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Bangangté/RDPC :Comprendre le vote-sanction des militants au profit de Célestine Ketcha

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 21 Dec 2015 Publié dans la categorie: Actualités, Politique


Celestine-Ketcha-Courtes
La campagne pour une élection c’est dans la rue, mais le vote se fait dans un isoloir. La victoire de Célestine Ketcha ne peut faire l’objet d’une surprise pour ceux suivent l’actualité politique dans le Ndé en général et dans l’arrondissement de Bangangté en particulier.

A force de dessiner le diable sur son mur, on finit par l’avoir en face. A force de porter atteinte à l’honneur d’une personne sans raisons justifiées, à travers des campagnes de sabotage, d’incitation à la haine, à travers un tissu de mensonges, des actes de provocationde nature à la déstabiliser, on finit par asseoir sa notoriété sans s’en rendre compte. Ne dit-on pas que ce qui ne tue pas rends fort ? C’est pour cette raison que le silence est d’or. Parfois, des personnes dotées de sagesse et d’intelligencel’utilisent et s’en servent pour répondre aux détracteurs. La victoire de Célestine Ketcha aux investitures dans le RDPC s’apparente à une école de sagesse, où se mêlent cours et exercices de science politique enseignés dans nos facultés.  Le climat social dans le Ndé depuis de longs mois a pris un sérieux coup, il n’est pas au beau fixe.Avant le lancement de ces opérations de renouvellement des organes de base du parti au pouvoir, des signes prémonitoires et non les moindres étaient perceptibles. Personne n’a vu le danger venir.

Il est des personnes dont la parole est d’or car lorsqu’ils promettent ils tiennent. Le Maire Célestine Ketcha Epse Courtès de la Commune de Bangangté, et militante du parti au pouvoir fait partie de cette espèce rare en voie de disparition. En effet, de sa première mandature jusqu’à la deuxième en cours, Célestine Ketcha a tenu au moins les 50% de ses promesses électorales, à côtés de celles-ci, elle a gagné des trophées et des reconnaissances sur la scène nationale et internationale. Elle a porté la voix du Cameroun dans les sommets et colloques de haut niveau. Elle a fait de Bangangté une ville onusienne dans le domaine du Service Public, et la deuxième ville africaine en termes d’innovation. Bien que son parcours plaide pour elle, certaines personnes, qui se recrutent dans son propre parti, pour plusieurs raisons trouvent qu’elle n’est pas à sa place. Des accusations sont portées contre elle à tout vent. Certains d’entre eux se fondent sur sa nature humaine pour lui trouver des imperfections et des anomalies comme si dans ce monde, un juste dormirait quelque part et qu’elle doit à tout prix le ressembler. Les autorités administratives au rang desquelles le Préfet du département du Ndé sont entrées dans la danse et lui assènent des coups à toutes les positions.

