La championne olympique accuse sa cousine de lui avoir subtilisé des équipements sportifs à son domicile. L’infortunée est gardée à vue à la brigade de gendarmerie de Melen II depuis une semaine.
A la suite de sa plainte déposée à la brigade de gendarmerie de Melen II, la médaillée d’or olympique réclamerait 15 millions F Cfa au titre de la réparation du préjudice causé par le présumé vol de ses équipements sportifs par sa cousine. Félicité Engomè, ancienne athlète de l’écurie Aes Sonel, ex-championne d’Afrique juniors au 4x100m à Garoua, en 2003, et médaillée de bronze au championnat d’Afrique seniors de Brazzaville, en 2004, est accusée par sa cousine “ d’avoir subtilisé ses équipements sportifs à son domicile, à Melen ”.
A en croire des témoignages de certains proches de la championne olympique, Félicité Engomè aurait séjourné sur invitation de sa cousine Mbango à la résidence familiale, à Melen, à Yaoundé, pour quelque temps, en compagnie de son conjoint. L’attitude chaleureuse et hospitalière manifestée par la championne olympique, aurait subitement changé, quelques jours après vis-à-vis de ses hôtes- Françoise Mbango, sans raison évidente, aurait décidé de mettre un terme au séjour du couple sous son toit. Selon des témoignages concordants, la triple sauteuse aurait soumis ses convives à une fouille systématique de leurs effets avant de quitter sa résidence- et la fouille initiée n’aurait pas été fructueuse. Sans se soucier de quoi que ce soit, Félicité Engomè aurait regagné Douala où réside sa famille, non sans s’étendre à gorge déployer sur la curieuse attitude de sa cousine. Françoise Mbango, entre temps, aurait constaté la disparition de ses équipements sportifs à son domicile à Melen, après le départ de sa parente. Sur ces entrefaites, la médaillée d’or au triple saut dame à Beijing 2008, aurait effectué une descente à Douala auprès de la famille de Félicité Engomè, pour accuser ouvertement celle-ci de ”vol de son matériel sportif” qui serait de haute qualité, comme elle a laissé entendre auprès des pandores.
Grand prix aux équipements sportifs
Les parents de la présumée voleuse, dont le père est un certain Dikonguè Pipa, cinéaste camerounais de renom, auraient tenté de calmer les ardeurs de Françoise Mbango pour que le différend puisse se résoudre en famille à Yaoundé. Malgré tout, Félicité Engomè aurait consenti de se rendre à nouveau à Yaoundé, sur les conseils nourris de ses parents, afin de tirer cette sombre affaire de vêtements sportifs au clair. Une fois arrivée à Yaoundé, Félicité Engomè est interpellé par les éléments de la brigade de gendarmerie de Melen II, où elle est gardée à vue depuis lundi 20 avril 2009, à la suite d’une plainte déposée par Françoise Mbango Etonè, pour vol d’équipements sportifs.
Selon nos informations, la mise en cause aurait nié en bloc toutes les accusations qui pèsent sur elle dans son audition face aux gendarmes. La nouvelle de l’arrestation de Félicité Engomè aurait soulevé un tôlé général au sein de l’Association des athlètes à la fédération camerounaise d’athlétisme (Fca). Le collectif d’athlètes, devant la farouche détermination de Mbango à réclamer le payement du préjudice de 15 millions F Cfa pour le vol présumé de ces équipements sportifs, aurait décidé “ de faire une quête d’argent modique soit-elle, pour voler au secours de leur membre, sans toutefois manqué de fustiger la démarche de la championne olympique ”
D’après certaines indiscrétions issues de l’affaire, le père de Françoise Mbango aurait intercédé auprès de cette dernière pour mettre fin au différend trois jours après l’interpellation de Félicité Engomè. Déterminée à faire ”punir sa cousine pour son forfait”, elle n’aurait pas accédé à la sollicitation de son géniteur. Des sources proches de la gendarmerie affirment que Françoise Mbango attacherait un grand prix aux équipements sportifs, dont la nature suscite une controverse. Deux versions s’affrontent sur les pistes, l’une soutient “ que ces équipements seraient d’une sortie récente haut de gamme de marque Nike, et l’autre qu’ils seraient ceux qu’elle aurait arboré lors de son sacre historique au triple saut dame aux jeux olympiques de Beijing 2008 ”. Approchés, des éléments de la brigade de gendarmerie de Melen II n’ont pas souhaité s’ouvrir sur la question, préférant renvoyer le reporter vers le commandant de l’unité absent des lieux. Pour l’heure, l’affaire pourrait connaître une autre tournure, ce lundi 27 avril 2009 à la brigade de Melen, où la garde à vue a largement dépassé les délais requis de 72h, avec un probable déferrement au parquet de l’infortunée.
La Nouvelle Expression : Olivier Mbéllé











