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Cameroun, Nord-Ouest : Un affrontement entre Camerounais et Nigérians fait plus de 30 morts

Ecrit Par le 15 Jan 2011
Publié dans la categorie: Actualités, Cooperation Internationale, Politique, Société

Plus de trente morts, c’est le bilan de la bataille larvée et rangée qui oppose depuis le Week-end dernier les populations des villages Ballin (ethnie. Mesaka) de l’arrondissement d’Akwaya (Sud-ouest) à celles de Bawuru (ethnie Essimbi) dans l’arrondissement de Menchum Valley( Nord-Ouest). Ce conflit est la résultante du rapt, à Akwaya, de quatre Camerounais originaires de l’ethnie Essimbi par les Bawuru. Selon des sources concordantes auprès des administrations des départements respectifs de la Manyo (région du Sud-Ouest) et de la Menchum (Nord-Ouest) les kidnappeurs sont de nationalité Nigériane et appartiennent à la même ethnie Mesaka que les populations Ballin de l’arrondissement d’Akwaya.

Cet enlèvement serait en riposte au décès non encore élucidé d’un pêcheur Nigérian. Lequel pêcheur a été retrouvé mort à Akwaya le 26 décembre.

Selon des sources bien introduites, ce pêcheur Nigérian, comme plusieurs de ses compatriotes ont été aperçus le 25 décembre à Akwaya en train de festoyer la nativité de Jésus Christ. A l’issue de la célébration ses autres compatriotes retournent chez eux.

Mais le pêcheur a décidé de continuer « la jambula » en terre Camerounaise, jusque tard dans la nuit. Il a été retrouvé mort, puant la gigi, au petit matin du 26 décembre. Ses frères nigérians ont du coup accusé les Camerounais d’Akwaya de l’avoir assassiné.

Les autochtones Mesaka (la même ethnie que ces Nigérians) d’Akwaya ont immédiatement trouvé des boucs émissaires qui pour eux seraient les quatre allogènes de l’ethnie Essimbi de la Menchum vivant à Akwaya.

La nouvelle est parvenue à ces allogènes qui, pris de peur, sont rentrés dans leur village Bawuru, le temps que s’estompe la tension.

Les Nigérians vont rentrer chez eux enterrer leur mort. C’est ainsi que les autochtones vont piller les biens des allogènes. Quelques jours plus tard les Nigérians débarquent en puissance à Akwaya et exigent la tête de ces « supposés assassins ».

Dans un arrangement, les chefs de Bawuru et D’Akwaya se résoudront à ramener ces « supposés assassins » à Akwaya afin qu’ils disent leur part de vérité sur cette affaire.

Pendant qu’on les conduisait à Akwaya, ils seront enlevés par les Mesaka du Nigeria. A en croire des sources concordantes introduites auprès des autorités du département de la Manyo, ces quatre Camerounais ont été assassinés.

Le rapt qui met le feu aux poudres

Une fois que les quatre Camerounais ont été assassinés, les Essimbi de Bawuru du Nord-Ouest, ne l’ont pas entendu de cette oreille. Le Week-end dernier, ils sont revenus à la charge, exigeant leurs frères aux Akwaya. La réplique ne s’est pas fait attendre. L’affrontement a fait six morts selon les sources proches de l’administration. Les sous-préfets d’Akwaya, de la Menchum Valley et les forces de l’ordre sont descendus sur les lieux rétablir la paix. Mais mardi dernier 11 janvier, les Mesaka d’Akwaya ont déjoué les forces de l’ordre et ont envahi quatre villages ( Bichulu, Ikom, Bayi, Ekume) dans la Menchum Valley. Ils ont non seulement tué plus d’une vingtaine de personnes, blessé de nombreuses autres qui sont internées actuellement dans des hôpitaux du département de la Menchum, mais aussi et surtout ils ont incendié plusieurs maisons dans ces villages. L’enquête ouverte suit son cours. Au moment où nous allions sous presse, le préfet de la Menchum et ses collaborateurs tenaient une réunion pour tirer les conclusions provisoires. Les éléments du Bir et de la gendarmerie sont déployés dans la zone pour éviter une autre escalade.

© Le Popoli : Joe ZAZA