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Cameroun: des soldats accusés de rébellion attendent d’être fixé sur leur sort


Ecrit Par le 8 Jun 2017 Publié dans la categorie: Actualités, Afrique, Politique


Des soldats camerounais, au poste de frontière de Garoua-Boulai, dans l'est du Cameroun, ville près de laquelle la prise d'otage a eu lieu en mars 2015. © AFP PHOTO / REINNIER KAZE

Des soldats camerounais, au poste de frontière de Garoua-Boulai, dans l’est du Cameroun, ville près de laquelle la prise d’otage a eu lieu en mars 2015.
© AFP PHOTO / REINNIER KAZE

Une trentaine de militaires camerounais attendent toujours d’être fixés sur leur sort. Ils ont été arrêtés samedi dernier après avoir bloqué la route nationale à Zigué, dans l’Extrême-Nord. Les soldats réclamaient une relève immédiate et une augmentation de leurs primes. Tous risquent maintenant des sanctions disciplinaires et judiciaires, car une enquête a été ouverte pour rébellion. Cet épisode a mis en lumière les difficiles conditions de travail des troupes dans le nord du Cameroun.

Le coup d’éclat des militaires samedi dernier a beaucoup surpris, pourtant cela fait déjà plusieurs mois que certains d’entre eux expriment ces revendications. Toujours les mêmes : une augmentation des primes et une relève plus rapide.

Selon un journaliste local, il arrive que les soldats restent six mois en poste dans l’Extrême-Nord avant l’arrivée d’une nouvelle équipe. Car le Cameroun est présent dans plusieurs zones, dans l’ouest anglophone, à la frontière centrafricaine et en Centrafrique même, au sein de la mission des Nations unies.

D’ailleurs, c’est l’autre point de crispation : les écarts de prime entre ces militaires appartenant à la Minusca et les autres. Les premiers reçoivent 450 000 francs CFA de prime par mois, c’est-à-dire 680 euros de la part des Nations unies. Alors que les soldats en poste dans le nord du Cameroun perçoivent environ 100 000 francs CFA de prime, l’équivalent de 150 euros. Cet écart est vécu comme une injustice, mais le Cameroun n’est pas en mesure de s’aligner sur les primes de l’ONU.

Un journaliste du Nord explique que les autorités auraient dû expliquer davantage le fonctionnement de ces primes et les différents budgets, mais il ajoute que maintenant, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de sanctionner les militaires pour éviter que les revendications ne s’étendent, en particulier aux comités de vigilance qui, eux, sont uniquement composés de volontaires.

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