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Douala – Nouveau plan de circulation: Ça passe ou ça casse ce jour entre les motos-taximen et les forces de l’ordre

Aurore Plus

Ecrit Par le 13 Jun 2012 Publié dans la categorie: Faits Divers, Société


Le Nouveau plan de circulation dans la capitale économique ne vise pas prioritairement les moto-taximen. Il s’agit d’une nouvelle signalisation verticale et horizontale pour réduire les bouchons et permettre la fluidité de la circulation. Il est vrai, elle est assortie par l’interdiction de la circulation des motos taximen dans certains quartiers du centre ville pour lutter contre le désordre urbaine et l’incivisme afin de présenter autant que faire ce peu une meilleure image de la ville aux visiteurs. Ce qui n’était pas le cas, avec la circulation anarchique des cargos et des Moto-taxis. Les quartiers concernés, en plus de Bonanjo et de Deïdo où l’interdiction est en vigueur depuis quelques mois, sont Akwa, Bonapriso et Bali.

Les moto-taximen ne l’entendent pas de leurs oreilles, ils estiment qu’ils sont pratiquement visés par des autorités administratives qui veulent les réduire au chômage. Dans les carrefours (Ecole publique de Deïdo, Rond Point, Deux églises,…) où on enregistre des grands regroupements de moto-taximen, le débat est au centre de toutes les conversations. Il ressort de ces échanges la détermination des leaders à mobiliser tous les moto-taximen à résister à cette décision signée par le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala avec l’onction du préfet du Wouri. Surtout qu’elle se montre très exigeante à l’égard des moto¬taximen qui doivent désormais se conformer au décret du Premier ministre de 2008.

On se souvient qu’à plusieurs reprises, la tentative de mettre en application ce décret avait rencontré à chaque fois, pour des raisons éminemment politique un sursis faisait-on valoir officiellement la tolérance administrative. Ce qui .a fini par conforter les moto-taximen qu’ils étaient les rois de la cité. Passant outre le code de la route, les lois et décisions visant à réglementer l’exercice de ce métier informel et occasionnel. Les conséquences sont ahurissantes: Accidents mortels de la circulation, incivisme et désordre urbain sans son pareil, vindicte populaire, le chapelet est non exhaustif; auquel il faut ajouter une nouvelle forme de vol sur des motos qui a pris des proportions inquiétantes.

L’exercice de l’activité de motos-taxi qui connait une augmentation vertigineuse de ses effectifs qu’on estime à plus de 300 000 motos taximen compte bien fait valoir ce rapport de force qui est au-dessus du nombre, des effectifs des forces armées et police dans la ville de Douala. Ce qui ne les empêche pas chaque fois qu’ils se sentent menacés de transformer la capitale économique en far-West. On se souvient des échauffourées avec les populations du village Deïdo; de leur récupération des mouvements de revendications (grèves,…) dans les différents secteurs d’activité. C’est dans le même élan que vendredi 8 juin 2012, les moto-taximen ont donné le ton de ce qui pourrait être la journée de ce jour. Ils ont pris les Forces de maintien de l’ordre (Fmo) qui s’apprêtaient à déployer leur dispositif dissuasif à partir de d’hier lundi, au dépourvu lorsqu’elles ont été obligées de mener à un retard considérable un chassé-croisé dans la cité des affaires avec des groupuscules des motos-taximen visiblement bien organisés et disséminés dans la ville où se perpétraient des actes de vandalisme.

Etat d’alerte maximal

Détruisant au passage des panneaux de signalisation verticale nouvellement implantés pour servir d’orientation au nouveau plan de circulation, notamment dans le quartier de Bonapriso et multipliant des meetings de mobilisation et sensibilisation voire d’intimidation dans plusieurs quartiers à l’instar de New-Bell, Bepanda omnisport… ils ont bénéficié pour la circonstance du soutien du commandant Mboua Massock. Ce qui a débouché à l’arrestation de ce dernier et de plusieurs moto-taximen assortie de la mise en fourrière de leur moto. Depuis lors, le préfet du Wouri, le gouverneur du Littoral et même les responsables des syndicats des moto-taximen sont montés au créneau pour appelé à l’apaisement. Un discours qui semble ne pas trouver oreilles favorables. C’est pourquoi, les autorités administratives ont décidé de déployer un important cordon sécuritaire dans la ville de Douala dès ce matin avec la dissémination des camions anti-émeutes de la police et la gendarmerie dont certains sont venus de Yaoundé et Buea en renfort.

A cela, il faut ajouter la circulation dissuasive de plusieurs patrouilles montées dans les camions, solidement armées avec des gilets-pare-balles et des boucliers de sécurité. Aux dernières nouvelles, même les effectifs des Fmo de Douala ont été renforcés avec des patrouilles venus du Gso et de Koutaba. C’est dire que la capitale économique est en état d’alerte maximale surtout que ce jour, les jeunes écoliers du cours moyens affrontent leur examen du Cep qui pourrait au pire des cas être reporté. Plusieurs parents disent ne pas être prêt à laisser leurs enfants sortir en cas de montée du mercure aux premières heures de la journée. Qu’en sera-t-il? Wait and see!

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