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Douala: La capitale économique sous les eaux


Ecrit Par le 29 Jun 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Faits Divers, Société


Armé d’un seau de 5 litres, Armand Embollo vide peu à peu sa maison inondée. Pour venir à bout de sa corvée, ses enfants se relaient dans les différentes pièces de son domicile situé au lieu dit Tractafric kilomètre 5 à Douala. Raclettes et serpillières sont alors mises à contribution pour nettoyer le sol. Mais en attendant de retrouver un sol sec, tous les meubles de la maison sont superposés les uns sur les autres. Les diplômes et autres papiers importants ont été soigneusement emballés dans des sacs plastiques et posés hors de portée des eaux. Explication : « Si nous ne faisons pas ceci, nous allons perdre des documents importants comme ce fut le cas l’année dernière», indique Angèle, la mère de la maison. A un taxi de là, ce sont les maisons des quartiers Bonapriso, non loin de la chefferie de Nganguè qui sont englouties sous les eaux. Au lieu dit Kapawa, difficile de rallier la rue de la clinique Sandjon sans se mouiller les pieds. L’eau atteint d’ailleurs les cuisses des plus courageux qui s’engagent à traverser. Alors que les autres rebroussent chemin au même rang que les conducteurs de voitures et de motos, peu désireux de noyer leurs moteurs, comme l’explique un chauffeur de taxi. Ces piscines d’un autre genre sont aussi visibles à Makèpè Missokè tout comme à Texaco Village où les maisons sont noyées dans les eaux.

Noyade

Pour se mettre à l’abri, certaines personnes font le choix de se tenir sur les toitures et les balcons des maisons à étage. Chaussés de longues bottes en caoutchouc, les riverains des différents quartiers s’attèlent à déblayer les entrées des domiciles. Et jusqu’à 14heures hier, jeudi 28 juin 2012, le niveau d’eau n’avait pas encore baissé. En cause, les fortes pluies qui s’abattent depuis mercredi dernier sur la ville de Douala. A en croire Georges, un habitant de Makèpè Missokè, c’est un problème de canalisation. «Il n’y a pas de caniveaux, et ce qui en tient lieu est obstrué», lance-t-il dépité. Même son de cloche à Bonapriso. «Ici, on a pas de drains pour la simple raison que certaines personnes y ont construit leurs maisons. Conséquence, l’eau ne circule pas et c’est cette eau stagnante qui inonde les maisons», fulmine Aristide, un riverain. Il poursuit: «les travaux engagés par la Communauté urbaine de Douala (Cud) devaient aider à ouvrir les drains; mais depuis, les travaux sont arrêtés». Des inondations qui ne sont pas sans conséquences. Car, entre risque de noyade et danger d’électrocution, les populations ne sont pas à l’abri d’un accident. D’où les déménagements envisagés par certains, notamment cette locataire de Bonapriso qui, après trois jours d’inondation et des appareils électroménagers grillés, a tôt fait d’appeler un camion pour déménager. Au point où certains habitants de la métropole économique s’inquiètent déjà de ce qu’il adviendra pendant les mois de juillet et d’août pendant lesquels les pluies sont habituellement plus abondantes.

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