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Cameroun – Musique: Petit Pays déprave


Ecrit Par le 6 Aug 2013 Publié dans la categorie: A La Une, Actualités, Culture, Musique, Société


petit-pays
A force de s’emporter contre les chansons obscènes d’Adolphe Claude Moundi, alias Petit Pays, les mélomanes s’en étaient déjà lassés, faute de mesures coercitives. Le 21 juin 2011, l’artiste camerounais Joe «La conscience» (que cite Pat Mabey dans son livre intitulé «Musique chrétienne? La face cachée», 330 Pages, Editions Lupeppo, 2013), a de déposer une plainte contre lui et sa consœur Lady Ponce, une autre Chanteuse de bikutsi obscène.

«La société camerounaise d’aujourd’hui est malade de sa musique et de son contenu, donc de sa qualité. Petit Pays, je l’accuse spécifiquement de promotion de l’homosexualité (on se souvient qu’il avait alors chanté «il est fou de moi, je suis fou de lui», NDLR)». Mais celui que bon nombre de jeunes Camerounais prennent pour référence et modèle n’en a que dal. Sa dernière production sortie en 2013 a pour cible les adolescents.

Dans cet opus, Petit pays met à rude épreuve et annule la tâche des parents à pouvoir donner une éducation à leurs rejetons afin de faire d’eux des citoyens dont la nation sera fière. C’est par un a capela en douceur qu’il introduit les adolescents dans son univers diabolique: «Papa, maman n’est pas là, je vais profiter, regarder les films interdits». Après s’être assuré que tout va bien: «c’est bon? Est-ce que c’est bon? Ok! On y va!», il les embarque dans son bateau.

Il peut alors, dans un rythme enlevé, dérouler le contenu de ses enseignements: «Papa n’est pas à la maison/Je vais me balader/Balader/Vadrouiller/Maman n’est pas à la maison/Je vais profiter/ Profiter/M’amuser/Papa, maman n’est pas là/Je vais regarder les films interdits/ Avec mes amis/ Les films dangereux avec mes co¬pines/ Dans la chambre toujours en¬fermés/Dans la chambre toujours enfermés».

Les centres d’intérêt qu’il développe à l’égard de ces enfants qui n’ont pas encore la faculté de discerner le bien du mal, mais sont prompts à calquer le mal et rejeter le bien, sont: le sexe, la drogue, les films dangereux et interdits. «Les parents sont au boulot/je vais boire du whisky et du champagne et visionner les films d’amour/ Je vais profiter/Je vais m’éclater/Je vais boucanter avec mes amis/Je vais boucanter avec les nanas/Je vais profiter/M’amuser avec les petites/Les filles, bien sûr/ (… ) /Sautez!…Sautez!/Sautez!/Ah oui, les parents ne sont pas là/Profitez! Amusez-vous!/Dansez! Mangez! Cognez!/Cognez!».

La débauche

Il n’a qu’à faire des conséquences que cela peut susciter: sexe, viol, grossesses non désirées, consommation d’alcool et de la drogue, crimes etc. Au moment où les pouvoirs publics s’évertuent à réarmer la jeunesse du sens de l’éthique, de la morale, du civisme, voilà qu’un artiste considéré comme une boussole et un modèle pour la jeunesse, tire la nation vers le bas.

Face à l’émergence de musiques obscènes dans la société camerounaise, les vielles générations ne s’abreuvent que de nostalgie. C’est donc incessamment qu’on implore le retour des ténors des années 1970, 1980 et 1990 aux chansons sensibilisatrices et moralisatrices. On cite alors Ben Decca «Amour à sens unique», Pr Ndedi Eyango avec «you must calculer», «Patou», «Appelle-moi»; Francis Bebey avec «Agatha», Emile Kangue, Dina Bell, et une certaine génération du siècle actuel telle que Ntumba Minka, Samy Diko, Mamadou. Ottou Marcellin fait aujourd’hui la fierté du Cameroun avec son morceau «Enfant de la guerre» qui est inscrit au programme des lycées en France. La tendance actuelle est que le mal triomphe enfin du bien dans la musique camerounaise. Une philosophie qu’une adolescente américaine âgée de dix ans au moment des faits, dans son morceau «21st Century Girl», chante: «I’m on a mission/With no restriction s/Don’t second geuss mysel/I’m born to be wild» (Je suis dans une mission/Sans restrictions/Je ne me justifie pas/Je suis née pour être sauvage» (cité par Pat Maby). Ils sont nombreux comme ça dans le show-biz occidental, ces artistes qui ont décidé d’enfoncer le monde dans le chao de Lucifer. Au Cameroun aussi, Lucifer a ses serviteurs qui se recrutent dans le show-biz, principalement musical. Comment sauver le Cameroun de l’emprise de Baphomet dont parle Pat Mabey, au moment où la censure est très loin derrière nous et où le contrôle des Technologies de l’Information et de la communication échappe aux pouvoirs publics?

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