Le lauréat du Prix découverte Rfi 2009 vient présenter au public du Ccf son premier album baptisé « Dem Naa ». Naby Ibrahima Condé entame la dernière étape de sa tournée africaine par Yaoundé, la capitale camerounaise. Le lauréat du Prix découverte Rfi 2009 sera en concert ce soir au Centre culturel François Villon de Yaoundé.
Ce spectacle rentre dans le cadre d’une tournée interafricaine entreprise par l’artiste sénégalais le 17 janvier 2010, avec le soutien du ministère français des Affaires étrangères et Culturesfrance. La star voudrait offrir en tout 19 spectacles au terme de cette tournée qui s’achève le 20 mars prochain. Au Sénégal, au Mali, au Cap-Vert, au Congo-Brazza, à Libreville, au Niger où une douzaine de spectacles ont été offerts, le public n’a pas fini d’en redemander. Ce soir, le jeune artiste voudrait bien conquérir le public de Yaoundé. Il présentera son tout premier album solo intitulé « Dem Naa», qui l’a dévoilé au monde entier.
Sorti en 2009, « Dem Naa » est un mélange langoureux de folk music, de reggae (au moins cinq titres), de soul et de r’n'b et de ragga. L’auteur s’est inspiré du vaste répertoire culturel ouest-africain. L’album compte neuf titres. Pour rester ancré davantage dans la culture sénégalaise, il a fait toutes les chansons en wolof, ce qui ne facilite certes pas la compréhension du message à ceux qui ne comprennent pas cette langue. Du moins, les initiés affirment que Naby Ibrahima Condé chante l’amour, la vie, l’amitié, la trahison, la jalousie. A travers cet album qui court sur une quarantaine de minutes, le griot décrypte le quotidien des jeunes africains qui, comme lui, sont confrontés aux problèmes de l’émigration, au chômage, à la sous-scolarisation. L’artiste dénonce également les maux qui minent la société africaine, notamment la dictature, l’absence de la démocratie, la mal gouvernance…
Passionné de musique, Naby est né le 08 mars 1976 d’une mère malienne et d’un papa guinéen. Ayant grandi au Sénégal, il a été fortement influencé par la culture de ce pays, d’où sa maîtrise du wolof. Initié au chant dès son jeune âge, il a fondé, en 1996, un boys band baptisé Peace and Peace avec Elky et a mis sur le marché du disque l’album Diam Ak Diam avant de se désolidariser du groupe. Il dit avoir été influencé par des artistes à la notoriété établie tels Youssou N’dour, Tracy Chapman, les Super Diamono ou Thione Seck.
Naby , qui arrive au Cameroun pour la toute première fois, a obtenu le prix Rfi musique, après que Mikea l’eut remporté en 2008 et la Tchadienne Mounira Mitchala en 2007.
IRÈNE GAOUDA. Le Jour











