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Croissance en Afrique de l’Ouest : la Banque mondiale compte sur la Côte d’Ivoire


Ecrit Par le 24 May 2018 Publié dans la categorie: A La Une, Cote d'Ivoire, Finance


Banque mondiale

Alors que le pays confirme ses bons résultats économiques, la Banque mondiale débloque 1,5 milliard de dollars pour soutenir le développement de la Côte d’Ivoire. Une aide qui devrait profiter à l’ensemble de la région ouest-africaine.

L’économie de la Côte d’Ivoire continue d’accumuler les bons résultats. D’après les chiffres dévoilés récemment par l’agence Ecofin, « la balance commerciale ivoirienne a dégagé un solde excédentaire de 1 708,4 milliards FCFA (environ 3,2 milliards de dollars) en 2017, en hausse de 29,7 % par rapport à l’année précédente ».

Les exportations ont ainsi progressé de 8,8 % en 2017, à 7 302,4 milliards FCFA (environ 13,8 milliards de dollars), alors que les importations « n’ont que légèrement progressé de 3,3 % », à 5 594 milliards FCFA (environ 10,6 milliards de dollars).

Selon l’agence d’information économique, la progression en valeur des exportations ivoiriennes est due principalement au dynamisme des produits primaires (+ 15,1 %), et tout particulièrement aux produits de l’agriculture industrielle (+ 17,7 %), notamment le cacao fèves (+ 13,1 %), la noix de cajou (+ 29,2 %), le caoutchouc (+ 48,9 %) et le coton en masse (+ 124,7 %).

Des chiffres qui donnent raison à la Banque mondiale. L’institution financière s’est engagée à débloquer 1 milliard de dollars au titre de l’aide au développement et 500 millions supplémentaires afin de financer les filières de l’anacarde et le cacao. Cette dernière reste stratégique pour l’économie ivoirienne. D’après l’agence Ecofin, « le cacao fèves bénéficie d’une bonne progression du volume exporté (+ 43,1 %) en dépit de la chute des prix (- 20,9 %) ». Abidjan envisage par ailleurs de transformer au moins 50 % de sa récolte de cacao et 100 % de celle d’anacarde d’ici 2020.

Développer le commerce intra-africain

C’est dans ce contexte encourageant que la Banque mondiale s’apprête à honorer un engagement pris en 2016, lorsque les bailleurs de fonds ont promis à la Côte d’Ivoire une aide de 15,4 milliards de dollars sous forme de dons et de prêts pour soutenir le programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020. Le groupe de la Banque mondiale s’était quant à lui engagé à doubler son soutien en le portant à environ 5 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Pour la Banque mondiale, soutenir l’économie ivoirienne revient à soutenir celle de la région ouest-africaine. Le pays d’Alassane Ouattara est en effet la deuxième économie la plus dynamique du continent africain et la première d’Afrique de l’Ouest. Alors qu’elle représente près de 40 % du PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Côte d’Ivoire est considérée comme le moteur du développement dans la région.

Une puissance qui pourrait être encore plus importante avec l’élargissement du commerce intra-africain. Pour l’agence de notation Moody’s, en effet, « développer le commerce intra-africain permet de renforcer les économies locales, en augmentant la demande et les investissements pour les secteurs exportateurs et en réduisant la dépendance aux matières premières », rapporte Jeune Afrique.

Moteur de l’économie régionale

Selon Moody’s, ce sont les exportations intra-régionales qui contiennent les produits à plus forte valeur ajoutée, alors que les exportations de l’Afrique vers le reste du monde « restent peu diversifiées et constituées principalement de matières primaires ».

L’agence de notation attire l’attention sur le déficit d’infrastructures, les barrières non-tarifaires et le manque de financement du commerce extérieur, principaux obstacles au renforcement du commerce intra-africain. Or, les pays qui bénéficieraient le plus d’un renforcement de l’intégration commerciale africaine sont ceux qui disposent déjà d’une base industrielle importante et d’infrastructures relativement développées. Parmi eux, on compte notamment l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Égypte et la Côte d’Ivoire.

D’après les chiffres d’Ecofin, l’Europe est le principal débouché des exportateurs ivoiriens. L’UE représente en effet 38,2 % de la valeur des produits exportés par le pays ouest-africain en 2017. Viennent ensuite la CEDEAO (18,8 %), l’Asie (17,5 %) et le continent américain (13,3 %). L’UE est également le principal fournisseur de la Côte d’Ivoire (33,1 %). Elle est suivie de l’Asie (33 %) et la CEDEAO (15,2 %).

Selon les estimations de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire devrait continuer d’être l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique. Cela devrait lui permettre de contribuer à renforcer les échanges régionaux et confirmer son rôle de moteur de l’économie d’Afrique de l’Ouest.

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