Ce n’est pas la première fois que François Fillon foule le sol camerounais.
L’actuel Premier ministre de France n’était alors que député. Réélu en juin 1988 à la 4ème circonscription de la Sarthe dès le premier tour, François Fillon, ancien stagiaire de l’Agence France presse (Afp) en Espagne en 1972, avait effectué le voyage de Douala en 1991 pour soutenir la liste du Rassemblement pour la République (Rpr) conduite par le Dr. Bernard Zipfel, l’un des fondateurs du parti au Cameroun, aux élections du Conseil supérieur des Français de l’étranger (Csfe), actuelle Assemblée des Français de l’étranger (Afe). Benjamin de l’Assemblée nationale française, à 34 ans, François Fillon honorait, en fait, l’invitation d’amis parmi lesquels on comptait Jean-Marie et Marie-Françoise Durand, responsables au groupe Bgi Castel (Sabc).
Maire de Sablé-sur-Sarthe (dès 1983) et amateur de course automobile (il participa en 2003 aux 24h du Mans Classic avec Henri Pescarolo sur Ferrari), le Premier ministre de Nicolas Sarkozy anima une soirée-débat à l’hôtel Sawa à Douala avec la communauté française. Outre les autorités administratives et autres personnalités de la ville, Grégoire Owona participa à cette soirée fort courue.
Le Premier ministre français connaît donc du monde au Cameroun où il revient pour signer, pour le compte de la France, entre autres, un accord de défense “ nouvelle génération ” avec les autorités camerounaises (voir ci-dessus). Simple coïncidence ? Il arrive justement au moment même où une liste Ump conduite par Bernard Zipfel est à nouveau en lice pour la course, en juin prochain, à l’Afe, dans la double perspective de “ la défense des intérêts des Français en expatriation et la présentation d’une vision positive du Cameroun ”.
Par Frédéric BOUNGOU, Mutations











