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Douala: Les étudiants fêtent le limogeage de Bruno Bekolo

Le Messager Publié par + Jul 3rd, 2012 et classé dans Actualités, éducation. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse via le formulaire ci-dessous ou par un trackback de cet article sur votre site



Vendredi 29 juin 2012. Contre toutes attentes un décret du président de la République tombe au journal de 13 heures sur la Crtv radio. Jean Tabi Manga, recteur de l’Université de Yaoundé II à Soa, Bruno Bekolo Ebe, recteur de l’Université de Douala et Vincent Titanji, vice Chancellor de l’Université de Buea sont limogés. Au campus de l’Université de Douala au carrefour Ange Raphaël, la nouvelle tombe comme un couperet. Quelques heures après le décret, des commentaires vont bon train. On dirait que la vie s’est arrêtée dans ce temple du savoir. Des étudiants regroupés dans la vaste cour échangent sur le sujet. Les enseignants ne sont pas en reste. Dans les bureaux c’est le calme plat. Certains responsables n’osent pas se prononcer ouvertement sur le sujet. Préférant le faire sous cape. Seuls quelques étudiants ne cachent pas leur satisfaction. Aussi fondent-ils bien d’espoirs sur le nouveau recteur. «C’était prévisible depuis qu’il avait été auditionné sur sa gestion financière, à la légion de gendarmerie, après une mission du Contrôle supérieur de l’Etat dans ses services. Le recteur et plusieurs de ses collaborateurs dont les vice-recteurs et les directeurs de services centraux bénéficiaient abusivement de l’argent de l’Université. Il était dans le viseur de l’Epervier», commente Elie Kamdoum, étudiant.

«Nous nous réjouissons de ce décret qui met fin aux fonctions de ce recteur qui n’a eu de cesse de contribuer à ternir l’image de notre Université. A ma connaissance, il n’a rien apporté de nouveau. Il a créé un climat délétère entre lui et ses collaborateurs. Il n’a pas contribué au développement de notre Université, et au-delà, au développement de notre pays», déclare sèchement Serge Tankou. Pour une bonne franche de ses collaborateurs, Bruno Bekolo est l’homme qui aura apporté un développement notable à l’Université de Douala. «Qu’il en soit remercié et par delà sa personne, il a créé des liens forts qui unissent les membres de cette communauté qu’est la famille universitaire. Parlant de son bilan, je souligne les avancées pour notre Université dans sa quête d’excellence, et pour en cerner les contraintes dont le poids permet non seulement de comprendre les difficultés et obstacles qu’il a dû surmonter, mais aussi de mesurer à sa juste valeur, la contribution par lui apporté pour le développement de notre Université», confie un enseignant. Poursuivant il déclare que «C’est aussi pour cela que l’on ne peut qu’avoir un sentiment de tristesse après ce décret du chef de l’Etat. Sa contribution a été décisive. On regrette cependant que certains résultats n’aient pu arriver à terme».

Certains collègues enseignants, personnels d’appui, vice-recteurs, secrétaire général, conseillers techniques, doyens, directeurs des grandes écoles, directeurs et responsables de service témoignent par contre la richesse et la qualité de l’apport de Bruno Bekolo Ebe à l’Université de Douala dans l’accomplissement de la mission de formation et de production de la connaissance. «Il faut le féliciter pour le calme et la sérénité qui ont marqué le climat social dans notre Université». Ils affirment le faire d’autant plus que dès le début de l’année 2011, les craintes, parfois vives, mais souvent diffuses se sont exprimées à divers niveaux par rapport aux échéances qu’allait connaître notre pays et à ce qui pouvait en advenir pour l’Université de Douala. Bien plus, et au-delà des craintes, des doutes s’étaient développés quant à la capacité de la communauté estudiantine à préserver la sérénité dans le campus et à assurer la continuité de la réalisation des programmes de formation et de recherche, ainsi que de l’exécution optimale de leurs activités. «Avec lui, chutent-ils, l’Université est restée calme le climat social est resté serein, la paix a continué à régner dans tous les campus et nous avons accompli nos missions et progressé résolument dans cette quête d’excellence qui est notre objectif et l’asymptote vers laquelle nous tendons». Mieux, s’en vantent-ils, «l’Université de Douala a continué à tracer son sillon et à consolider sa position de leader et de pôle universitaire de référence tant sur le plan national que sous-régional et continental».

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