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Camair-Co – entre Concussion et incompétence: Philémon Yang et Essimi Menye mis à l’index dans la gestion mafieuse d’Alex van Elk


Ecrit Par le 8 Aug 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Société


Depuis juillet dernier, le contrat du directeur général de la Camair-Co est arrivé à expiration. Mais loin d’être à l’origine de l’appel à candidature lancé par le gouvernement, c’est davantage les errements de gestion, doublés d’une forte propension à la gabegie d’Alex Van Elk qui dictèrent son lâchage par ses protecteurs présumés. Sinon, comment comprendre que son contrat n’ait jamais été archivé à la Camair-Co et qu’il ait à l’occasion réussi la prouesse de s’octroyer un salaire de 18 millions de Fcfa, contre 17 000 euros, soit 11,35 millions de Fcfa ? En fait, l’option de ne point archiver ledit contrat participe d’un savant stratagème pour s’octroyer des avantages indus. A preuve, lors du dernier conseil d’administration de la compagnie, il fut repris sur la question, tant il est vrai qu’au terme de 29 mois de fonction, il aurait ainsi grevé la compagnie de pas moins de 193 285 000 Fcfa, au titre de salaires trop perçus.et quand bien même interrogé à ce propos il ne s’offusqua guère de déclarer avoir obtenu, au travers d’échanges de mails avec l’ex-ministre des Finances, Essimi Menye, une prime de représentation de l’ordre de 6 000 euros par mois, soit 3 930 000 Fcfa ce qui de fait, devrait non pas lui assurer un salaire mensuel de 18 millions de F Cfa, mais plutôt de 15, 280 millions de Fcfa.

Curieux tout de même, quand on sait que les contrats souvent de mise en la matière, excluent toute clause supplémentaire en des termes univoques selon lesquels est nulle et de nul effet toute autre clause en dehors de celles inhérentes au contrat entre les parties. Et sauf pour Alex Van Elk de démontrer le contraire, cette disposition doit faire partie intégrante de son contrat qu’il s’est gardé de mettre à la disposition du commissaire aux comptes. Comme si cela ne suffisait pas, le mois dernier il en était à percevoir des bonus à concurrence de 70 000 euros, soit 45 850 000 Fcfa, alors que dans le même temps, la compagnie évolue à coups de subventions. Avec toutes ces dépenses dispendieuses, pouvait-on attendre quelque performance du directeur général de la Camair-Co qui réussit la prouesse de passer de contrôleur aérien d’une compagnie de niveau 3 voire 4, pour devenir Directeur général d’une compagnie de niveau 1 comme Camair-Co. En fait, l’homme sait compter sur des protections haut placées depuis sa cooptation de fait, par Essimi Menye. Et même si en son temps, il s’en tint à dire que le choix d’Alex Van Elk fut décidé par quelque cabinet de recrutement ou ce qui en tint lieu, il reste tout de même curieux qu’il n’ait pas hésité de lui concéder toutes les facilités financières, bien au-dessus de ce qu’exigea en son temps Adolphe Samet Bell commis pour succéder à Ngamo Hamani.

En effet, alors qu’Adolphe Samet Bell entendait relancer la défunte Camair en tablant sur une subvention de 13 milliards de F Cfa, Essimi Menye estima en son temps que se serait un financement à fonds perdus. Pourtant, le même Esimi Menye remit au goût du jour, la pratique de subventions sur laquelle, Marafa Hamidou Yaya maintint Fotso à la Camair, de même que Polycarpe Abah Abah permit à Ngamo Hamani d’enliser la défunte Camair dans des pertes d’exploitation cumulées. De même, au plus fort des pourparlers entre le collectif des syndicats du transport aérien, la direction générale de la Camair-Co et le gouvernement, le premier ministre par ailleurs Pca de ladite compagnie s’en tint à perpétuer ces subventions qui n’améliorèrent guère les performances de la défuntes Camair, alors même que des propositions probantes lui avaient été faites dans le sens de leur suspension, sans que pour autant celle-ci compromette la rentabilité de la compagnie aérienne. Et si à l’occasion il simula une adhésion auxdites propositions, il s’aligna très vite sur le business plan erroné d’Alex Van Elk qui lui permit d’obtenir de manière quasi automatique des subventions permanentes aussi bien sous Essimi Menye qu’après son départ du ministère des finances. En effet, alors que le nouveau ministre des finances émit des réserves sur la dévolution des subventions antérieures et en était à les suspendre, le Premier ministre insista que l’on accorde 19 milliards de F Cfa supplémentaires à la Camair-Co au titre de subventions pour l’exercice en cours. Une énormité, quand on sait que ladite compagnie a déjà bénéficié de près de 80 milliards de F Cfa de subventions, sans que pour autant ses performances soient à la hauteur des attentes y relatives.

Collusion malveillante du Pca

Le Pm/Pca serait-il dès lors, cette protection dont se prévaut Alex Van Elk quand, il déclare être indécrottable ? Et comme par expérience, on sait que c’est au travers des subventions que les dirigeants statutaires de la compagnie se «sucrent» sur son dos, on comprend qu’en dépit des récriminations faites à l’encontre du directeur général de la Camair-Co, il continue de l’assurer de son soutien de fait. Sinon, à quoi rime le mutisme qu’il observe alors que le contrat de ce dernier est expiré depuis bientôt un mois ? En somme, autant on aura déploré le laxisme d’Essimi Menye qui pourtant avait des prédispositions pour davantage de rigueur fort de son expérience au sein des institutions de Bretton Woods et en l’occurrence à la Banque Mondiale, autant on comprend mal que le Pm/Pca se soit laissé enrôler dans la nébuleuse des subventions. Et à moins pour ces deux personnalités de développer quelque complexe, on comprend mal qu’elles se soient refusé aux remarques et propositions avisées des différents syndicats du transport aérien. A moins de ne les consulter qu’à titre de faire-valoir. Ainsi va la Camair-Co où concussion et incompétence au sommet constituent les pires maux et en compromettent inéluctablement les performances et partant, la viabilité. Fort heureusement, il subsiste des nationaux, à l’instar du commissaire aux comptes qui n’hésitent guère à tirer la sonnette d’alarme à temps, pour lui éviter un dépôt de bilan comme la défunte Camair. Mais en tiendra-t-on compte ?

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