“For the love of music”. Tel est le titre phare du premier album mis sur le marché par Le Grand Sitch et J-Ott. Dans cet opus de douze titres, on y retrouve des genres tels le hip hop, le R’n’B, le rap et bien d’autres sonorités internationales. C’est, profitant de son passage au Cameroun, que Blaise Christian Sitchet, plus connu sous le nom de Le Grand Sitch, s’est présenté rendu dans les locaux du Messager pour parler de son album. D’après lui, «la vie dans la musique est une lutte. Ça demande de la patience et de la passion. Nous faisons la musique par amour et passion, pas seulement pour gagner de l’argent. Cette attitude que nous avons adoptée nous aide à braver bien des difficultés»
Produit sous le label INRG qui est également la maison de production et de distribution que ce tandem a mise sur pied aux Etats-Unis, cet album traite des problèmes quotidiens vécus aussi bien par les Américains que les Africains. C’est ce rapprochement entre les deux cultures aux civilisations presque identiques qui a facilité la rencontre et la fusion entre l’Américain Jordan Ottley (J-Ott) et le Camerounais Blaise Christian Sitchet (Le Grand Sitch). Pourquoi avoir adopté ce sobriquet ? «J’aspire à la grandeur aussi bien au propre qu’au figuré. Les mots comme échec et médiocrité ne font pas partie de mon vocabulaire. Je travaille au quotidien pour améliorer mes capacités»
Tournées au Cameroun en vue
Son passage dans certaines émissions radio et télé de la ville de Douala a sonné comme un déclic. L’hôtel où il a établi son quartier général a été transformé en un lieu de pèlerinage. Car il a annoncé vouloir se lancer également dans la production des jeunes talents camerounais et africains qui ont du goût pour de la bonne musique : «Je suis un artiste complet. Dans ce sens, mon rôle est aussi d’encadrer les jeunes qui émergent. Ma maison de production (INRG) est créée à cet effet. J’ai été peintre, poète, dessinateur et que sais-je encore ? Maintenant je suis un auteur compositeur avec plus de cent titres au répertoire»
Ancien étudiant de la Faculté des sciences économiques et de gestion appliquée de l’Université de Douala, ce résident permanent aux Etats-Unis voue une grande admiration pour la musique camerounaise, même s’il pense que certains rythmes comme le Bikutsi devraient être exploités à fond comme le Makossa : « Je suis entrain de faire des recherches là-dessus. Le Bikutsi peut conquérir le monde ». Parlant de ses idoles, il cite Manu Dibango, son «compatriote» Prince Eyango, Richard Bona, Gino Sitson, Georges Séba, Petit Pays et Aladji Touré qui a contribué à l’épanouissement de la musique camerounaise. «Je voudrais que mon nom soit associé à ces grands pour que je fasse partie de l’almanach de la musique camerounaise. Quand on fait du bien, tout ou tard, ça finit par se savoir», espère t-il.
Avant son retour pour l’Etat du Maryland aux Etats-Unis d’Amérique et après avoir distribué des CD originaux à ses fans, Le Grand Sitch a promis de revenir au bercail en février 2010, afin de parachever la promotion de cet album sorti des bacs au mois de novembre 2009. «Je n’oublierai jamais le Cameroun. J-Ott et moi sommes fascinés de faire des spectacles au Cameroun même s’il faut annuler nos tournées à travers le monde», révèle t-il. Avec Le Grand Sitch, le Cameroun compte un ambassadeur de plus au pays de l’Oncle Sam.
Par marlyse.sibatcheu | Le Messager