Mais, comme le dit un adage bien connu de chez nous, nul n’est prophète chez soi. Et effectivement Célestine Ketcha n’est pas prophète auprès des siens, à Bangangté. Les populations de la ville assistent impuissamment à la guerre ouverte entre l’autorité municipale et l’autorité administrative. Les comportements et les correspondances de la tutelle laissent transparaître une volonté inouïe de nuire à celle que les populations portent dans leur cœur et appellent affectueusement « maman ». Le comble de tout ceci serait le soutien aveugle que Christian Ernest Ebelle, le préfet du Ndé bénéficierait auprès du patriarche et très Honorable Marcel Niat, le Président du Senat camerounais. En plus de ce soutien, s’ajoute des personnes comme le Ministre Mbwentchou qui le dit publiquement, que c’est grâce au Président du Senat qu’il est encore Ministre de la République. Dans ce combat qui ne dit pas son nom, certains conseillers municipaux sont conviés à la table pour concocter des plans de bataille afin d’avoir la peau du Maire.Le Préfet entrera en scène en bloquant des dossiers dans ses bureaux en attente de signature, pour certains dossiers, il refusera de poser sa signature pour des raisons dont seuls les spécialistes du droit administratifs peuvent éplucher. Des journalistes et directeurs de publication résidant dans la localité sont mis à contribution pour rédiger des articles à la gloire du Préfet, du Ministre, et d’autres parts, diaboliser les actions du Maire afin de mieux ternir son image auprès de la population,  et de même au sommet de la hiérarchie du parti. D’autres, dans leur cabale médiatique sans retenue, l’accusent de détournement de fonds, lui reproche d’occasionner de nombreuses pertes à la mairie, et surtout, d’avoir confié la gestion de cette mairie aux français. Des messes de nuit se suivent et se ressemblent, des personnes proches d’elle sont sollicitées pour la désavouer, des alliances dangereuses se nouent au profit de la haine. Celle qui jouissait encore jusqu’à un moment l’encadrement et le soutien des sept chefs traditionnels de l’Arrondissement est devenue la risée pour certains d’entre eux. Consultés par des hommes de mains du président, certains chefs ont honteusement cédé leur chefferie aux politiciens en invitant leur sujet à voter contre la liste du Maire de Bangangté. Les arguments et les idées ne manquent pas quand il faut mettre à prix la tête de Célestine Ketcha. Des rumeurs persistantes circulent dans la ville et font l’objet des conversations dans les débris de boisson et salons privés, comme quoi elle serait même déjà aux portes de la prison. Comme cette date du 08 Janvier 2015 d’heureuse mémoire, où Célestine Ketcha se trouvait à Yaoundé aux côtés des hautes personnalités de la République au palais de l’unité pour adresser ses vœux de nouvel an au Chef de l’Etat, le verdict de l’affaire Queen Fish qui l’oppose à un autre dinosaure du coin étant tombé des heures bien avant, en quelques secondes seulement, comme une drainée de poudre, toute la ville était au courant de son incarcération. La boisson et le champagne ont coulé à flot au grand bonheur  de ceux-là. 

Vendredi 10 Avril 2015. Au salon des Communes de l’Ouest (SACO) à Bandjoun dans le département du Koung-khi, le Ministre  du Développement Urbain et de l’Habitat, S.E.M Jean Claude Mbwentchou expose sur les perspectives de développement touristiques dans la Région de l’Ouest. En l’absence de Célestine Ketcha, Maire de Bangangté, partie en mission à l’étranger, face aux Maires de la Région de l’Ouest, le Ministre de la République et originaire du Ndé accuse et dénonce les Maires qui passent leur temps à voyager et manquent outrageusement de respect à leur tutelle. Sans toutefois évoquer la part de responsabilité qui engage cette tutelle dans ces crises à perpétuité. Et non sans rappeler que ces Maires voyagent avec le soutien conjugué du Président de la République et celui du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, S.E.M René Emmanuel Sadi qui recommandent aux élus locaux d’ouvrir leur ville à l’extérieur. Samedi 10 Octobre 2015, une semaine après le réaménagement du Gouvernement où il a été maintenu et reconduit au poste de MINDUH, la communauté éducative du Ndés’est réunie autour de MarcieNiat, épouse du Président du Senat, du Ministre Mbwentchou, représentant personnel du président du Senat pour célébrer les meilleurs élèves. Avant de se lancer dans son allocution, le MINDUH s’est offert une digression dans laquelle il ne s’est pas plier en quatre pour demander à chacun de rester à sa place sur un ton caustique en langue locale. Très habile dans les dénonciations, le Ministre a tiré sur ceux qui veulent lui chiper sa place au Gouvernement, non sans les nommer. Faisant fi d’ignorer tout de même qu’à cette place où on l’a nommé, il a remplacé un fils originaire du même département que lui.  Plus loin encore, il recommande aux rédacteurs de lettres anonymes de mettre un terme à cet exercice, qui selon lui, ne leur fait toujours pas de bien. A Bandjoun comme à Bangangté, les auditeurs connaissent parfaitement le destinataire des messages du Ministre Mbwentchou. Quand l’occasion se présente, le Ministre ne manque pas de tirer en public sur sa cible, et même quand le moment ne s’y prête pas.

