûts vestimentaires qui révolutionnent « la mise en valeur de soi » Des pantalons « taille basse » aux minijupes assortis des DVD (dos et ventre dehors), ces tenues sont généralement cintrées de manières à dessiner les parties les plus intimes et même à déterminer la qualité et la couleur du dessous quand bien la tenue en permet le port. Avoué ou inavoué, conscient ou inconscient, leur objectif est clair. Et évitez au risque de vous torturer l’esprit de vous poster devant elle. Le « CD » soigneusement introduit dans le « DVD » vous permet de voir le degré de pilosité pubienne de la porteuse et surtout la rondeur des seins soigneusement soulevés par la porteuse aidée par un soutien réservé et conçu pour produire cet effet.  Placez-vous derrière elle et vous serez soumis au spectacle désolant des deux masses charnues inférieures soigneusement amassées par le pantalon spécialement conçu pour cet effet. « Toutes ces précautions visent inéluctablement à accroître le nombre de chance de créer une interaction nécessairement bénéfique avec les acteurs dotés d’un capital visé » nous confie Bernard Nelson Essimi étudiant de sociologie. En d’autres termes, il s’agit d’attirer l’attention sur elles et pouvoir obtenir en échange  du sexe tout ce dont on a besoin. Ne leur parler surtout pas de fidélité. Elle est relative puisqu’un polygame est fidèle à ses femmes. En bref, le sexe est devenu à la fois « objet et moyen »

Ce fait se lit encore mieux à partir de la sociolinguistique ou les nouveaux usages linguistiques en rapport avec la sexualité. Ainsi entend-on parler de « promotion-canapé » pour indiquer celles des femmes qui ont obtenues leurs diplômes ou une promotion professionnelle par le truchement du sexe. Au milieu des jeunes garçons, il est récurrent d’entendre parler de « piéger un gibier », « le tuer ou l’abattre », « avoir un dossier compliqué à signer »… Gardez-vous de tirer des conclusions hâtives. Ils ne sont ni des chasseurs professionnels, ni des administrateurs de quelque catégorie que ce soit. C’est juste « des linguistes aguerris qui par ces métaphores occultent la réalité qu’ils ne veulent pas partager avec ceux qui ne font pas partie de leur cercle et les profanes qui ne maîtrisent pas leur syntaxe » explique le jeune sociologue. Ce discours est donc essentiellement allusif et métaphorique. Au regard de cette syntaxe, il faut dire que le sexe en milieu jeune a une fonction intégratrice et exclusive. Pour dire qu’un jeune garçon pèsera de tout son poids dans son groupe aussi longue et noire que sera la liste de ses conquêtes et des « dossiers signés » A contrario, moins il sera habile et efficace dans l’activité sexuelle, moins il sera respecté par les autres. Et même, il court le risque d’une exclusion et d’une stigmatisation au sens goffmannien du terme. En clair, la sociolinguistique qui rompt avec pudeur, interdit, intimité contribue à la désacralisation et à la détaboutisation du sexe. Mieux, ce langage est « le miroir d’une société qui invente ses mots pour dire le temps où elle est appelée à vivre et à se redéfinir » (J-M. ELA, 1998, P.10)

Enfin, il faut le relever, la dichotomie sexe/pudeur est grande. Même si l’on ne le dit pas clairement avec des mots, l’exposition des objets liés à la sexualité en dit long. Peut-on circuler dans les rues et ruelles des grandes métropoles sans côtoyer du regard les disques et journaux à caractère pornographique paradoxalement exposés à côté d’un disque à succès de Manu Dibango? L’invasion des vendeurs de préservatifs en est une illustration. Ces jeunes débrouillards qui nous proposent des « choses pour faire », des « passeports pour le paradis », des « balles », des « lunettes » sont identifiables à tout bout de chemin. Aussi, affluence humaine rimant avec activité sexuelle, il n’est pas étonnant de voir les préservatifs qui se vendent comme des bouts de pain peu importe l’âge du client. Tout compte fait, le sexe est aujourd’hui sans considération, dénué de tout tabou, d’intimité, de prohibition, dépouillé de toute sacralité. La question reste donc celle de savoir où se situe l’Homme aujourd’hui : entre raison et animosité ?

Au vue de ce décryptage, des inquiétudes surgissent relativement au cas Eto’o contre Koah. Celle-ci veut-elle simplement se faire un nom tant il est étonnant de se rendre compte du temps qu’elle a passé à supporter les caprices de celui qu’elle traite aujourd’hui de tous les noms d’oiseau ? De plus, au nom de quoi est-ce qu’elle a entretenu ce long silence et chosifié son sexe ? Au nom des voyages et des vacances en Europe, des anniversaires fêtés à Milan, aux multiples chèques signés par le capitaine le plus capricieux de tous ceux que notre équipe nationale a connu ? Peut-on croire que ce n’était que par amour pour l’ancien joueur de Chelsea ? Certainement pas, puisqu’elle le savait fiancer. De l’autre côté, qu’est-ce que Samuel Eto’o facture-t-il  réellement à 213 500 000 frs ? L’amour ou le sexe ? A notre avis, rien des deux ne vaut ce prix simplement parce que ce serait déshumaniser les rapports humains à travers la légitimation de l’amour intéressé. Nathalie était aimée comme un objet sexuel et Samuel comme des billets de banque. Une affaire de dessous de culotte de plus, une de trop.

@AfricaPresse.com: André Baudouin Edimo

One Response to Affaire samuel eto’o et nathalie koah Quand le sexe « penetre en brousse » : les usages sociaux de la sexualite

  1. TEUTCHE KAMENI

    06/07/2014 at 19:57

    Que lui ou elle; on ne peut réellement dire ce qui se passe ou ce qui a déclenché ce problème; seuls les deux le savent. il est vrai que c’est étonnant qu’après sept années de relation, on observe un tel bordel. des sommes grotesques et énormes vervsées à la jeune femme, des revélations sur les fantasmes du capitaines, cela on ne peux pas tout simplement dire que c’est à cause d’une simple ménace de rupture que samuel éto’o irait faire ce qu’il a fait. Donc puisqu’ils sont à savoir pourquoi ils se tirent dessus qu’ils s’arrangent entre eux comme ils l’ont quand ils commencaient leur relation et comme ils l’ont fait pendant ces septs ans. au Cameroun il y a des problèmes véritables et on passe autant de tant pour des problèmes de cul escusez le terme, c’est comme se reveiller le matin et passer sa journée à guéter chez le voisin au lieu d’etre au travail pour gagner sa vie.

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