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Capitaine Amadou Haya Sanogo, président du CNRDRE : «J’ai une histoire avec Kati»

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 24 Apr 2012 Publié dans la categorie: Afrique, Mali


Au lendemain du coup d’Etat du 21 Mars 2012, avec zéro mort, au milieu de cette-nuit-là, dit-on. Cette nuit-là, Kati devint ipso facto la capitale du Mali. Il le restera jusqu’à ce que les hommes dignes de ce nom, appartenant à juste titre au Cnrdre, dont la principale mission consiste à reprendre, à tout prix, le Nord, à feu ou à sang ? Ou par le dialogue ? C’est selon… En tout cas, la noble mission du Cnrdre, c’est le nébuleux Nord. Parce que, sans le Nord, il n’y plus de démocratie au pays de Kankou Moussa. Plus grave, le Mali n’existe plus…

Mon capitaine, qu’est-ce qui vous lie à la ville de Kati notamment est-ce que vous avez une histoire avec Kati ?
Réellement je peux dire que j’ai une histoire avec la ville de Kati. Mais avant, je profite de l’occasion pour adresser mes sincères remerciements et mes salutations à la population de Kati en particulier et celle du Mali pour leur soutien sans faille au Cnrdre. Ceci dit, mes relations avec la ville de Kati sont énormes. C’est vrai que je suis originaire de Sikasso et né à Ségou, mais Kati est la ville qui m’a vu grandir. Depuis le prytanée militaire où j’ai commencé mon parcours militaire. Cela fait plus de 11 ans que je vis et travaille dans les unités de Kati. Donc, je dois tout à la ville de Kati. Je suis heureux et ému du fait que je sois, aujourd’hui, à la tête du Cnrdre à Kati d’où tout le processus est parti. Je ne peux que m’estimer heureux.

Amadou Haya Sanogo

Vous êtes à la tête du Cnrdre depuis le 22 mars 2012. Qu’est-ce qui a changé dans votre vie ?
Beaucoup de choses commencent à changer. D’abord, je tiens à féliciter le peuple malien pour sa largesse d’esprit, la compréhension et l’acceptation. Toute chose qui est extrêmement important parce que le peuple dans son ensemble a compris que la cause est juste et noble. Ils ont adhéré à la cause du Cnrdre et cela se perçoit à travers les messages et autres manifestations de soutien. Ce qui me fait le plus plaisir, c’est qu’aucune violence n’accompagne ces actions de soutien. Au-delà, nous sommes des humains, tant qu’on veut on peut. A travers notre approche, le peuple malien a démontré qu’il veut le changement. C’est pour cela que j’affirme que beaucoup de choses ont changé. Ensuite, c’est à partir de l’acceptation que les choses vont démarrer concrètement. Je n’ai aucun doute la dessus.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué après la prise du pouvoir par le Cnrdre ?
Ce qui m’a le frappé, c’est le fait qu’on est parvenus à faire le déclic. Je crois fermement que la majeure partie de la population aspirait à un changement. Les gens vivaient dans un malaise social indescriptible. Les gens étaient impuissants face à tous ce qui se passait. On était dans une situation d’ambiguïté. Dès notre arrivé et au fur et à mesure que les jours passent, les gens s’apercevront des avancées notables dans la gestion de la chose publique.

Quelles sont les conditions dans lesquelles se trouve l’armée malienne ?
L’armée malienne commence à se rétablir. L’armée était malade sur le plan formation et équipement, orpheline et surtout délaissée par le pouvoir central. La discrétion militaire m’interdit de dévoiler certaines choses mais je puis vous assurer et rassurer le peuple malien que des dispositions sont en train d’être mises en œuvre pour refaire notre armée. Des actions d’analyse et de réflexion seront très bientôt appliquées.

La crise du nord Mali demeure une priorité pour les Maliens. Quelles mesures allez-vous entreprendre pour endiguer définitivement ce problème ?
Toutes les solutions possibles sont envisagées afin de recouvrer l’intégrité territoriale de notre pays. Ceci dit, le dialogue doit prévaloir mais nous n’hésiterons pas, cependant, d’utiliser d’autres moyens pour assurer l’intégrité du Mali.

Quels sont aujourd’hui les besoins prioritaires pour une meilleure condition de vie des militaires et leur famille ?

Dans l’accord cadre un certain nombre de lois sont envisagées. De la loi d’amnistie en passant par la loi portant sur l’orientation à la programmation militaire. Un comité de suivi des victimes de guerre sera aussi mis en place. Sur le plan infrastructures, nous allons refaire l’existant et mettre les militaires dans le minimum de conditions de vie. Quand vous faites un tour dans nos garnisons, à certains endroits, on se croirait encore dans un village au 17è siècle. Il faudrait revoir tout cela. Aussi, le problème de salaire et de prime fera aussi l’objet d’une réflexion très pointue. Si toutes ces conditions sont résolues, nous aurons une armée opérationnelle et surtout professionnelle.

Quelles sont les priorités du capitaine Sanogo pour un meilleur épanouissement des populations de la ville garnison, Kati ?
Une fois de plus, je dois tout à la ville de Kati. Je n’aime pas, cependant, promettre et je préfère laisser l’avenir me juger. En ce moment, la population appréciera les actions à leur juste valeur.

Votre mot de la fin ?
Des remerciements sincères aux Maliens et Maliennes pour leur adhésion à la cause. Je les invite ensuite à beaucoup de courage et d’acceptation afin qu’ensemble nous construisons un Mali équitable, juste parce que le Mali ne se résume pas au Cnrdre, c’est un tout. Nous devons unir nos efforts pour un Mali démocratique et fort avec une armée professionnelle.

Réalisée par Mamadou DIALLO «Mass»

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