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Benjamin Moukandjo revient sur l’après-finale de la CAN 2017: «J’ai gardé la coupe avec moi toute la nuit…»

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 9 Mar 2017 Publié dans la categorie: Célébrités, Sports


Benjamin Moukandjo

Benjamin Moukandjo

Le capitaine des Lions indomptables dit avoir eu l’impression d’être dans un rêve dont il ne voulait pas se réveiller.
Un mois après le sacre des Lions indomptables à la Coupe d’Afrique des Nations de football au Gabon, l’émotion reste vive chez le capitaine Benjamin Moukandjo. Après le parcours improbable du Cameroun à cette compétition, le natif de Douala dit avoir passé une folle nuit.

«Avant d’arriver à Yaoundé après le match, je n’ai pas pu dormir de la nuit. J’ai gardé la coupe avec moi toute la nuit, j’ai dormi avec elle ! Le plus énorme, c’est que je ne me rendais pas compte, j’avais l’impression d’être dans un rêve et qu’il ne fallait surtout pas que je me réveille. Avec Nicolas Nkoulou, qui partageait ma chambre, on se regardait et on se répétait: ’’Enfin, on l’a fait ! Personne ne l’attendait, mais on l’a fait’’», a-t-il expliqué, ému, dans une interview accordée mercredi 8 mars 2017 au journal Le Point.

Moukandjo se rappelle qu’avant la compétition, personne ne misait sur le Cameroun. «Si quelqu’un l’avait fait, cette personne serait sans doute millionnaire aujourd’hui (rires) ! Quand nous sommes arrivés au Gabon, on s’est dit: «Si on pouvait arriver en quart de finale, ce serait déjà beau». Au fur et à mesure que l’on avançait dans la compétition, on s’est dit que ce rêve-là pouvait devenir réalité».

«Alors, quand on sort le Sénégal en quart, on se regarde avec les gars dans le vestiaire et on se dit: «Nous voilà en demi. Maintenant, ce qui nous arrive n’est que du bonus. Peu importe ce qui arrive en demi-finale, les gars, on pourra se regarder dans le miroir et se dire que nous avons fait un beau parcours». Et là, on gagne en demi-finale face au Ghana (2-0)… C’est la finale, et quand tu es en finale, tu as envie de prendre le trophée, de le toucher…», relate-t-il.

Quant à l’accueil des populations à Yaoundé, Moukandjo dit n’avoir jamais vu ça, même petit en tant que supporteur des Lions: «Cette communion avec nos supporteurs a été un moment extraordinaire. Pour les gens, on était des héros. Voir tout le pays dans la joie, l’allégresse, tous unis, cela faisait quinze ans que l’on n’avait pas vécu ça… Quinze ans, cela fait beaucoup. Quinze ans qu’ils attendaient ça et c’est notre équipe, avec ses valeurs de combativité, cette force mentale incroyable, qui leur a procuré ça. Ça leur a plu. Je pense que, même si on n’était pas allés au bout, on aurait été accueillis de belle façon. Ce sont des images qui resteront gravées à vie dans nos mémoires. C’est ce que je souhaite de vivre à la nouvelle génération qui arrivera après nous, vraiment».

Et son discours au Palais de l’Unité lors de la réception offerte par le Chef de l’État, Paul Biya ? «Ah… ça met de la pression, le discours devant le président de la République ! Je n’avais jamais trop eu l’occasion de faire de discours. Avant, j’avais pu échanger au téléphone avec lui, ou le ministre des Sports, ou le président de la fédération, qui souhaitaient s’informer de l’état physique et mental des troupes pendant le tournoi. Là, au palais, c’était différent, quelque chose de beau, d’énorme. D’autant plus qu’il était super content de nous recevoir chez lui. On lui a présenté le trophée, il était fier, heureux et reconnaissant de notre parcours, de notre sacre. Il nous a beaucoup remerciés d’avoir apporté de la joie au peuple. Durant la compétition, il n’a cessé de nous envoyer ses encouragements. Jusqu’à la finale, à laquelle il n’a malheureusement pas pu assister. Mais on sait qu’il a toujours une oreille très attentive aux résultats des Lions».

Auteur:

Otric NGON

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