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DOULEUR: Avec son nouvel album, l’artiste veut mettre fin au bruit en imposant le silence !

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 6 Jul 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Célébrités, Culture, Interview, Musique


Un retour à l’avant-scène de la musique que l’auteur-compositeur des tubes “Lambo la Tamba”, “Allo Mademoiselle”, “Travailleur immigré” et autres “Peux Maintenant” veut magistral ! Revenir aux fondamentaux pour (re)tracer le chemin aux suiveurs, voilà la mission que Douleur – Douala Alexandre de son vrai nom – s’est vu assigné par les esprits musicaux. Interview.

Douala Alexandre

Douleur, aidez-moi à résoudre une énigme: 28 ans dans la musique, donc de carrière, 8 albums, et 2 Best-of … est-ce normal ?
Non ! Ce n’est pas normal. Mais ce n’est pas anormal non plus. C’est juste ainsi. C’est la vie! Et c’est ce qui est magique.

Vous comprenez quand même que votre public s’interroge et parfois se sente frustré d’attendre des années avant d’avoir un nouvel album de Douleur ?

Bien sûr que je le comprends ! C’est d’ailleurs pourquoi je dialogue toujours avec mes fans, par Facebook, pour qu’ils soient tenus informés de l’évolution des choses.

Douleur, en 1983, vous faites paraître votre album «Douleur», suivent trois albums «Nkumbele» (1984), «Wake up Africa» (1986) et «Beneground» (1988). Et c’est votre premier retrait de la musique… Une absence dont vous n’aimez pas spécialement parler…

Parce que je trouve que ce n’est pas important. Il faut regarder en avant et c’est cela ma devise.

Vous conviendrez quand même que ce silence de 10 ans puisse intriguer ?

Ce n’est pas si compliqué que cela. On peut juste dire que tout n’était pas réuni pour que je sorte un autre album. Peut-être cela était-il écrit…

C’est le type de réponse qui entretient le «mystère Douleur» ? Comme votre nom d’artiste, le fait que votre visage soit très peu connu, vos très rares apparitions dans les télés, etc… C’est quelque chose que vous entretenez ?

Non ! Et vous le savez. Je n’ai jamais rien fait pour que ce soit ainsi. Et je n’entretiens pas de mystère. Si vous faites allusion aux visuels de mes albums, je suis incapable de vous dire comment et pourquoi le visuel du 1er album était entièrement noir. Ensuite les choses se sont enchaînées. Mais comme je le dis très souvent, vous ne connaissez pas le visage ? Ecoutez les chansons, et vous verrez le visage.

Et pourtant, il y a des gens qui doutent encore que ce soit vous Douleur, quand vous vous présentez devant eux, comme récemment à Montréal au Canada. Cela vous ennuie ?

Non ! C’est normal qu’ils doutent. Pendant des années, les gens ne savaient pas à quoi ressemblait Douleur; et beaucoup ont profité de ça, même certains artistes. Aujourd’hui, beaucoup de gens me voient et se disent : « Ah ! C’est lui Douleur ? ». Alors, je réponds à tout ce monde « Oui, c’est moi ! Oui, je suis Douleur ! ».


Repartons dans notre historique discographique. Vous revenez en 1998 avec «Fureur», deux ans après «Armageddon» (2000) et en 2002 le méga-succès «C’est magique» (avec les hits Peux maintenant, Gloire aux femmes, etc…) Il aura fallu attendre 10 ans pour que vous nous reveniez avec ce nouvel album «Nguila Moto – L’homme Lion». Avant de parler de l’album, parlons de ce second retrait qui a duré une décennie.

Je n’ai pas chômé. Vous savez, on a tendance à croire que si un artiste ne sort pas de disque, il ne fait rien. Il y en a qui travaillent et c’a été mon cas, Il y a plusieurs projets musicaux sur lesquels j’ai collaboré. Sans parler de la scène. J’ai célébré mes 25 ans de carrière dans une grande salle parisienne et ce sont des choses qui se préparent. Donc, je n’ai pas chômé.

Mais je tiens aussi à dire que le retrait comme vous l’appelez est aussi important. On nous a toujours dit qu’il y avait sept (7) notes en musique; moi je dis qu’il y en a une qu’on a oublié, c’est la huitième (8ème) et elle s’appelle: le silence. C’est peut-être la note la plus importante. Et quand on voit l’état de la musique camerounaise, cette note-là devrait être «jouée» par beaucoup.

Un autre évènement est survenu au cours de votre « retrait », c’est la disparition de Valéry Lobè, votre réalisateur attitré…

Valo, n’était pas seulement mon réalisateur, c’était d’abord un frère, un ami. Et c’est vrai que sa perte a été un coup dur. Pas seulement pour moi, mais pour la musique camerounaise et africaine en général. Il a donc fallu faire le deuil et ensuite aller de l’avant. Comme il l’aurait souhaité. Et c’est ce qu’on a fait avec ce nouvel album.

Justement, en parlant de cet album, en dehors du titre sur lequel je reviendrai, la première surprise est de constater que vous en êtes le réalisateur. Ce qui est nouveau. Est-ce le « 3ème Douleur » après la retraite de 10 ans ?

Qui sait ? Seul l’avenir nous dira. Pour le moment, j’ai voulu arranger cet album par moi-même, comme je le sentais. Pour qu’il reflète ce que je suis aujourd’hui. Je me sentais prêt, alors je le fais. Cela ne veut pas dire que je ne vais plus collaborer avec d’autres arrangeurs dans le futur. Mais pour le moment, c’est la musique de Douleur vue par Douleur.

Alors «Nguila Moto – Lion Man», les camerounais connaissent un autre «Homme-Lion». Est-ce que la référence ici est… Paul Biya ?

…Non, non, non ! Cela n’a rien à voir. Je parle d’un autre monde. Je raconte l’histoire de la «jungle» où un animal «a été élu roi». Un monde où il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. Celui qui est Nguila Moto est élu et cela ne se discute pas. Et même lorsqu’il y a des usurpateurs, il demeure le plus fort. Et je vous ai dit que dans notre musique, la «8ème note» n’était pas assez « jouée » et comme dans la jungle, parfois quand il y a trop de bruit, il faut que le lion rugisse pour que le silence se fasse.

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