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Au tribunal: Choc entre Marafa et Michel Meva’a m’Eboutou

Mutations

Ecrit Par le 28 Jul 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Opération épervier, Société


L’ouverture des débats dans l’affaire qui oppose l’Etat du Cameroun à Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général à la présidence de la République et Yves Michel Fotso, ancien administrateur directeur général de la Camair était attendue. Il leur est reproché les faits de co-action de détournement des deniers publics et complicité de détournement de deniers publics dans le cadre de l’achat de l’avion présidentiel.

Le premier témoin appelé à la barre par l’accusation (ministère public et Etat du Cameroun) était Michel Meva’a m’Eboutou. En 2001, à l’époque de la décision par l’Etat du Cameroun d’acquérir un avion présidentiel pour les voyages du chef de l’Etat, c’est lui qui était ministre de l’Economie et des finances. Et par là l’ordonnateur du virement de la somme de 29 millions de dollars à Gia par la société nationale des hydrocarbures (Snh). Michel Meva’a m’Eboutou affirme avoir participé à deux réunions relatives à l’acquisition de l’avion présidentiel. A la première réunion tenue en 2001, convoquée par Marafa Hamidou Yaya, il dit avoir été informé de la volonté d’acquisition d’un avion et s’être opposé à l’option d’un « leasing » (paiement en location »). Car pour lui, « il s’agissait d’un avion du chef de l’Etat ». A la deuxième réunion quelques jours plus tard, il affirme avoir été informé par l’ancien Sgpr que « les solutions à ses problèmes étaient déjà trouvées ». C’est ainsi, poursuit-il que « Yves Michel Fotso a exposé sur Gia ». Il insiste sur le fait qu’on lui a donné 72 heures pour virer l’argent dans les comptes de Boeing à travers Gia. Car tient-il à ajouter 2 millions de dollars avaient déjà été virés par la Cbc à Gia pour garantir l’achat de l’avion.

L’ancien ministre de l’Economie et dès finances insiste sur le fait que compte tenu des délais, ce dernier a directement contacté la Snh. C’est ainsi que 1 750 millions de Fcfa ont été dans un premier temps virés à la Cbc, puis 29 millions de dollars dans les comptes de Gia. A la question de savoir qui a donné le numéro de compte de Gia, il répond avec hésitation : Marafa Hamidou Yaya. Persistant sur la donnée selon laquelle : « L’opération devait se dérouler en 72 heures. Au-delà, on perdait le déposit. Le versement a été fait dans les délais ». Puis vint la riposte de la défense.

C’est Marafa Hamidou Yaya qui engage en premier la contre attaque. Il cherche à savoir qui pouvait engager les dépenses, Meva’a m’Eboutou répond sans hésitation : « Le ministère de l’Economie et des finances ». Et précise que : « C’est pourquoi je ne trouvais pas opportun la formule du Leasing ». A près une succession de questions, l’ancien ministre de l’Administration territoriale devient plus agressif. Il demande : « Est-ce que le Sgpr vous a demandé d’engager des dépenses », Meva’a m’Eboutou affirme que : « C’était une dépense publique ». Marafa poursuit : « Est-ce que le Sgpr a qualité de demander au Ministre de l’Economie et des finances d’engager une dépense qui n’est pas inscrite au budget du Sgpr ? ». Michel Meva’a m’Eboutou hésite, regarde le juge Gilbert Schlick qui préside la collégialité, puis lance : « Je ne réponds pas à cette question ». « Avez-vous reçu d’autres instructions ? », lance l’ex-Sgpr, réponde de l’ex-ministre des Finances : « Je ne réponds pas à cette question ». A Marafa Hamidou Yaya d’affirmer : « On peut conclure que vous n’avez pas de preuves que des instructions vous ont été données.

Tenant dans sa main une poignée de documents, l’ex-Sgpr explique avoir insisté auprès du ministre de la nécessité d’une lettre de crédit pour garantir la sécurité du virement des 29 millions de dollars. A la question de savoir pourquoi il s’est opposé à une lettre de crédit qui servait de garantie à l’Etat du Cameroun, l’ex-ministre des Finances réponds : « J’étais opposé à la lettre de crédit qui faisait intervenir les banques parce l’Etat avait les moyens ». Puis Marafa hausse le ton : « Comment vous pouvez virer 29 millions de dollars à une société sans garantie ? », Meva’a m’Eboutou argue sur les délais d’achat de l’avion qui étaient courts (72heures). A l’ancien Sgpr de poser la question : « Est-ce que vous pouvez me donner la lettre où je vous transmets le n° de compte ? ». Michel Meva’a m’Eboutou sur un ton calme affirme : « Tout se traitait au téléphone ».

Hier, la sécurité a été renforcée autour du tribunal. L’axe menant d’Aes-Sonel au ministère des Finances a été barricadé. Les entrées filtrées et le dispositif sécuritaire renforcé. Prévu à 11heures, c’est finalement vers 16 heures 05 minutes que l’audience va débuter.

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