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Crise des missiles: la Chine soutiendra la Corée, sauf si elle tire en premier


Ecrit Par le 12 Aug 2017 Publié dans la categorie: A La Une, Monde


Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un assistant à un exercice d'entraînement de l'armée. Pyongyang a annoncé samedi entrer "en état de guerre" contre la Corée du Sud, après avoir placé la veille …

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un assistant à un exercice d’entraînement de l’armée. Pyongyang a annoncé samedi entrer “en état de guerre” contre la Corée du Sud, après avoir placé la veille …

La Chine ne cesse d’essayer de calmer la guerre des mots entre Washington et Pyongyang. Sans pour autant y parvenir. Ce vendredi 11 août 2017, le journal officiel «Global Times» publie un éditorial prévenant qu’en cas de guerre, ni Washington ni Pyongyang ne doivent s’attendre au moindre soutien de la part de Pékin. Sauf dans un cas précis. Explications.

Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

« Nous appelons les parties impliquées à la prudence et à cesser les provocations », avait mis en garde le ministère des Affaires étrangères chinois mercredi. Vœu pieux, puisque les provocations sont reparties de plus belle.

« Si la Corée du Nord envoie des missiles menaçant le sol américain en premier lieu et que les Etats-Unis réagissent, la Chine restera neutre », affirme désormais le Global Times.

Mais d’ajouter un deuxième cas de figure : « Si les Etats-Unis et la Corée du Sud lancent des frappes et tentent de renverser le régime nord-coréen afin de changer l’équation politique dans la péninsule coréenne, alors la Chine saura les en empêcher. »

Le dilemne chinois

En cas de conflit, les deux parties seraient perdantes, avertit par ailleurs l’éditorialiste du Global Times, sans mentionner toutefois que le troisième grand perdant d’une guerre dans la péninsule coréenne serait la Chine.

Car de fait, aux yeux de Pékin, rien ne serait pire qu’une guerre à sa frontière. La Chine perdrait alors son Etat-tampon, qui lui permet de tenir à distance aussi bien les Etats-Unis que le Japon.

La Chine est face à un dilemme : elle doit raisonner Pyongyang, tout en évitant que le régime ne s’écroule. Pékin a donc accepté d’appliquer des sanctions sans précédent, mais continue à fournir du pétrole et des aliments aux Nord-Coréens.

C’est peut-être dans cette optique que Pékin et Moscou ont annoncé la création d’un projet commun de règlement de la crise, par la voix de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères.

Ce projet propose un gel des essais de missiles nord-coréens en échange d’un arrêt des manoeuvres militaires conjointes de grande envergure menées par les armées américaine et sud-coréenne.

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