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Budget 2013: Les prévisions surréalistes du gouvernement – Un Pib à 6,7% en 2013: Une autre illusion de Paul Biya?

Le Messager

Ecrit Par le 11 Jul 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Economie, Société


Le chef de l’Etat demande à son gouvernement de se baser sur cette hypothèse de croissance pour élaborer le budget de l’année prochaine. Au moment où les institutions de Bretton Woods parlent plutôt d’une croissance en dessous de 4%.

Comme à chaque fois, la circulaire du président de la République en ce qui concerne la préparation du budget de l’Etat pour l’année suivante est attendue avec beaucoup d’impatience. Celle pour le budget de 2013 a été rendue publique le 9 juillet 2012. Et comme d’habitude, on se rend compte que Paul Biya vit dans un autre monde. Le chef de l’Etat demande en effet à son gouvernement de se baser sur une hypothèse qui semble difficile à se concrétiser. «Le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2013 devra être basé sur les hypothèses suivantes: un taux de croissance réelle globale du Pib de 6,7%…». A ce niveau, l’on peut s’arrêter dans un premier temps pour évaluer la pertinence de cette instruction.

Le produit intérieur brut (pib) représente la valeur ajoutée des biens et services produits sur un territoire national. C’est un indicateur économique de la richesse produite chaque année dans un pays donné. Il est donc utilisé pour mesurer la croissance économique d’un pays. Ainsi donc, le président de la République enjoint à ses collaborateurs de faire en sorte que la croissance soit plus forte que celle prévue cette année. En 2011, le taux de croissance du Pib était de 4,2%. Cette année, et selon le Fonds monétaire international (Fmi) dont une mission a séjourné dans le pays en mai dernier, cette croissance va plafonner à 4,7%. On voit donc que Paul Biya souhaiterait que son gouvernement fasse un réel bon en avant, au cours de l’année prochaine, en augmentant ce taux de deux points. Ce qui, au regard de l’évolution de l’économie camerounaise depuis des années, pourraient paraître comme un véritable exploit.

En tout cas, Paul Biya y croit. Seulement, il base cette hypothèse sur des objectifs souvent énoncés, mais jamais atteints par son gouvernement et lui. Selon le chef de l’Etat, ces objectifs sont, entre autres: l’accélération du processus de réalisation des grands projets structurants; le développement des infrastructures par l’accélération des constructions des grands axes routiers et des autres infrastructures de communication et de télécommunications; la redynamisation des filières porteuses de croissance; la diversification de financement de l’économie; la poursuite de la lutte contre la corruption et les atteintes à la fortune publique; l’augmentation de la part de l’investissement public dans le budget de l’Etat; etc.

S’agissant justement de ce dernier objectif cité, il est à noter que l’un des griefs portés à l’encontre du Cameroun par les bailleurs de fonds est que ce pays, non seulement n’accorde pas toujours une enveloppe consistante pour les investissements (c’est plutôt le budget de fonctionnement que les ministères mettent en avant), mais encore ce Bip n’est pas toujours consommé à bon escient. Heureusement qu’on vient d’assister à l’avènement du «budget programme», sur la base de laquelle le budget de l’exercice 2013 sera proposé. En tout cas, attendons de voir les propositions du gouvernement, mais surtout s’il sera à mesure de réaliser le «rêve» du président de la République.

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