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Droit d’auteurs: Ama Tutu Muna soutient l’imposture

Le Messager

Ecrit Par le 16 Jul 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Culture, Société


Alors que l’on croyait aux oubliettes le feuilleton des-pseudo conseil d’administration et d’assemblée générale tenus par des personnalités n’ayant aucune qualité à la Cameroon music corporation (Cmc), la ministre des Arts et de la culture (Minac), Ama Tutu Muna, vient de monter au créneau pour réchauffer la saga de l’imposture. De sa posture de membre du gouvernement, la Minac a envoyé une correspondance aux associations privées internationales gestionnaires des droits d’auteur à laquelle la Cmc est membre. Selon les termes des correspondances de la ministre, datées du 12 juillet 2012 et dont Le Messager a eu copies, Ama Tutu Muna n’use pas de gants. Et pan ! «Faisant suite aux différentes démarches qu’un certain groupe d’artistes conduit par monsieur Mbende Samuel ont entrepris au niveau international pour entretenir un flou autour de la gestion du droit d’auteur de l’art musical au Cameroun, j’ai l’honneur de vous faire connaître que je viens de prendre acte de la dissolution de la Cameroon music corporation (Cmc), intervenue au cours de l’Assemblée générale extraordinaire, tenue en date du 25 juin 2012 à Monatélé, suite au retrait de son agrément depuis l’année 2008». Ecrit-elle respectivement au président du conseil d’administration de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) et au secrétaire général de la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac).

Pseudo-assemblée générale

Cette prise de position de la patronne des Arts et de la culture au Cameroun étonne pour plusieurs raisons. La Minac a-t-elle pris connaissance du message porté du préfet de la Lékié dont le chef lieu est Monatélé, qui demande au sous-préfet de Monatélé de «bien vouloir reporter l’autorisation à manifestation publique N°62/Rdmp/JO3.02/Bapp par vous signé en date du 22 juin 2012. Motif : délais de déclaration non respectés» ? Un message en réaction musclée contre le sous-préfet de Monatélé qui «certifie avoir reçu de Monsieur Messi Francis Ambroise (administrateur de la Cmc), une déclaration de manifestation publique ayant pour objet la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire à la maison du parti de Monatélé le 25 juin 2012 à partir de 10 heures». Comment la Minac peut-elle prendre acte de la dissolution de la Cmc à Monatélé alors que le siège social se trouve à Yaoundé ? A-t-elle eu vent de la décision du sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé II, Kildadi Taguieke Boukar, qui a opposé une fin de non recevoir à la lettre de Messi Ambroise actant comme vice-président de la Cmc, annonçant la tenue d’une Assemblée générale de la Cmc lundi 25 juin 2012 au palais des congrès de Yaoundé ? A moins d’être manipulée, Ama Tutu Muna refuse d’admettre que cette pseudo assemblée générale de la Cmc, convoquée par Messi Ambroise et présidée par Ebogo Emerant, vice-président de la Cmc selon le procès verbal de constat estampillé Me Afana Jean Galbert, huissier de Justice, a été le fruit de la forfaiture des personnes non membres de la Cmc. Messi Ambroise est officiellement administrateur de la Socam. Ebogo Emerant n’est plus membre de la Cmc pour avoir démissionné en mars 2008 et été remplacé par Joseph Achille Mbanga au cours de la 9eme session ordinaire du conseil d’administration de la Cmc.

Dans la même veine, la résolution n°6 qui ressort du procès verbal de constat dont Le Messager a eu copie, indique qu’ «une commission spéciale de liquidation de la Cameroon music corporation est composée du président, Roméo Dika, membres : Beko Sadey, Moussa Haïssam, Messi Ambroise, Biloa Geneviève, Musi Julius, Tony Ngon, Kouogueng Moïse, Mjume Loko, Boati et le représentant du ministre en charge de la culture». A bien y regarder, des administrateurs de la Socam ont été désignés par des non membres de la Cmc pour liquider la Cmc. Comme qui dirait, la Socam décide de la mort de la Cmc et c’est donc le traquenard dans lequel la Minac s’est engouffré pieds et poings liés. Dans ces conditions, comment ne pas être incliné à penser que Ama Tutu Muna a pris faits et causes pour la Société camerounaise de l’art musical (Socam) au point de faire ampliations à l’ambassade de France à Yaoundé pour une affaire camerouno-camerounaise. La guerre des sociétés de gestion de droit d’auteur se déporte à l’international.

Marlyse SIBATCHEU

Les Gens: La ministre sourde aux décisions de la Cour suprême

Mercredi 7 septembre 2011, la Cour suprême rend une décision en faveur de la Cameroon music corporation (Cmc) dans l’affaire qui l’oppose depuis 2008 au ministère des Arts de la Culture et à l’Etat du Cameroun. Il s’agit des effets de la décision de retrait de l’agrément de la Cmc et de celle portant nomination des membres du Comité ad hoc chargés de la gestion des affaires courantes de ladite société.

La Minacult, au lieu de tirer toutes les conséquences de ces décisions définitives de la Cour suprême, fait fi de la plus haute juridiction du pays, en refusant de se plier à ses décisions et perpétue des actes de nature à semer le flou dans les esprits des Camerounais et des artistes qui ne sont pas par ailleurs dupes. Il n’ya qu’au Cameroun qu’on voit un membre du gouvernement défier sans sourciller la Cour suprême, sous le nez et la barbe du Premier ministre, muet comme une carpe et du président de la République insensible au pourrissement de la gestion du droit d’auteur au Cameroun.

M.S.

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