Le professeur Mendozé est intervenu dimanche sur les antennes de la RTS, une radio locale de la capitale camerounaise. Dans le ton qui est sien, l’ancien ministre de la communication est revenu sur certains contenus gestuel et textuel de la musique camerounaise actuelle.Il a fortement critiqué les propos qui alimentent les chansons de certains artistes, propos qui tournent exclusivement autour de l’anatomie la plus intime de l’Homme.
” Les pédés”
De l’intervention de Mendo Zé, l’on retiendra par exemple que ”Ne touches pas à ma chatte” de K-Tino traduit ce que chacun peut imaginer. Le ”I am sorry” de Majoie Aï signifie subtilement en éwondo-anglicisé ”je vais me déshabiller”. Petit-Pays a été lui aussi épinglé notamment avec son titre ”Nioxxer”.
Les panélistes de Radio Siantou se sont aussi permis un pas de côté pour évoquer un sujet encore considéré comme tabou au Cameroun. Selon Mendo Zé appuyé par Hubert Mono Ndjana, en chantant ”les pédés”, Petit Pays érige l’homosexualité en règle alors même que cette forme d’attirance sexuelle ne concerne qu’une minorité de Camerounais. Ces propos de spécialistes ont néanmoins eu le mérite de reconnaître explicite que la pratique de l’homoxesualité existe au Cameroun, pratique sévèrement reprimée par la législation pénale.
Mendo Zé a enfin regretté qu’il y ait aujourd’hui une différence criarde entre le Bukutsi éxécuté au village, ce qu’il désigne comme ”le Bikutsi scientifique” et ”le Bikutsi travesti” ou celui développé dans les cités urbaines du Cameroun.
Remèdes
Pour sortie la musique camerounaise de sa vulgarité (sujet phare du jour), Mendozé a prôné l’éducation des artistes locaux. Il a surtout invité l’Etat à prendre ses responsabilités et non pas à les fuir sous le prétexte de la libre expression de l’art et des artistes. C’est ainsi qu’il a appelé de ses voeux à la création des écoles des beaux-arts au Cameroun. Ces écoles seraient alors des véritables centre d’apprentissage de l’éxécution des danses traditionnelles locale que sont le Magabeu, le ben-skin, le Bikutsi, le Makossa etc.
Pour rappel, Mendo Zé est par ailleurs spécialiste de la stylistique et de la linguistique, professeur de français à l’université de Yaoundé I. Il est aujourd’hui impliqué dans l’affaire de la mauvaise gestion de la CRTV. Le contrôle supérieur de l’Etat a récemment épinglé son mauvais management du temps où officiait à la tête de ce média d’état au poste de DG. Il est coupable de plusieurs fautes de gestion selon le langage administratif et financier camerounais.
Mendo Zé était accompagné d’un autre professeur, Hubert Mono Ndjana. Ce dernier est le chef du département de philosophie à l’Uiversité de Yaoundé 1
Camerbe : Hermann Oswald G’nowa











