Ces mesures ont été présentées vendredi dernier, 29 mai, au cours de la 107ème assemblée générale de ce groupement.
La conclusion du document intitulé ” note sur la crise ” présentée vendredi dernier, 29 mai à Douala lors de la 107 ème assemblée générale du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) avait tout l’air d’un appel à témoin. “La mise en œuvre de ces mesures (ne nécessite par forcément de grands moyens financiers) exige une réelle volonté politique qui doit se traduire par un appui ferme de la plus haute autorité de l’Etat. Ce serait alors une preuve forte que le gouvernement veut faire de la croissance économique sa priorité “. En invitant les adhérents de ce groupement à ” faire des propositions concrètes et réalisables et/ou à se prononcer sur les propositions “, le Gicam ne donne pas (exactement comme le premier rapport rendu par le comité d’experts mis en place par le Premier ministre) des détails chiffrés. Et pour parer au plus urgent, onze des quatorze propositions sont, selon le Gicam, à inscrire dans le registre des mesures à concrétiser à ” court terme “.
Il s’agit donc, à court terme, d’établir le diagnostic des secteurs sinistrés (bois, coton, caoutchouc, aluminium, etc) et trouver des mesures de soutien ; c’est-à-dire réduire les coûts des factures de production, réaliser tous les projets structurants (modification des dispositions relatives au régime fiscal particulier des projets structurants) ; alléger les procédures et le coût de création des entreprises.
D’autres mesures, à court terme, sont beaucoup plus précises. C’est ainsi que pour ” rendre les incitations fiscales effectives “, le Gicam estime qu’il est nécessaire d’appliquer le taux réduit de droit de douane de 5% sur les biens d’équipement importés destinés à l’investissement, tel que prévu par la loi de finances (juillet 2009). Pour promouvoir et soutenir les Pme, il est par exemple proposé d’instaurer un seuil spécifique d’investissement éligible au bénéfice du régime du réinvestissement fixé à 10 millions de francs Cfa, le seuil actuel étant de 25 millions de francs Cfa.
Pour le reste, ce sont des positions défendues par ce groupement depuis longtemps : lutter efficacement contre le commerce illicite, améliorer la gouvernance publique, accentuer la formation, renforcer m’intermédiation financière, rendre le dialogue secteur public secteur privé efficace. A moyen et long terme, le Gicam, qui a reçu dans le cadre de cette assemblée générale qui portait sur ” les implications de la crise financière internationale sur notre économie “, le Vice Premier ministre, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Jean Kuete, demande, en trois propositions, la mise sur pied d’un mécanisme étatique de garantie des crédits accordés aux Pme, d’améliorer la qualité de la dépense publique, mais aussi d’accélérer l’intégration régionale. Pour le président du Gicam, il ne s’agit pas de créer un comité de plus. “Sans coûts financiers exorbitants, il nous apparaît en effet possible de créer un New Deal économique susceptible d’améliorer la notation de notre pays et d’attirer les investissements nécessaires à l’avènement d’une croissance durable “, affirme Olivier Behle.
Lazare Kolyang, Mutations











