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Condamnation à vie: Paul Eric Kinguè sollicite l’intervention du Chef de l’Etat

Le Messager Publié par + Apr 17th, 2012 et classé dans Actualités, Politique, Société. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse via le formulaire ci-dessous ou par un trackback de cet article sur votre site



Paul Eric Kinguè souhaite que le chef de l’Etat vienne à son secours. Il vient de lui adresser une lettre dans laquelle il lui demande de se pencher sur son cas. Ladite correspondance date du 12 avril 2012. «Le 29 février dernier, écrit-il, au terme d’une procédure qui aura duré trois mois, j’ai été condamné à une peine d’emprisonnement à vie par le tribunal de Grande instance du Moungo, par jugement numéro 51/Crim du 29 février 2012, pour un prétendu détournement de la somme de 10.296.851 FCFA». Poursuivant, il indique que «si juridiquement, la peine prononcée peut susciter peu de commentaires au regard de la loi (article 184 alinéa 1-a du code pénal), la procédure menée pour arriver à me condamner à vie, viole toutes les lois camerounaises et conventions internationales relatives au procès pénal en particulier et au procès équitable tout court». Et le requérant de conclure que, sur le fond également, la loi n’a pas été respectée. «Aucune preuve de détournement, fait-il observer au chef de l’Etat, n’est administrée par l’accusation pour établir le détournement proprement dit tel que strictement défini à l’article 184 alinéa 1-a du code pénal». Tout comme il soutient qu’ «il ressort de l’ordonnance de renvoi rendue le 30 septembre 2009 par le juge d’instruction près le tribunal de Grande instance du Moungo à Nkongsamba que j’ai nié les faits qui me sont reprochés».

Paul Eric Kinguè

Des irrégularités

Toutes choses, indique Paul Eric Kinguè, qui attestent qu’il s’agit d’une véritable allégation mensongère. «Tant il est vrai que je n’ai jamais eu à m’expliquer sur lesdits faits devant le juge d’instruction de qui j’ai exigé, dès le 30 juin 2009, date de la première comparution relative à cette autre affaire, une citation préalable régulière dans les formes et conditions exigées par le code de procédure pénale en ses articles 40 et 41». Selon l’ex-maire de la commune de Penja, en procédant de la sorte, le juge d’instruction Blaise Ngoussomo a grièvement violé une règle de procédure édictée dans l’optique d’une protection optimale des droits de la défense.

Ce n’est pas la première fois que Paul Eric Kinguè écrit au Chef de l’Etat pour l’informer de ce que «des irrégularités ont entaché ses nombreuses procédures et sur l’absence totale de preuves de l’accusation, et sur le manque de bases légales et motivations erronées du jugement numéro 51/Crim du 29 février 2012, pour un prétendu détournement de 10.296.851 FCFA».

En attendant la réaction du Chef de l’Etat, le pensionnaire de la spéciale 18 à la prison centrale de Douala souhaite que des mesures énergétiques soient prises contre ces magistrats du Moungo qui selon lui, détruisent tous les jours, du fait de leur empêtrement ouvert dans la corruption, l’image de notre Justice, mais aussi surtout celle du Cameroun. Sera-t-il entendu?

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