Le séjour du président turc au Cameroun, est à la quatrième étape de son périple dans le continent qu’il visite depuis 2009.
Les contours de son séjour en Afrique ont été clairement indiqués à ses compatriotes dimanche dernier, au moment où il s’apprêtait à quitter la Turquie pour la République démocratique du Congo (Rdc), première étape de son périple africain. “La Turquie considère l’Afrique comme un partenaire stratégique”, a déclaré dimanche dernier à Istanbul le président Abdullah Gül, à quelques instants du début de son voyage africain. Avant de prendre l’avion pour la Rdc et le Cameroun, le président turc n’a pas laissé de zone d’ombre dans son discours, notamment en ce qui concerne les retombées attendues à l’issue de cette offensive sur le sol africain. “J’aurai l’occasion de discuter des relations politiques ainsi que des questions régionales et internationales, a-t-il expliqué. Et la Turquie pourra coopérer avec les deux pays sur les secteurs miniers, énergétique, touristique et agricole. Nous discuterons des moyens d’accroître notre coopération”, a-t-il indiqué, selon l’agence de presse turque Anatolie.
Pour les besoins de la cause, Abdullah Gül a intégré dans sa suite officielle, une importante délégation d’hommes d’affaires (200 pour l’étape de Rdc et 120 pour celle du Cameroun). Les deux délégations ont des échanges avec les milieux d’affaires des deux pays, dans le cadre d’un forum économique qui explore les potentialités économiques des deux Etats, et jette les bases de la coopération future.
L’offensive africaine de Abdullah Gül commence il y a deux ans avec l’organisation du premier sommet Turquie-Afrique. Cette sortie qui signe la première véritable manifestation des ambitions turques en Afrique, s’est révélée le 18 août 2008 à Istanbul. Au cours de cette rencontre dont les principaux objectifs visaient à forger des liens économiques forts et durables entre les pays africains et la Turquie, le deuxième producteur de bijoux au monde visait surtout L’exploration des différentes opportunités de coopérations. Dans son discours introductif, le président Abdullah Gül, avait estimé que ce sommet de coopération allait “pouvoir donner une orientation aux relations bilatérales”.
Il a également déclaré que son pays aiderait “les pays africains dans leurs efforts de développement économique et social”, en assurant particulièrement la coopération dans des domaines tels que l’agriculture, la santé ou encore l’installation d’infrastructures. Arrivé au pouvoir le 27 août 2007, le président turc entame des négociations avec les dirigeants d continent pour asseoir la place de la Turquie sur la scène internationale. En 2003, le volume des échanges avec l’Afrique est de 5 milliards de dollars. En 2009 soit deux ans après son accession au pouvoir, il a triplé, passant ainsi à15 milliards de dollars. Des chiffres que les autorités d’Ankara veulent bien augmenter. “Notre objectif est de l’élever à 30 milliards de dollars le plus rapidement possible” a affirmé le président turc. Partout où il est appelé à se rendre sur le continent, Abdullah Gül se transforme en agent économique qui vante les mérites de son pays classé au rang de 6ème puissance économique d’Europe. Agé de 60 ans, l’économiste de formation explore le continent, à la recherche des parts de marché dans cette zone du monde où, Chinois, Américains et Européens se taillent la part du lion.
P C A, Mutations











