L'actualite au cameroun en continu

Missé Ngoh chante l’«Opération Epervier »

Publié par Aug 10th, 2009 et classé dans Actualités, Culture, Musique. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

misse-ngohLe nouvel album de l’artiste, qui colle avec l’actualité, est dans les bacs dès ce lundi.

Après cinq ans d’absence, l’artiste musicien François Misse Ngoh revient avec un nouvel album. « Opération Epervier » est le titre de l’opus qui sera mis sur le marché discographique dès ce lundi. A en croire l’artiste, c’est déjà une façon pour lui de coller à l’actualité des derniers mois, dominée par des arrestations de personnalités, auteurs présumés de détournements de deniers publics. Mais surtout, François Misse Ngoh sensibilise la jeunesse sur les dangers des détournements des fonds publics, de l’argent facile, la fuite des capitaux qui plongent le pays dans la pauvreté. Il se félicite de la lutte menée par le gouvernement contre ceux qui bradent le patrimoine de la République et sa volonté de récupérer les fonds détournés.

L’album compte dix titres. Outre « Opération Epervier », on retrouve «Les temps ont changé», «Muna Nyue », «Wei», ou encore «Sengane Mba». Il a été produit par Grand Missé Production (GMP), la maison de production de l’artiste. François Missé Ngoh ne fait pas seulement dans le makossa, mais aussi dans le coupé-décalé, la salsa et même le blues. « Opération Epervier » est le 10e album de la longue et riche carrière de François Missé Ngoh commencée en 1970. Le dernier tube de l’artiste, « On ne vit qu’une fois », est sorti en 2004.

François Missé Ngoh, ancien karateka a évolué dans l’orchestre « Los Calvinos », dans les années 1970. Il a ensuite enregistré son premier disque en France. De ses titres à succès, l’on retient notamment «Eyala N’Dolo» (les mots d’amour), «Nasi Ma Sunga» (je ne supporte pas) en 1980. «Moussango », la paix en Duala est, lui, sorti en 1985, suivi plus tard de «Feu rouge » au début des années 1990. François Missé Ngoh a aussi été directeur artistique au «Why Not », une boîte de nuit à Deido, où il a connu beaucoup de succès avec la diffusion d’anciens makossa.

Eric Vincent FOMO, Cameroon Tribune

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