Mais c’était mal connaître la Présidente du Réseau des Femmes Maires du Cameroun, Célestine Ketcha qui ne recule devant rien. Le résultat des élections dans le RDPC est venu confondre toutes ces personnes qui ont œuvré pour faire échouer celle qu’un maire allemand a qualifié de « femme lionne ». Ses adversaires l’ont cru diminué par leurs multiples sorties épistolaires aux allures d’une campagne de dénigrement et sabotage orchestrées par des personnes insoupçonnables. En quelques temps seulement, tous, à commencer par les sceptiques d’hier, s’accordent à dire du Maire Célestine Ketcha quelle est une « femme d’action et de parole ». Un propos qui n’est pas excessif lorsqu’on fait un tour d’horizon de ses actions, et des batailles politiques qu’elle a remportées.

Comparaison n’est pas raison. Quelques militants proches de l’actualité politique s’interrogent encore sur le fait que cela fait déjà plus de trois ans que le patriarche est la deuxième personnalité du pays, mais le département du Ndé a toujours un seul ministre au Gouvernement, pourquoi ? Un autre va plus loin dans son analyse : « Du temps où Cavaye Djibril, l’actuel Président de l’Assemblée Nationale, était deuxième personnalité du pays, son département n’avait pas moins de deux ministres au Gouvernement. Nous avons beaucoup de respect pour lui au vu de son parcours politique et même ce qu’il a déjà fait pour le Département, à l’exemple du Medumba. Mais nous refusons le fait que certaines personnes veulent le présenter comme un faiseur de roi, car n’importe qui vient vous parler en son nom ». 

Selon un militant de base du parti au pouvoir, comme un analyste politique des temps modernes, il affirme que « « l’embouteillage » observé autour du Président du Senat est coutume dans les milieux politiques. Et quand les candidats vont à la rencontre des militants avec pour argument le soutien du PS et de quelques élites, on comprend tout simplement qu’il y a anguille sous roche ». Au bas mot, notre militant veut nous faire savoir que ces personnes-là ont des intérêts et desseins cachés, mais veulent laisser croire qu’ils sont proches de lui. Un autre de s’offusquer en ces termes : «  Que veulent-ils à Madame le Maire ? Pensent-ils que nous sommes dupes ? Nous allons renouveler nos dirigeants dans l’isoloir. EugenieNgatchou peut-elle nous dire ce qu’elle fait pour les femmes de Bangangté en sa qualité de présidente de section ? On connait les actions de Madame Ketcha à la mairie, même au niveau du réseau des femmes de Bangangté où elle est restée aux côtés de la présidente Evelyne Nana. Mais voilà, on a voulu les diviser ». Un conseiller municipal laisse entendre que « du haut de son âge, le patriarche devrait se porter garant de la paix et la stabilité dans le Ndé, il a ouvert sa résidence aux maîtres chanteurs, aux calomnieux, aux opportunistes et aventuriers qui rôdent autour de ses enfants en quête d’une pitance. Mais la vérité des urnes a tranché. Cette défaite sonne comme une fin politique pour lui. Personnellement je suis choqué parce que Célestine Ketcha est une fille spirituelle du patriarche Niat ».

Au vu de ce triste tableau, très sombre d’ailleurs, chacun peut désormais sans chercher de midi à quatorze heures, se faire une petite idée sur le climat politique et social qui règne dans le département de la deuxième personnalité du pays, plus précisément dans son arrondissement d’origine. D’une manière ou d’une autre, les différentes factions qui se sont affrontées ont volontairement lancé leur campagne pour 2018.

Joseph Mbabou

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