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Echanges commerciaux: 21% d’augmentation des exportations vers les Etats-Unis entre 2010 et 2011

Ecrit Par le 21 Jun 2012
Publié dans la categorie: Actualités, Economie, USA

La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) à l’origine de l’embellie.

L’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun qui donne cette information, précise les exportations du Cameroun vers les Etats-Unis, entre 2010 et 2011, se sont chiffrées à 58,5 milliards Fcfa. Tandis que les exportations américaines vers le Cameroun ont fait un bon de 66%, pour atteindre 108 milliards Fcfa. Robert P. Jackson apprend, par ailleurs, que le volume des échanges entre les deux pays a progressé de l’ordre de 26% en 2011, pour atteindre 269 milliards Fcfa. S’exprimant sur le sujet mercredi à Yaoundé, le diplomate américain, a toutefois déploré un nouveau cortège de barrières dressées derrière les frontières’ des partenaires économiques, à l’instar et des exigences qui obligent les entreprises de son pays à effectuer le transfert de technologies et à s’approvisionner localement. “Ces obstacles nuisent aux entreprises et aux clients à travers le monde”, et son pays a décidé de faire de la suppression de ces obstacles une priorité centrale de sa diplomatie en promouvant un système économique ouvert, libre, transparent et juste à travers le monde», souligne Robert P. Jackson, cité par l’Afp. Cette embellie est à mettre au crédit de l’Agoa qui, d’après le diplomate américain, est en train de doper les échanges entres les deux pays. Au regard de ses multiples facilités. Promulguée aux Etats-Unis d’Amérique en mai 2000, par le Président Bill Clinton, la loi américaine sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique, Agoa, accorde l’accès d’environ 6400 produits africains au marché américain en franchise des droits de douane et sans quota. Pratiquement tous les produits des pays admissibles ont donc accès en franchise de douane et sans restriction quantitative au marché américain qui représente près de 10 millions de dollars Usa, soit environ 5000 milliards FCFA. Un bon pactole que tardent à arracher les créateurs d’entreprises au Cameroun.

Difficultés d’une meilleure utilisation des avantages de l’Agoa

Le Cameroun a été le troisième pays africain éligible à African growth and opportunity act. Sur les 6400 produits qui font partie de cet accord préférentiel, seulement une douzaine de produits camerounais parviennent à intégrer le marché américain (le cacao, le bois, le caoutchouc, le café, les produits alimentaires, forestiers et artisanaux). Tous ces produits connaissent une baisse des importations et des exportations. Malheureusement, jusqu’ici, le pays n’arrive toujours à tirer un grand profit des nombreux avantages qu’offre cette loi exceptionnelle. «Le Cameroun n’exploite pas assez les potentialités de l’Agoa du fait de la production faible et insuffisante», a confessé en 2011 un cadre du ministère du Commerce Il attribuait cette situation à deux principaux facteurs : «L’absence d’une structure d’accompagnement de l’investissement comme c’est le cas au Sénégal avec l’Agence de promotion des exportations et l’absence de financements». A cela, il a ajouté «la faible production énergétique, le réseau routier insuffisant, la faible compétitivité du Port autonome de Douala en terme d’évacuation des produits».

Cet argumentaire était aussi partagé par Les Etats-Unis qui, pendant longtemps, ont estimé que le Cameroun ne tire véritablement pas profit de l’Agoa. Les Américains n’ont pas d’ailleurs hésité à envoyer il y a quelques mois d’un document au gouvernement du Cameroun dans lequel ils exposaient les difficultés d’une meilleure utilisation des avantages de l’Agoa, mais aussi les actions à entreprendre pour améliorer sa participation au sein de ce partenariat. Dans ce document, les Etats-Unis reconnaissaient que le Cameroun est l’un des leaders africains en termes d’exportations vers les Etats-Unis avec 153 millions de dollars en 2006. Mais, les Américains ont relevé un ensemble d’obstacles à une plus grande utilisation des opportunités offertes par l’Agoa, à savoir : l’environnement des affaires et des investissements marqué par de longs délais et procédures administratives; le manque d’accès aux financements pour les petites et moyennes entreprises; le manque de maîtrise du marché américain par le secteur privé camerounais; la production insuffisante et le manque d’infrastructures. Ils ont donc proposé un faisceau de mesures à entreprendre dans trois domaines. L’amélioration des affaires, l’amélioration de l’accès au capital et la facilitation de l’éligibilité des petites et moyennes entreprises au financement commercial.

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