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Christine Lagarde nommée directrice générale de la FMI

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 29 Jun 2011 Publié dans la categorie: Actualités, Economie, Finance, Monde


Le conseil d’administration du Fonds monétaire international a choisi Christine Lagarde, 55 ans, comme nouvelle directrice générale. Le FMI a annoncé sa décision dans un communiqué, en précisant que son conseil d’administration était parvenu à cette décision «par consensus». Christine Lagarde succède ainsi à un autre Français, Dominique Strauss-Kahn, pour devenir la première femme à ce poste.

Le choix de Christine Lagarde était pratiquement acquis après le soutien de la Chine, de la Russie, du Brésil et ce mardi des Etats-Unis, premiers actionnaires de l’institution. Ellen’avait plus qu’un adversaire en lice, le gouverneur de la Banque du Mexique, Agustin Carstens, 53 ans. Tous deux ont fait campagne dans le monde entier, avant de plaider leur cause devant les 24 membres du conseil d’administration.

«Un honneur et une joie»

Christine Lagarde n’a pas tardé à réagir à sa nomination, écrivant sur Twitter: «Chers amis, c’est un honneur et une joie de vous annoncer que le Conseil d’administration du FMI vient de me désigner directrice générale!» Son mandat de cinq ans doit officiellement commencer le 5 juillet prochain. Une arrivée rapide dans les bureaux du FMI à Washington. En 2007, Dominique Strauss-Kahn avait été ainsi désigné directeur général fin septembre mais il n’avait pris ses fonctions que le 1er novembre.

Interrogée sur le plateau du 20h de TF1, Christine Lagarde a évoqué son «émotion pour cette page réussie qui se tourne, après quatre ans auprès du Président Nicolas Sarkozy et du Premier ministre François Fillon». Revenant sur son expérience ministérielle, elle a éstimé que «c’est une grande fierté au service de la France et des entreprises».

Déclarant qu’elle a immédiatement pensé «à mes proches, à ma famille, le Président m’a appelé, j’ai aussi pensé à mes équipes (…) avec qui j’ai beaucoup appris», elle a souligné «avoir avalé beaucoup de couleuvres» dans les moments difficiles. «Je suis une nageuse de compétition», expliquant qu’elle n’a jamais renoncé. Elle a ensuite souligné que sa nomination est une «victoire pour les femmes», «c’est bien que les choses changent un peu».

«Sereine» sur l’enquête concernant l’affaire Tapie

Concernant son rival mexicain Agustin Carstens, la ministre de l’Economie a déclaré qu’elle avait «amitié et respect» pour lui, avant d’évoquer son futur travail à la tête du FMI. «Je veux rassembler les équipes du FMI», et mettre en avant les valeurs de «confiance, courage, énergie». Evoquant Dominique Strauss-Kahn, Christine Lagarde «souhaite lui parler longuement» pour évoquer le FMI, «selon le droit américain».

Revenant sur sa désignation par consensus, Christine Lagarde a expliqué que le conseil d’administration du FMI effectuait un premier vote à huis clos, et si une majorité forte se dégageait, comme dans son cas, on demandait à l’autre candidat s’il souhaitait se retirer, ce qu’a fait Agustin Carstens.

Sur l’affaire Tapie, Christine Lagarde s’est déclarée «sereine» quant à l’issue d’une éventuelle enquête. «Je suis totalement sereine. J’ai toujours agi dans le respect de la loi, sans avantager personne», a-t-elle déclaré. «Il y a des magistrats qui sont dans une commission en charge d’examiner ce dossier, il y donneront les suites, les conséquences qui leur paraissent légitimes ou nécessaire, mais je suis totalement sereine sur ce point», a-t-elle ajouté. L’actuelle ministre de l’Economie pourrait faire l’objet d’une enquête pour abus d’autorité dans l’affaire Tapie. La Cour de justice de la République a mis sa décision en délibéré au 8 juillet.

Appel à la Grèce

Interrogée sur la Grèce, Christine Lagarde a appelé sur TF1 l’opposition grecque à une entente nationale avec le parti au pouvoir pour sortir le pays de la crise. «C’est un dossier extrêmement important sur lequel nous devons liguer nos efforts», a dit la ministre française de l’Economie et des Finances sur TF1, en réponse à une question sur la crise grecque».

«Si j’ai un message à faire passer ce soir concernant la Grèce, c’est un appel à l’opposition politique grecque pour qu’elle rejoigne dans une entente nationale le parti qui est actuellement au pouvoir. Il y va vraiment du destin d’un pays, de sa sécurité», a-t-elle ajouté. Interrogée sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, elle a répondu : «C’est le scénario du pire qu’il faut impérativement et par tous les moyens éviter».