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Burkina Faso – Affaire Thomas Sankara: Une commission rogatoire a saisi la justice française pour l’audition d’un certain nombre de personnes

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 13 Oct 2016 Publié dans la categorie: Afrique, Burkina Faso


Thomas Sankara

Thomas Sankara

Les avocats de la famille de Thomas Sankara cherchent à savoir si Paris a joué un quelconque rôle dans l’assassinat de l’ancien président, le 15 octobre 1987.
Le dossier judiciaire relatif à l’assassinat de Thomas Sankara avance lentement mais sûrement. Le monde entier, et particulièrement par la jeunesse africaine, attend le procès. «Le juge d’instruction en charge de l’affaire, ouverte en janvier 2015, a inculpé seize personnes et auditionné une centaine de témoins en 22 mois, dont des acteurs politiques», a déclaré mercredi l’avocat principal de la famille dans le dossier de l’assassinat de Thomas Sankara en 1985. Me Bénéwendé Sankara a délivré une conférence de presse à Ouagadougou mercredi 12 octobre 2016.

«À ce jour, selon lui, seize personnes sont visées par des poursuites dans le dossier. Le juge d’instruction a notamment inculpé le général Gilbert Diendéré, Gabriel Tamini (journaliste et conseiller spécial de l’ancien Président Blaise Compaoré), Christophe Diébré (colonel, signataire de l’acte de décès de Thomas Sankara avec la mention «mort naturelle»)», rapporte Jeune Afrique.

L’on apprend également que le juge «a également procédé au lancement de deux mandats d’arrêt internationaux contre Blaise Compaoré [poursuivi quant à lui pour attentat à la sûreté de l’État, assassinat, recel de cadavre, NDLR] et Hyacinthe Kafando [tous deux en Côte-d’Ivoire, NDLR] qui font d’ailleurs l’objet d’une procédure d’extradition» depuis le 7 mars pour le premier et le 11 mars pour le second. La requête relative à leur extradition est entre les mains du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Ouagadougou, selon Me Sankara.

Me Sankara révèle que la justice militaire du Burkina Faso a demandé à la justice française la levée du secret défense pour déterminer le rôle que la France aurait joué dans l’assassinat de l’ancien chef d’État. «Le juge burkinabé a des pistes, des indices, parce qu’à un certain moment donné, il y a des informations qui circulaient disant que la France serait impliquée. Une commission rogatoire a saisi la justice française pour l’audition d’un certain nombre de personnes».

Des députés burkinabés et la veuve de Thomas Sankara, Mariam, ont réclamé en vain à la France la levée du secret défense et une enquête parlementaire en 2015.

Auteur:

Otric NGON

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