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Au tribunal: Marafa parle du rôle de Paul et Chantal Biya


Ecrit Par le 10 Aug 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Opération épervier, Société


Au cours de la conférence de presse qu’il a tenue quelques jours à Bamenda avant le début du procès de Marafa, l’avocat de l’ancien ministre de l’Administration territoriale avait souligné que la 5e lettre sera lue au tribunal. C’est peut-être ce qui s’est déroulé hier, 10 août 2012 devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi. Interrogé par son conseil Patrice Monthé dans le cadre de la deuxième phase de ce procès, Marafa Hamidou Yaya n’a pas manqué à plusieurs reprises de souligner le rôle joué par le chef de l’Etat, Paul Biya et son épouse dans le processus foireux d’acquisition de l’avion présidentiel.

L’ancien ministre apprend à l’assistance qu’à sa connaissance, depuis 1995, Paul Biya rêvait d’un avion présidentiel. Ceci bien avant que Marafa Hamidou Yaya ne devienne secrétaire général de la présidence de la République et Yves Michel Fotso, administrateur directeur général de la Camair. En 2001, après moult initiatives sans succès, Paul Biya accorde une audience à Marafa qui lui présente la possibilité d’acquérir un avion à travers l’entreprise Gia. Cette dernière de renommée internationale travaille déjà avec Indian Airlines dans le cadre de la location-achat.

Yves Michel Fotso, Adg de la Camair a d’ailleurs réussi à arracher à cette société un contrat de location de deux Boeing pour enrichir la flotte de la Camair. Le chef de l’Etat ne résiste pas à cette proposition. II instruit dès lors son Sgpr d’explorer cette possibilité. C’est sur cette base qu’une réunion est convoquée à la présidence de la République. Yves Michel Fotso n’y est associé que pour son «expertise technique». Sur le virement de 24 milliards de FCFA sans garantie, Marafa affirme n’avoir pas donné son accord. Il précise: «D’ailleurs il n’en était pas question. Au sortir de la réunion c’était un virement de deux millions de dollars qui était exigé».

Il explique à cet effet que compte tenu du fait que la Camair n’avait pas d’argent, la Cbc a été mise à contribution pour financer l’opération. C’est alors qu’il cite un procès verbal d’audition d’Adolphe Moudiki, directeur général de la Société nationale des hydrocarbures dans lequel il souligne qu’il avait été reçu à la présidence de la République par le chef de l’Etat qui lui a signifié qu’à un moment donné il sera mis à contribution dans le cadre de l’achat d’un avion présidentiel. Une information qui permet dans une certaine mesure de répondre à l’interrogation formulée à l’adresse du ministre de l’Economie et des Finances, Michel Meva’a par l’ex-Minatd lors de son passage au tribunal: Qui a donné l’instruction de virer 24 milliards de FCFA dans les comptes de Gia sans garantie? Une question jusqu’ici sans réponse formelle.

Depuis le début du procès le 16 juillet dernier, l’accusation s’est attelée à démontrer que les 24 milliards de FCFA avaient été détournés par l’ex-Sgpr et l’ancien Adg de la Camair. Faits pour lesquels ils sont poursuivis. Or pour la défense, il n’en est rien. L’avion avait été construit par Boeing à l’immatriculation YD408 et devait être livré aux autorités camerounaises en octobre 2002, ceci après que la livraison le premier Bbj-ll immatriculé YD407 ait échoué en mars de la même année. Pour montrer à quel point le couple présidentiel suivait le dossier de près, il affirme que lorsque Paul Biya a donné son accord pour le choix de l’entreprise Jet aviation pour habiller l’avion.

Les techniciens de cette société basée en Suisse sont arrivés au Cameroun et ont rencontré le couple présidentiel à Mvomeka’a dans un premier temps. Une deuxième rencontre a eu lieu à Genève en Suisse, cette fois-ci en compagnie d’Yves Michel Fotso. Environ 1 milliard de FCFA ont été versés en avance à Jet aviation. D’après Marafa Hamidou Yaya, contrairement à ce que l’accusation a tenté de faire croire, l’avion était prêt en octobre. L’ancien Adg de la Camair avait pu obtenir une immatriculation pour l’avion, un permis de convoyage de Seattle à Bâle pour l’habillage, l’équipe technique était constituée. Malgré tout cela, l’avion n’est jamais parti de Seattle. Pour cela, il a une explication: La procédure a été interrompue par la présidence de la République. Ce n’est qu’en avril 2003, soit près de six mois plus tard, après un long silence qu’Atangana Mebara, qui a remplacé Marafa en août 2002 demande à Jérôme Mendouga de retourner chez Boeing.

L’ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis d’alors, est informé par les responsables de la compagnie américaine qu’il y’a effectivement un avion commandé par l’Etat du Cameroun. Au moment où il tente d’informer le Sgpr de la procédure à enclencher pour récupérer l’avion, il lui est signifié que «le BBJ-2 n’est plus le bon choix». Une décision de Paul Biya. A cet instant 24 milliards de FCFA ont été engagés. C’est alors que qu’Atangana Mebara opte pour la location d’un Boeing 767, connu sous l’appellation «Albatros». La suite est connue.

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